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Brûlé vif
Maïsetti Arnaud
ARBRE VENGEUR
19,00 €
Épuisé
EAN :9782379412097
Quand l'Histoire a effacé les traces d'un héros oublié, il demeure la littérature pour lui redonner sens et vie. Jeune garçon embarqué comme mousse sur le navire de Champlain qui fondera Québec dans la douleur, Etienne Brûlé fut sans doute le premier Européen à arpenter les territoires inviolés des tribus natives dont il apprit les langues. Durant ces premières années cruciales où les mondes, après leur rencontre fortuite, ont cherché à se parler, ce gueux mystérieux, témoin du crépuscule d'un temps et de la naissance d'un autre, servit de traducteur, repoussant jusqu'à l'extrême la radicale expérience du Nouveau Monde . "On ne sait presque rien de l'existence d'Etienne Brûlé qui n'a été racontée, en pointillés, que par les prêtres et les conquérants qui le méprisaient. Nul besoin d'inventer cependant pour aller, suivant son pas, là où personne n'est allé, où personne n'ira plus - seulement se mettre à l'écoute des langues éteintes, des anciens chants et des rituels perdus". Arnaud Maïsetti est né à la fin du siècle dernier, dans l'Ancien Monde. De Montorgueil à Paris, il a écrit un roman, Où que je sois encore (Seuil) ; entre Pau et Bordeaux, il a commis plusieurs récits édités chez publie. net ; dans le train, il a poursuivi ses études théâtrales ; il a écrit une biographie du dramaturge Bernard-Marie Koltès, parue aux éditions de Minuit. Des textes autour du travail de plasticien (Jérémy Liron) ou photographes (Ulrich Lebeuf, Stephen Dock) ont été écrits passé minuit. Il est dramaturge. Le jour, il est enseignant-chercheur en théâtre. Il vit à Marseille et tient ses carnets en lignes sur arnaudmaisetti. net A L'Arbre vengeur est paru en 2021 Saint-Just & des poussières.
Seul comme on ne peut pas le dire est la première monographie exclusivement consacrée à l'oeuvre de naissance de Bernard-Marie Koltès, le célèbre soliloque La Nuit juste avant les forêts. Ce livre en présente les différentes strates et composantes du bref mais fulgurant texte de Koltès. Il le resitue dans sa genèse, dans ses enjeux de théâtre, en examine l'architecture et le fonctionnement narratif.
Résumé : Une pièce tendue dans la parole : des personnages (des voix plutôt, des corps pris dans le drame de la langue) disent en leur solitude un mot après l'autre le théâtre d'un franchissement. Passer du dedans au dehors nomme ce geste d'écrire et de parler, de signe le théâtre comme ce mouvement même, radical et physique. Passage de seuil : du silence au vacarme, de l'intériorité vers le monde pose de l'autre côté de la scène ou de la page, du passe a l'imminence de sa déchirure a venir, de la haine a l'amour comme il est impossible de le dire, de l'homme a la femme, et de l'enfant au cadavre, du corps de l'acteur a l'acteur de sa voix. Et en tout, un théâtre qui travaille a l'os du langage : briser les convenances pour en arracher la présence et nous la donner.
Il y a un réel défi à oser aborder la figure du révolutionnaire Saint-Just avec le prisme de la littérature sans renoncer à en éclairer la dimension politique. Arnaud Maïsetti s'est approché de cet astre qui n'en finit pas de brûler pour nous raconter, pas à pas, le parcours d'un jeune homme à la beauté ambiguë qui usa d'une langue emportée pour dénoncer, dénoncer sans fin et jusqu'à la lie l'injustice faite à l'homme. Longeant l'Histoire avec les libertés de l'écrivain, l'auteur nous conte au plus près, au plus fort, les soubresauts de celui qui conquit le pouvoir avec son alter ego Roberspierre pour venger le sort de ceux qui ne l'eurent jamais. Un livre de poussière et de lumière, un livre fort, fait de tremblements et d'exaltation pour nous exposer une figure qui nous hante sans fin.
