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Mines de rien
Mainguet T. ; Denis T.
ERANTHIS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782874830068
Le quotidien n'a pas la cote. On lui fait procès d'uniformité, de monochromie, d'ennui. Certes, notre existence sublunaire n'est pas un roman de cape et d'épée : nous, anonymes frères humains, semblons fort éloignés du "Vivre sans temps morts, jouir sans entraves !" revendiqué, il y a un demi-siècle, sur d'impétueuses barricades. Certes. Mais, dans le giron de cette grisaille, de ces déceptions et perplexités, éclosent des moments de grâce, s'esquissent des ruptures, fermentent des bulles d'oxygène pur. Alors, à y regarder de plus près- les deux protagonistes de cet ouvrage y excellent - une alchimie opère. Et ces petits faits et personnalités si banals - les séries américaines, l'amie alcoolo, le voisin nouveau riche, la mort d'un chien, les courses au supermarché... - surgissent, mine de rien, comme des pivots prompts à nous tourner vers l'imaginaire, la rêverie voire l'émerveillement. C'est en cela que les poèmes de Pierre Mainguet et les illustrations de Anne Denis, tous deux adeptes d'un orpaillage entêté, nous ouvrent, sobrement, à nous-mêmes. Pierre Tréfois
Les milieux secs, dont les déserts sont les aires les plus arides, occupent un tiers des terres émergées - 35 à 37 % de la planète (45 millions de km carré) - et sont habités par 15 à 20 % de la population mondiale. Azonaux, ils se trouvent aux latitudes polaires, tempérées, subtropicales, tropicales et même équatoriales; par leurs ressources limitées, ils sont victimes d'un handicap fondamental et d'une vulnérabilité spécifique, notamment au regard du développement durable. L'aridité reflète un déficit pluviométrique permanent, les sécheresses un déficit temporaire par rapport à des précipitations normales et des besoins humains croissants. Les contraintes imposées par ces données climatiques sont autant de défis à relever. Maîtriser l'aridité a historiquement conduit l'homme à faire preuve d'une féconde capacité d'adaptation par l'invention des techniques de gestion de l'eau : il n'a survécu dans les déserts que par son aptitude, selon ses besoins, à augmenter la quantité d'eau disponible. Faute de savoir combattre les sécheresses, il s'efforce de lutter contre leurs effets mais cette lutte, si coûteuse, est-elle réaliste à l'échelle de la planète ? Les écosystèmes secs ont vu naître le nomadisme - mode de vie millénaire le plus souple en réponse à l'irrégularité et à la pauvreté des précipitations -, les premiers aménagements liés à l'eau ont été les foyers des grandes "sociétés hydrauliques", de l'irrigation, des grands barrages. C'est autour ou en fonction de l'eau qu'émergent les concepts de stratification sociale, de hiérarchie politique, d'état; l'épanouissement puis l'effondrement des civilisations, les vagues migratoires, les conquêtes sont si bien synchronisés avec les changements climatiques qu'il ne peut y avoir simple coïncidence. Toutes les tentative de vie de l'homme dans les milieux secs ont contribué à l'élever : n'est-ce pas dans ces milieux qu'ont pris forme le monothéisme et la philosophie d'un progrès continu, chaque génération dépassant la précédente ? Mais le XXe siècle n'est-il pas celui d'une moindre certitude, n'a-t-il pas connu l'apogée d'une phase de développement et l'amorce d'un déclin? Des réalisations, par leur gigantisme et l'ampleur de leurs conséquences parfois désastreuses, ne témoignent-elles pas d'une sorte de dérapage du génie humain et ne sont-elles pas le prélude d'une inquiétante décadence? Cohabiter avec l'aridité est possible mais un autre écueil, celui d'une natalité dépassante, parfois submergeante, ne menace-t-il pas ?
Nelson Ferrer arrive dans la capitale après plus de quarante années d'absence. Mais que veut-il ? Que vient-il faire alors qu'il ne connait presque plus personne dans cette ville qui a tellement changé ? De rencontre en rencontre, de découverte en découverte, les intentions tragiques de Nelson vont lentement s'effriter. Noués entre eux pour ne former qu'une seule tresse, le passé et le présent s'éclairent l'un l'autre et nous révèlent peu à peu la vraie personnalité de Nelson. Un hymne à la vie.
