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Christus N° 253, janvier 2017 : Migrations
Maindreville Rémi de
SER
14,60 €
Épuisé
EAN :9782370961129
La vague migratoire actuelle bouscule tous les européens. Balançant entre générosité et fermeture, entre peur de nous perdre et fuite en avant nous sommes touchés, à l'image des migrants et sommes renvoyés à la fragilité de cette vie qui nous est octroyée gratuitement. Comme chrétiens, nous croyons que nous tenons la vie et la foi de Dieu mais cela est souvent étouffé par notre sécurité et notre confort, bien supérieurs qu'en d'autres régions du monde. Aussi pouvons-nous entendre comme un appel de l'Esprit la violence de cette situation mondiale durable. Cette écoute de l'Esprit dans les turbulences du monde nous rapproche d'Abraham. La parole de Dieu à l'homme de foi, à celui ou celle qui cherche le chemin d'une vie bonne et désirable, est une invitation à quitter et partir pour " le pays que je t'indiquerai " (Gn 12, 1-2) : pas de nom, un simple futur pour avenir et un ordre pressant au présent " quitte ". Comme avec Abraham, Dieu nous met face à l'incertitude, en même temps qu'à la promesse : celle de sa présence auprès de nous. Un chemin de foi est un chemin de migration. Marcher dans l'incertitude c'est éprouver la joie de faire l'expérience d'une paix donnée dans ce qui nous inquiète, d'une liberté à l'oeuvre dans ce qui nous oppresse, d'une espérance donnée dans ce qui nous manque. A l'image de la vie d'Abraham, l'histoire de l'Eglise est faite de ces rencontres. En invitant l'Eglise à sortir d'elle-même vers les périphéries, le pape François indique une voie de consolation et de dynamisme dans un monde limité qui doute de lui-même ? On ne marche pas seul dans la nuit et la foi. La veille est de tous les instants, la relecture des rencontres et expériences, un discernement constant sont nécessaires. Nous avons besoin d'un guide pour nous aider à lire ce que nous vivons, à nous laisser détromper et à changer de route quand nécessaire. Marcher dans la foi, c'est avancer désarmé, à la merci des autres et du monde, mais dans la confiance d'une promesse et à l'écoute d'une voix qui rend libre.
L'estime de soi est à l'ordre du jour. On le voit dans l'éducation (faut-il noter le travail des enfants ?), au travail où un management inhumain a pour conséquence un "mal-être" général, ou en médecine dans la manière d'aborder les maladies dépressives. Si l'estime de soi est au centre de nos préoccupations, c'est parce que d'elle dépendent la croissance et l'équilibre de chaque personne. Cela nous rappelle que l'estime de soi est aussi au centre de notre vie spirituelle, car elle trouve sa source dans une humanité créée à l'image et à la ressemblance de Dieu. Ses résonances sont dès lors multiples : psychologiques, philosophiques, pastorales, mystiques.
Le premier pas de la démarche de ce hors série nous amène à accueillir ce regard du Créateur qui donne aux hommes sa parole et son souffle. Se recevoir de l'environnement naturel qui ouvre à la confiance, telle est la toute première position de l'homme au monde. Ajuster son regard sur l'environnement ouvre aussi au discernement. Car il faut toute une éducation intérieure pour refuser de jouer la terre contre le ciel, ou inversement. L'expérience du désert, l'épreuve du temps, le goût de la forêt et de la méditation modulent alors notre regard en lien avec celui du Christ et forgent en nous une manière d'habiter la terre. Habiter la terre, c'est habiter "en elle" avec un respect, une sobriété, une simplicité dans ce que nous exigeons, prenons, recevons d'elle. Mais c'est aussi habiter "avec elle" et prendre soin d'elle. La Contemplation pour obtenir l'amour, au terme du parcours des Exercices spirituels, offre une manière de le vivre au quotidien dans l'amour et la foi.
Si ses racines plongent dans une psychologie fragilisée par la fatigue, le stress ou l'angoisse devant les exigences de l'avenir, le découragement a aussi un visage profondément spirituel. L'abattement fait monter en l'homme une désespérance amère. Car il n'est pas rare qu'un tel état fasse suite à une recherche de performance. Nourrir le corps individuel et social est la seule attitude spirituelle qui permette de reprendre force et courage. À la ressemblance de la foi que Dieu met en l'homme, cette attitude nous convie les uns les autres au meilleur de nous-mêmes.
