Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Qu'est-ce que la souveraineté ? Précédé de Le recommencement d'Europe, Edition actualisée
Mairet Gérard
FOLIO
9,50 €
Épuisé
EAN :9782073054111
La politique moderne a pour principe fondateur la souveraineté. De Machiavel à Hannah Arendt, Gérard Mairet décrit les étapes historiques de la théorisation de ce principe et ses fondements métaphysiques, juridiques et éthiques. La souveraineté a fondé une politique profane : c'est par l'Etat et sa territorialité politique que peuples et nations ont construit leur identité. Une telle construction, opérée dans et par la guerre, mais vécue par les modernesc comme le moyen de leur liberté, a tissé la trame de notre histoire. Au siècle dernier cependant, le triomphe de la puissance d'Etat a frôlé le suicide collectif. Les Européens ont compris que le temps des ambitions et des fiertés nationales est désormais dépassé. Le bal des nations dressées les unes contre les autres, concurrentes les unes des autres, chacune jalouse de ses gloires passées, est terminé ou presque. Le chacun pour soi conduit à l'échec. Une révolution dans la souveraineté est donc à accomplir.
Hobbes Thomas ; Mairet Gérard ; Schneckenburger Be
Revue de presse Avec un dossier et des notes réalisés par Benoît Schneckenburger, certifié de philosophie, et une «lecture d'image» par Christine Cadot, maître de conférences en science politique. À partir de la terminale.
Résumé : On trouve chez Héraclite la première ? et décisive ? élaboration du lien unissant le concept à l'action : il met ensemble Logos et Polemos, le discours et la guerre. Parcourir, comme le fait ce livre, le devenir de la parole de raison (logos) dans son rapport avec le conflit dans les choses, c'est à la fois comprendre le statut de ce genre particulier de pensée qu'est le logos philosophique et le caractère propre de la pensée des Européens. Né en Grèce d'Asie, le logos philosophique s'est finalement rétabli en Europe occidentale, après une longue éclipse médiévale, à la faveur d'une vaste migration à laquelle, d'Orient en Occident, ont pris part juifs, chrétiens et musulmans. Il en est ainsi parce que le logos des origines ? logos philosophique d'Héraclite à Marc Aurèle ? a fait l'objet d'un détournement théologique : le logos-raison est devenu, au tournant des Ie et IIe siècles de notre ère, le Christ-Logos. Dès lors, les apologètes chrétiens ont pratiqué un vaste larcin en élaborant la figure paradoxale d'un logos de l'ineffable : ce n'est plus le raisonnement qui établit le vrai, c'est la révélation. Ils l'ont construit non comme religion mais comme "philosophie chrétienne", polémiquant ainsi contre le logos "païen". Une opération qui substitua, aux temps médiévaux, le théologico-politique à la philosophie. En pistant les effets politiques du larcin chrétien sur le devenir des Européens, ce livre manifeste à la fois l'essence polémique de la philosophie, et comment les Européens ont rejeté, notamment au sein des universités de Paris et d'Oxford à partir du XIIIe siècle, la captation chrétienne du logos héraclitéen. Une opération violente par où le théologico-politique s'est finalement effacé devant la philosophie, et l'Eglise devant l'Etat moderne.
Résumé : De nombreux parents se sentent désemparés face aux émotions débordantes et au comportement difficile de leur enfant : que faire quand il se roule par terre au supermarché pour que je lui achète des bonbons, quand il défie mon autorité devant d'autres parents, quand il ignore mes remarques et s'oppose constamment à moi ? Géraldine Maigret, psychologue clinicienne, répond à vos questions dans ce guide, et vous livre : des outils pour apprendre à votre enfant à réguler ses émotions, tout seul, comme un grand ; une méthode bienveillante pour changer durablement le comportement de votre enfant ; des conseils pour augmenter votre sentiment de compétence parentale ; des outils pour déterminer s'il faut consulter un spécialiste.
Le présupposé éthique et politique de la modernité veut que la "nature" soit extérieure aux humains. Les hommes la considèrent comme leur "environnement", comme si les choses de la nature étaient conçues aux seules fins de les servir. Telle est l'origine de la crise écologique de notre temps: le projet politique et technique d'asservissement d'une nature fantasmatique vouée à satisfaire nos besoins. L'État moderne résulte donc d'un prétendu droit selon lequel nous devons nous organiser en vue de la lutte contre la nature et non d'une vie en harmonie avec elle. Ainsi pensée, la nature n'est plus qu'un vaste magasin où nous puisons notre nourriture. Quant à sa "valorisation", elle se réduit à la marchandisation capitaliste de ses ressources. Pour faire face à la crise, nous devons requalifier les fondements politiques et moraux de nos façons de penser et d'agir, et substituer au droit naturel un droit biotique permettant une réforme radicale de la relation qu'entretiennent la cité des hommes et la nature. Car, en réalité, la crise n'est pas écologique mais politique: c'est celle des fondements essentiels de la cité. Plutôt qu'une politique des hommes sur les choses de la nature, il nous faut concevoir une cosmopolitique de la nature.
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»
Nouvelle édition en 20034e de couverture : "Quant aux femmes de ces histoires, pourquoi ne seraient-elles pas les Diaboliques ? N'ont-elles pas assez de diabolisme en leur personne pour mériter ce doux nom ? Diaboliques ! il n'y en a pas une seule ici qui ne le soit à quelque degré. Il n'y en a pas une seule à qui on puisse dire le mot de "Mon ange" sans exagérer. Comme le Diable, qui était un ange aussi, mais qui a culbuté, - si elles sont des anges, c'est comme lui, - la tête en bas, le... reste en haut !"
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.