Cette collection de culture générale associe les domaines les plus divers de la géographie. Par des approches tranversales, elle traite des thèmes d'actualité relevant des préoccupations scientifiques majeures de notre époque et fait ressortir les mécanismes de fonctionnement et d'organisation du globe.Carrefours s'adresse aux étudiants en géographie, histoire, sciences sociales, aux candidats aux différents concours ainsi qu'au grand public désireux de comprendre les problèmes de notre temps.
Les mots de Matthieu de Nanteuil, les encres de Nadine Fabry... Il s'agit d'ombre et de lumière, de vents et de nuages, de ciels chargés debraises quand vient le soir, de givre quand le matin renaît. Il s'agit d'unvoyage minéral, sur une terre où passent les saisons. Il s'agit d'un chemin à accomplir, sur les sentiers du vivant, là où l'humanité surgit. Il s'agit de partir à la conquête d'un territoire et de se trouver soi. Philippe Besson
Nous naissons chaque jour, dans chaque morceau de pain" , pour repousser le désespoir... Nous le faisons à plusieurs, coudes serrés, mémoire hissée au mât de notre résistance. Inspirée par l'oeuvre de Juan-Manuel Echavarría, la poésie de Matthieu de Nanteuil est un tissage en creux, une partition de silences, "comme un manteau de laine posé sur nos épaules" . Elle inscrit son chant dans les échos du monde, se noue au cri des grandes affres de l'humain. Elle éclaire nos consciences d'affects féconds et bouleversants sur le chemin de notre devenir. Il convient de la lire de notre voix intérieure pour en absorber l'écoute sans modération et laisser sourdre d'elle un miel réparateur. Une onde de sens alors porte notre pas et nous engage à vivre dignes, en hommage à ceux qui n'ont pas de nom. Une ode à l'amour de la mère, de la veuve ou de la soeur de Sebastián, au corps "rendu au multiple" . Des traces d'ombres contre l'oubli de l'avenir "pour venger nos morts en coloriant l'azur" . Pourvu que l'amour nous sauve... Pietro Pizzuti
Ce livre aurait pu s'intituler "Louvain-ma-Ville", ou encore : "Louvain-la-Neuve, telle que vous la voyez tous les jours, et telle que vous ne l'avez pourtant jamais vue". Il assemble soixante photos prises "Par la fenêtre" des usagers de Louvain-la-Neuve, qui y vivent, y travaillent, y "kotent" ou y tiennent boutique. Ces photos et les textes qui les accompagnent offrent au lecteur une mosaïque originale, émouvante, inattendue et familière de la ville nouvelle.
Il arrive qu'on tourne et qu'on retourne une phrase dans sa bouche toute la journée, comme un noyau d'olive dirait le romancier Erri De Luca. Alors, goûtez comme sont bonnes les olives de Carl Vanwelde, et vous garderez en bouche le goût subtil de ses petites notations tout imprégnées de saveurs musicales. Goûtez et voyez, car l'écriture du Carnet Moleskine se veut aussi picturale à travers les jeux d'ombre et de lumière d'une photographie impressionniste qui accompagne si bien la musique des mots. J'ai toujours aimé l'art du "si peu" , cette façon de saisir le "presque rien" qui traverse et parfois transfigure le quotidien le plus frugal. Et quand un médecin offre à ses patients une gorgée de poésie, il en fait, comme par magie, des "personnages" qui rejoignent nos propres histoires. Du coup, on se surprend à inviter chez soi "l'amante endormie" , "la vieille chiromancienne" , "la dame qui faisait des réussites" ou "l'homme qui a perdu son job et qui a pris un chien" ... Un carnet de senteurs et d'effleurements, habité parfois, d'un mal au dos ou d'une fièvre au coeur, mais qui sait aussi s'habiller d'un nouveau foulard et se parfumer d'une goutte d'Yves St Laurent. Gabriel Ringlet