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La gloire de l'industrie XVIIe-XIXe siècle. Faire de l'histoire avec Gérard Gayot
Maitte Corine ; Minard Philippe ; Oliveira Matthie
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753518001
Cet ouvrage traite des mondes industriels d'Europe occidentale, saisis au moment où s'affirme le premier capitalisme manufacturier. Il conduit le lecteur du comptoir commercial à l'atelier artisanal, du carreau de la mine à l'usine mécanisée. Il porte ainsi l'écho des ambitions marchandes, des efforts appliqués des entrepreneurs, mais aussi des foucades et fureurs ouvrières. Les contributions réunies ici permettent de tirer les enseignements des recherches les plus récentes et d'illustrer la fécondité des voies ouvertes par Gérard Gayot, auquel l'ouvrage est dédié. Cet historien inventif des manufactures textiles n'avait pas son pareil, dans sa manière chaleureuse et passionnée, pour dessiner les territoires manufacturiers, décrypter les stratégies des "chefs d'industrie" et narrer leur saga, tout comme il savait peindre les gestes minutieux des ouvriers et dire l'application harassante au travail. Pédagogue hors pair et professeur charismatique, Gérard Gayot a laissé une empreinte profonde et féconde, à l'université de Lille comme dans la communauté internationale des historiens. Ainsi nous est donnée à lire une histoire tout à la fois économique et sociale, une histoire vivante et vibrante, une histoire à hauteur d'homme.
La réduction de la durée du travail depuis un siècle et demi dans le monde occidental est patente. Mais elle recouvre une réalité-mosaïque fort difficile à circonscrire et qui ne préjuge en rien de l'avenir : l'exacerbation de la concurrence à l'échelle internationale et la mainmise de la finance sur l'économie réelle remettent aujourd'hui en cause ce qui semblait acquis. Economistes et sociologues ont multiplié les études à ce sujet. Rares sont cependant les historiens qui leur ont emboîté le pas. On s'accorde néanmoins à considérer que le temps passé au travail augmente dès la fin du Moyen Age, puis s'amplifie considérablement au XVIIIe siècle pour culminer vers 1840. Ce mouvement qualifié de "révolution industrieuse" reposerait sur le désir des travailleurs d'accéder au monde de la consommation. D'inspiration libérale, cette proposition souffre toutefois de la rareté des études empiriques, exception faite pour l'Angleterre. Qu'il s'agisse de l'intensité de l'effort productif ou du temps passé au travail, les études de cas réunies ici multiplient donc les jeux d'échelles et les types d'activités. Elles mettent en évidence la non-linéarité des processus, la porosité des frontières culturelles et la diversité des motivations. Expression d'un rapport de force entre ceux qui vendent leur temps et ceux qui l'achètent, normes et pratiques liées au temps de travail sont révélatrices du fonctionnement complexe des sociétés.
Les idées les plus importantes qui ont germé dans la tête des savants et des amateurs de physique ou de chimie en France aux XVII et XVIIIe siècles sur la nature de la matière, sur celle du feu et sur le sensations de chaud et de froid sont exposés dans cet ouvrage. On y voit s'opposer des conceptions héritées de l'Antiquité et d'autres qui sont dans leur verte jeunesse. Aristote, Paracelse, Gassendi, Descartes, Newton, Stahl, Lavoisier et beaucoup d'autres sont évoqués ou s'expriment.
Didry Claude ; Le Bot Florent ; Maitte Corine ; Ba
La fin du salariat serait-elle en vue ? Un capitalisme plus "agile", ou plus " liquide" adviendrait-il ? Les formes les plus contemporaines du capitalisme, à travers notamment le travail de plateformes, contribueraient-elles à cette transformation radicale ? Cette vision des derniers développements du capitalisme renvoie en fait à un récit couramment admis, faisant du rapport salarial le creuset du capitalisme sous l'impulsion d'une bourgeoisie prométhéenne. Ce récit est dominé par la figure de la révolution industrielle fondée sur une héroïsation de l'entrepreneur, avec pour contrepartie l'expropriation - de la terre et des moyens de production - comme base originaire du salariat et de l'exploitation qui s'ensuivit. Pour échapper à ce mythe de la révolution industrielle, ce numéro propose un retour aux sources du capitalisme en analysant le développement d'une production initiée par une activité commerciale de plus en plus prospère. Le processus qui se dessine part de l'affirmation progressive du commerce, de la geste marchande, qui s'insinue comme activité économique dans les institutions existantes, qu'il s'agisse des familles rurales ou des corporations urbaines. Son analyse conduit à mettre au jour un encastrement originel de la production marchande dans l'univers familial, en interrogeant tout à la fois la place de la famille, celle des corporations, ainsi que les porosités des villes et des campagnes dans une dynamique de diffusion, de circulation et d'interdépendance économique et sociale. Les terrains choisis en Espagne, en France et en Italie, permettent ainsi de sortir de chemins bien balisés s'agissant de l'Europe du Nord, en adoptant un regard sur la longue durée (XVe-XXe siècle).
Résumé : Cet ouvrage présente le métier des diététiciens et diététiciennes, dans toutes ses composantes actuelles. Il apporte des informations précises sur cette profession aux vastes potentialités d'action. Il en décrit les pratiques fondamentales, dans les différents secteurs concernés : structures de soins, entreprise de restauration collective, cabinet d'exercice libéral, laboratoires pharmaceutiques, industries agro-alimentaires, organismes de santé publique, etc. illustré d'exemples concrets, il souligne le rôle spécifique et parfois mal connu des diététiciens, professionnels de santé, et évoque les orientations nouvelles de leur activité. Ce livre est destiné aux diététiciens, aux élèves diététiciens et aux jeunes que ce métier intéresse, ainsi qu'aux professionnels de santé et à tous ceux qui se préoccupent des problèmes d'alimentation et de diététique.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Entre le XVIe et le XVIIIe siècle, la liberté de conscience a été conçue, en latin et dans une poignée de langues européennes, comme une possibilité de croire, de changer de croyance ou de ne pas en avoir. Elle a ainsi reçu une acception distincte de celle de la liberté religieuse ou de la liberté de religion. Lors de son inscription dans la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, adoptée sans vote négatif par l'assemblée générale des Nations Unies en décembre 1948, ce droit individuel a néanmoins suscité des réserves ou oppositions qui ont empêché sa déclinaison constitutionnelle par des Etats membres. Une génération plus tard, la contestation de la liberté de conscience s'est trouvée renforcée au nom de la reconnaissance de sensibilités culturelles différenciées, au nom d'une lutte contre l'apostasie - parfois associée au blasphème ou à l'insulte contre des religions - ou au nom de la défense de l'unité d'un corps. Cette enquête historique s'inscrit dans le temps long des sociétés humaines. Etablie sur des sources linguistiques diverses, elle vise à saisir l'émergence d'une notion au sein de communautés spécifiques, du Bassin méditerranéen à la Chine et à l'Amérique, à comprendre les motifs d'adhésion et de rejet formulés par plusieurs centaines d'auteurs, à déterminer les modalités d'expansion de cette liberté, de sa traduction dans des langues qui n'en avaient pas dessiné les contours, ainsi qu'à appréhender les ressorts des remises en question contemporaines. Explorant, entre autres, les registres de la philosophie, de la théologie et du droit, cette recherche met en exergue la force et la fragilité d'une des libertés fondatrices de la modernité, historiquement située, louée ou décriée. Préface de Yadh Ben Achour