NOUVELLE COLLECTION Dans la collection Champion - Commentaires est proposé de mettre à disposition des étudiants et enseignants des commentaires, qui sont autant d'essais de référence, écrits par les meilleurs spécialistes, afin d'éclairer et de prolonger la compréhension des grands textes de la littérature française. Clé de voûte d'une oeuvre brève, intense et interrompue prématurément, Dans la solitude des champs de coton du dramaturge Bernard-Marie Koltès (1948 - 1989) pourrait faire figure de texte total, mais à l'épure, amassant à lui seul toute la poétique de l'auteur, sa conception du théâtre, du monde et des rapports entre les hommes. La pièce, pur dialogue, semble lever le théâtre en entier à travers une scène arrachée à la vie même, sa sauvagerie brutale découpée dans le langage virtuose de l'échange : un deal, le soir, dans une de nos villes. Seulement, que propose le Dealer à son Client, qui le refuse ? Pièce de l'énigme qui fonde l'enjeu de toutes relations, elle reste la plus jouée et commentée de l'oeuvre d'un auteur majeur du xxe siècle.
Ce court roman obsédant d'Emmanuel Bove n'est pas seulement un hommage au romancier russe qui l'a influencé et une manière de nous rappeler ses origines slaves : avec cet épisode de la vie d'un raté qu'obsède l'aveu d'un crime que nous ne connaîtrons pas, flanqué d'une jeune femme qui ne comprend pas les fluctuations de l'homme qu'elle accompagne, il nous livre un de ses textes les plus aboutis. Désespéré impossible à plaindre, son héros rejoint le groupe de ces personnages qui veulent payer pour des fautes qu'ils ne sont pas sûrs d'avoir commises, coupables avant tout d'oser élever une voix que leur misère devrait éteindre. Personnage fugace, Changarnier, cousin exaspérant du Victor Bâton de Mes amis, est une des plus pathétiques créatures de l'univers bovien, un récalcitrant qui exige un respect qu'il sait pourtant illusoire. Un Bove nocturne et acide.
Publiés dans la presse à un rythme soutenu, les contes de Mirbeau ont souvent été négligés par leur auteur qui les prétendait alimentaires... Et pourtant quelle nourriture pour l'esprit ! Leur exhumation par sa veuve a permis de redécouvrir à quel point ils étaient subversifs et drôles. Composés pour une presse bourgeoise, ils s'en prennent à la bonne conscience, au confort moral et intellectuel de lecteurs qu'ils espèrent bousculer. Car l'auteur du Journal d'une femme de chambre n'a jamais renoncé à effaroucher ces hommes qui ruminent dans un troupeau voué à l'abattoir sinon aux urnes... Grand démystificateur mais surtout écrivain brillant dont la modernité impressionne, il manie le tragique, le comique et te grinçant pour s'en prendre au cynisme, au cléricalisme, à l'hypocrisie, au nationalisme : à l'insondable bêtise en somme. Polémiques, radicaux, ces textes témoignent de la vigueur de l'un des auteurs les plus saisissants et les plus inspirés de la supposée "Belle Epoque"...
Imaginez un monde qui sait qu'il court à sa perte, une humanité qui ne parvient plus à trouver un sens à sa course folle, dans laquelle même la littérature, produite par des égotistes à bout de souffle, n'est plus qu'un loisir parmi d'autres. Imaginez aussi un écrivain qui décide un jour d'obliger son éditeur à publier un livre scandaleux susceptible d'ébranler jusqu'aux plus sceptiques. Si vous ne connaissez pas encore Timothy Grall, rien de plus normal : Le livre qui va le rendre célèbre dans le monde entier n'a pas encore été écrit. Inutile néanmoins d'attendre un hypothétique futur pour faire sa connaissance et suivre le chemin qui le conduira, entre rébellion et altruisme, au statut inattendu d'auteur culte. Car tout ce qu'il faut savoir sur lui est contenu dans ces pages.
Surgissant au Nord de la France, la maladie bleue s'attaque aux métaux qu'elle détruit impitoyablement et se répand dans l'Europe avant de gagner le monde entier. Engendrant un chaos sans nom qui révèle les pires penchants de l'espèce humaine, cette apocalypse inattendue va réveiller une humanité endormie, la pire qui se déchaîne, et la meilleure qui va trouver une occasion de rédemption. Politique, satirique, saisissant dans sa peinture des moeurs et des comportements, La mort du fer impressionne par sa capacité à nous emporter dans une fable réaliste et sa volonté de nous édifier sans cesser d'être littéraire. Un petit chef-d'oeuvre inconnu du roman d'anticipation.