André Christophe ; Cornu Philippe ; Goujon Patrick
L?engouement pour les pratiques de méditation d?inspiration orientale nous interroge : qui associe aujourd?hui le Christ et la méditation ? Bouddha, oui ; Descartes ou Montaigne, pour quelques-uns encore? Quelle que soit son origine, orientale ou occidentale, laïque ou religieuse, la médiation ne se réduit pas à une technique de développement personnel ou de gestion du stress. Elle transforme l?existence de celui qui la pratique régulièrement et de nombreux médecins la recommandent pour ses vertus thérapeutiques. Des praticiens de différentes écoles et traditions spirituelles de méditation nous en racontent les sources et les bienfaits.Préface : Christophe André/Patrick GoujonGrands articles :?Méditation, santé et neurosciences, Christophe André (décembre 2018)?Méditation de pleine conscience dans le bouddhisme, Philippe Cornu (septembre 2016)?Méditation chrétienne, Patrick Goujon (juillet 2019)Grand entretien : Méditation orientale et oraison chrétienne, Fabrice Midal et Jean-Marie Gueullette (janvier 2015)Méditation finale : Benoît Standaert (moine et ermite bénédictin), Exercice de méditation.Chronologie Lexique
Des prêtres sont coupables de pédophilie. Il faut donner la parole aux victimes. C'est justice. Des prêtres se suicident. Le silence recouvre leur geste. Hors de l'Eglise mais aussi dans l'Eglise. Une crise ne saurait effacer un abandon. La souffrance qu'elle cause vient s'ajouter à d'autres, devenues l'ordinaire des vies consacrées. Quelle est leur source ? La dureté de l'institution ? La dureté de l'adhésion ? La dureté de la mission ? Quel est l'impact de la sécularisation ? Comment exprimer la solitude du sacerdoce ? Peut-on se contenter de dénoncer le cléricalisme ? Ou le prêtre n'est-il pas fils engendré et accompagné par l'évêque pour se faire père à son tour ? C'est l'amour paternel qui fait la prêtrise et le manque de paternité reçue et donnée, qui la vide de son sens. A rebours des idées reçues, cette crise nous appelle à une redécouverte de l'autorité spirituelle. Un livre-choc sur certains aspects du sacerdoce en France. Docteur en droit canonique, prêtre du diocèse de Metz, le père Cédric Burgun est vice-doyen de la Faculté de droit canonique de l'Institut catholique de Paris et directeur au Séminaire des Carmes.
Résumé : Entre le jour de Noël et l'Epiphanie, fête des Rois mages, s'étendent les Douze petits mois : douze jours différents des autres, douze nuits de clarté et de neige. De ce moment d'hiver, Marie Rouanet fait un temps privilégié, celui du dépouillement nécessaire. Renonçant chaque jour à un objet, de ceux qui tissent son univers quotidien, à un symbole, et même à certains souvenirs, elle apprend à s'alléger du poids des choses pour retrouver une sorte d'essentiel, à se séparer pour naître davantage. Marie Rouanet propose un véritable petit traité du dépouillement, une variation profonde et belle sur le thème du détachement. Ecrivain, auteur de films et interprète de chansons en langue d'oc, Marie Rouanet a notamment publié La Marche lente des glaciers, L'Ordinaire de Dieu et Luxueuse austérité.
Résumé : "A la racine de l'effondrement de l'Occident, il y a une crise culturelle et identitaire. L'Occident ne sait plus qui il est, parce qu'il ne sait plus et ne veut pas savoir qui l'a façonné, qui l'a constitué, tel qu'il a été et tel qu'il est. De nombreux pays ignorent aujourd'hui leur histoire. Cette autoasphyxie conduit naturellement à une décadence qui ouvre la voie à de nouvelles civilisations barbares". Cette affirmation du cardinal Robert Sarah résume le propos de son troisième livre d'entretiens avec Nicolas Diat. Son constat est simple : notre monde est au bord du gouffre. Crise de la foi et de l'Eglise, déclin de l'Occident, trahison de ses élites, relativisme moral, mondialisme sans limite, capitalisme débridé, nouvelles idéologies, épuisement politique, dérives d'un totalitarisme islamiste... Le temps est venu d'un diagnostic sans concession. Il ne s'agit pas seulement d'analyser le grand retournement de notre monde : tout en faisant prendre conscience de la gravité de la crise traversée, le cardinal démontre qu'il est possible d'éviter l'enfer d'un monde sans Dieu, d'un monde sans homme, d'un monde sans espérance. Dans cette réflexion ambitieuse, le cardinal Robert Sarah se penche sans exclusive sur les crises du monde contemporain en livrant une importante leçon spirituelle : l'homme doit faire du chemin de sa vie l'expérience d'une élévation de l'âme, et ainsi quitter cette vie en créature plus élevée qu'il n'y était entré. Le cardinal Robert Sarah est une figure majeure du monde catholique d'aujourd'hui.
Comment comprendre le message de l'Eglise sur le sacrement du mariage, sur la sexualité et la fécondité, sur l'action pastorale du couple, sur la morale comme exigence d'amour ? Et quels sont, sur ces sujets, les apports fondamentaux du père Henri Caffarel ? Partant du mariage tel qu'il est vécu aujourd'hui, une équipe internationale, au sein des Equipes Notre-Dame et en lien avec les "Amis du Père Caffarel" — l'Atelier Mariage — a été constituée pour effectuer un travail d'observation, de recherche et de réflexion. Ce sont leurs conclusions qui sont ici présentées et qui montrent combien le père Henri Caffarel a renouvelé la pensée de l'Eglise sur le couple et le mariage.