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Le goût de l'Orient
Makhlouf Georgia
MERCURE DE FRAN
8,00 €
Épuisé
EAN :9782715234383
Depuis longtemps, l'Orient hante l'imaginaire européen. Au XIXe siècle, le "voyage en Orient" constituait un rite de passage pour les écrivains occidentaux. Ils voyageaient simultanément dans l'espace et le temps et l'Orient lointain leur fournissait des clés pour comprendre leur propre monde. Cet Orient des Mille et une nuits aux couleurs chatoyantes, parfums capiteux et musiques envoûtantes ne coïncide pas forcément avec celui des Orientaux. Chez eux, c'est la relation Orient-Occident qui est au coeur de nombreux romans, ambivalente, faite de fascination et de répulsion... Aujourd'hui, même un voyageur averti n'échappe pas à l'émotion : l'Orient se "désorientalise" peut-être, mais sa magie perdure. Exotique ou géopolitique, voyage en compagnie de Lamartine, Nerval, Flaubert, Loti, Edward Saïd, Dominique Eddé, Orhan Pamuk, Amin Maalouf, Farouk Mardam-Bey, Lawrence Durrell, Paul Fournel, Régis Debray, Jean Genet, Juan Goytisolo, Mathias Enard, J-M-G Le Clézio et bien d'autres.
Résumé : Entre Beyrouth et Paris, la narratrice nous livre le récit d'une vie commencée sous les auspices d'une enfance heureuse, avant d'être brutalement brisée par la guerre et l'exil. Elle le fait à travers les portraits de ceux qu'elle nomme les "absents", personnages qui ont croisé son parcours à différents moments et ont disparu. Leurs noms ont figuré un temps dans un carnet d'adresses, puis ont été biffés ou effacés au gré des circonstances, des brouilles, des disputes, des changements d'itinéraire, des décès. On s'aperçoit au fil des pages que ces portraits entretissés, toujours vivaces et précis, dessinent en négatif l'image volatile de celle qui les brosse, hantée par une absence à soi qui se nourrit des vertiges de la mémoire. Car loin de toute confession anecdotique, c'est bien du lien ténu entre les êtres, à la fois incarné et immatériel, dont nous parle ce roman qui défie les lois admises de l'autobiographie.
Pays amer entrelace avec délicatesse les récits de deux femmes libanaises, photographes, à un siècle d'écart. Mona vit une jeunesse marginale à Beyrouth. Dans un village du nord du Liban, elle découvre une magnifique maison à l'abandon. L'ancienne propriétaire, une certaine Marie Karam, était une originale solitaire, chassant comme un homme et entourée d'animaux vivants ou empaillés. Intriguée, Mona enquête et apprend que le journal intime de Marie a été conservé, avec quantité de clichés qui témoignent d'un admirable talent. La lecture de ce journal lui ouvre des pans inconnus de l'histoire du Liban du début du XXe siècle, et des pays arabes, en particulier de l'Egypte, qui ont vu fleurir un féminisme actif et optimiste. Entre Marie et Mona, dont la création artistique et les amours sont confrontées au même poids de la tradition et des préjugés sociaux, Georgia Makhlouf tisse le fil de destins poignants, épris de liberté. Marie en paiera le prix. Pour Mona, l'histoire reste à écrire. Ce roman est une fiction librement inspirée de la vie de Marie El Khazen (1899-1983), première femme photographe libanaise.
Ce recueil est illustré par des toiles marines, et pourtant son sujet n'est pas la mer. Son sujet est ailleurs. Il faut lire lentement, se laisser porter par les vagues, le roulis, presque faire un voyage entre les lignes et les coup de brosse. Ce qui est au coeur du recueil, ce qui en fait la singularité et la saveur, c'est la rencontre. Rencontre entre un alphabet de mots et un alphabet d'images. Extraits de la préface de Georgia Makhlouf-Cheval
Résumé : Le jour baisse déjà lorsqu'ils franchissent un mur de pierres sèches pour se frayer un chemin en direction d'une petite baie. "Ferme les yeux, Martha, et attends que je te dise de les rouvrir". Puis au détour d'un rivage, il dit : "Maintenant". Devant eux, le ciel est en feu, rouge sang et or. Peu à peu il s'assombrit, devenant violet, puis noir, avant que la grande boule de feu ne tombe dans la mer. C'est sur la côte ouest de l'Irlande, au sein d'une nature sauvage, âpre et magnifique à la fois, que Martha, qui vit et enseigne à Londres, est venue faire le point sur sa vie. Son mari, irlandais, brutalement décédé, possédait là-bas un cottage, dans son village natal, face à l'océan et aux inquiétantes îles Skellig. Il y allait souvent - seul ? - et elle plus rarement. Il y a la pluie, les embruns, les feux de tourbe, d'incroyables couchers de soleil, les pubs enfumés où tout le monde chante de vieilles balades. Et des rencontres, souvent inattendues.
Textes choisis et présentés par Jean-Claude Perrier4e de couverture : De toute éternité l'homme a cru en quelque chose. Avec le temps, sa foi s'est sophistiquée, dotée d'instruments concrets : sanctuaires, ministres dévoués, cérémonies cultuelles, sacrifices, offrandes, chants, totems et tabous... Chacune des principales religions ou sagesses (hindouisme, polythéismes, bouddhisme, confucianisme, judaïsme, christianisme, islam¿) possède ses propres textes sacrés qui permettent d'approcher l'idée de dieu. Un dieu, des dieux que l'on retrouve dans les textes d'écrivains - croyants pour la plupart -, lesquels témoignent que la foi est aussi l'une des plus riches et belles sources d'inspiration - de conflits aussi. Sans oublier le contrepoint des sceptiques, voire des athées, qui revendiquent leur non-croyance. Dans les pas de Dieu, balade au pays du sacré comme du doute, en compagnie de Victor Hugo, Voltaire, Chateaubriand, Nietzsche, Claudel, Péguy, Bernanos, Mauriac, Jean-Marie Kerwich, Salman Rushdie, Christian Bobin et bien d'autres¿
Socialiste convaincu, John Reed (1887-1920) débarqua à Petrograd à l'automne 1917 pour rendre compte des bouleversements politiques de la Russie post-impériale. Parce que sa qualité de correspondant américain lui donna accès aux cercles les plus divers et qu'il joignit au sérieux de l'exposition des faits la volonté de donner un contour palpable à la foule des insurgés, il dressa un tableau incroyablement vivant des événements qui permirent aux bolcheviks de s'emparer du pouvoir. Publié pour la première fois en France en 1927, ce témoignage historique exceptionnel est également une grande leçon de journalisme.
Nos manuels d'histoire ne nous en citaient qu'une réplique, de loin en loin. On brûlait alors d'en savoir davantage, d'entendre toute la séance, d'y être. Nous y sommes : voici les procès-verbaux authentiques, officiels et intégraux des grandes audiences du Tribunal révolutionnaire. Documents inestimables, ils restituent toute une époque, dans son tragique presque quotidien, dans ses peurs et ses faiblesses, dans sa grandeur aussi. Ils redonnent également vie aux hommes et aux femmes de premier plan de ce temps : Robespierre et Danton, les Girondins et Madame Roland, Marie-Antoinette, Charlotte Corday et d'autres encore. Rien de plus pathétique ici que la froideur sèche du compte rendu : elle nous installe, si l'on peut dire, en direct avec les accusés, comme à la lecture du reportage d'un envoyé spécial sous la Terreur.