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Le marché fait sa loi. De l'usage du crime par la mondialisation
Maillard Jean de
1001 NUITS
15,70 €
Épuisé
EAN :9782842055851
Tant que l'on pouvait accorder à la criminalité un statut secondaire, elle ne menaçait pas l'ordre social. On pouvait continuer de la considérer comme marginale. Quand il devient perceptible en revanche que le crime a dangereusement établi sa jonction avec le fonctionnement " normal " de la société, les changements ne sont plus d'échelle, mais de nature. On doit définitivement s'interdire de penser le crime comme un phénomène marginal. Et le processus de mondialisation n'est pas étranger à cette mutation. Au contraire, le marché fait désormais sa loi. La criminalité est devenue un mode banal de formation de plus-value. Elle est l'une des activités les plus rentables de l'économie, et elle a pris une dimension planétaire. Établissant ce constat, Jean de Maillard énumère toutes les raisons de s'inquiéter de ce phénomène, de désespérer de la situation et des difficultés de lutter... mais aussi d'espérer.
Il est un aspect de la crise financière qui a été peu abordé, sinon à la marge, lors de scandales ponctuels comme l'affaire Maddoff: les rapports du capitalisme financier avec la fraude et la délinquance. Or ils sont des plus troubles. Magistrat, auteur de plusieurs livres sur l'évolution contemporaine de la criminalité, en particulier économique, Jean de Maillard apporte un éclairage nouveau sur le développement du capitalisme dérégulé depuis une trentaine d'années. A rebours des idées reçues, il rattache l'écroulement de l'économie de l'automne 2008 à une histoire longue, où la fraude a servi de variable d'ajustement et de mode de gestion de l'économie depuis le triomphe des idées néolibérales. La sphère financière s'est en effet déployée autour du brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal ou de l'illégal. Aussi les incantations sur les thèmes de la moralisation et la régulation ne risquentelles guère d'avoir de prise sur une activité qui s'est constituée précisément pour contourner les normes. De lecture obligatoire pour les politiques en charge de remédier à la crise, l'ouvrage sera utile aussi au citoyen confronté aux retombées de pratiques qui lui restent incompréhensibles à s'en tenir aux discours officiels ou autorisés. Il fournit des clés pour déchiffrer un domaine particulièrement opaque. L?ouvrage a précédemment paru en 2010 dans la collection « Le Débat ».
Pour quelles raisons les principaux acteurs de la répression (douane, justice, police) sont-ils toujours dans l'incapacité de définir les types d'organisation criminelle en France? Pourquoi utilisent-ils toujours l'expression de "grand banditisme" pour évoquer des groupes criminels qui relèvent in fine de la criminalité organisée? Le témoignage d'acteurs du Milieu, ayant notamment participé au traffic d'héroïne, la dite French Connection (1935-1985), et l'étude de nombreux dossiers judiciaires donnent enfin des clés pour mieux comprendre l'évolution de la criminalité organisée en France. Pour la première fois, la mise en perspective d'épisodes inédits de l'histoire du Milieu français, liés principalement aux Mafas italo-américaines, met au jour la mutation des traditionnels groupes criminels sur la base d'un nouveau concept d'analyse: l'économie trafiquante. Sous l'angle de l'économie industrielle, l'étude des entreprises criminelles made in France met en relief l'existence de stratégies notamment liées à la recherche et au traitement de l'information. Un document inédit.
A croquer/ cuite/ transformée en jus, cidres ou eaux-de-vie la pomme est fortement associée à l'image de la Bretagne. La production de cidre a eu un fort impact sur Ie paysage et dans la vie quotidienne, et a profondément marqué la mémoire collective. Apparue en Ille-et-Vilaine dès Ie XVI siècle puis étendue vers la Basse-Bretagne, la production de pommes a connu un âge d'or entre 1850 et 1950. Ayant su résister aux bouleversements économiques et culturels, elle offre des cidres et alcools bretons de renommée internationale. Plus largement fruit à dessert par excellence, elle reste au coeur de notre alimentation. A travers les regards croisés du botaniste, du géographe, de l'ethnologue et de l'historien, le livre souligne à quel point la pomme est au coeur de la société bretonne. Elle invite aussi à saisir l'ampleur de ce patrimoine variétal et vise à éveiller l'intérêt des consommateurs et des producteurs professionnels. Très illustré, l'ouvrage souligne Ie lien très étroit qui existe depuis toujours entre I'homme et la pomme : des objets de collections ; des oeuvres d'art : peintures, sculptures, dessins... ; des photographies anciennes & contemporaines...
Le blanchiment est une activité nomade par nature. Rien d'étonnant donc à ce qu'il accompagne la mondialisation de l'économie, qui facilite les flux en tous genres. Depuis une vingtaine d'années, on assiste à une prise de conscience des dangers que le blanchiment fait peser sur les économies nationales et sur les Etats de droit qui les ont bâties. Face à ce fléau, les réponses internationales ne se sont pas fait attendre, notamment au sein de l'Union européenne. Sont-elles efficaces pour autant ? Ce livre, très documenté, tente de répondre à une question qui dérange : qui aujourd'hui a intérêt à lutter efficacement contre le blanchiment de capitaux ? Quelle est la marge de manœuvre réelle des Etats dans un espace économique et politique globalisé ?
Francis Bacon: On ne sait pourquoi certaines choses vous touchent. C'est vrai, j'adore les rouges, les bleus, les jaunes, les gras. Nous sommes de la viande, n'est-ce pas? Quand je vais chez le boucher, je trouve toujours surprenant de ne pas être là, à la place des morceaux de viande. Et puis il y a un vers d'Eschyle qui hante mon esprit: "L'odeur du sang humain ne me quitte pas des yeux."
Sébastien BaillyLes Zeugmes au platÉloge d?une tournure humoristiqueAvant-propos d?Hervé Le Tellier InéditLe zeugme, c?est le sel de la langue, l?irruption du cocasse, parfois par maladresse, mais avec effet garanti. C?est l?art et la manière de lier ensemble des termes que rien ne devrait rapprocher. Le procédé a bercé votre enfance, souvenez-vous de l?injonction parentale: « Arrête de mettre le bazar et tes doigts dans le nez! »? Déjà on riait.Le zeugme est le parent pauvre de la stylistique, mais on ne fait pas de littérature sans casser des ?ufs: en recueillant le meilleur du zeugme, Sébastien Bailly en fait la démonstration, de Montesquieu à Pierre Desproges, en passant par Chloé Delaume et Pierre Dac.
Baudelaire Charles ; Cendres Julien ; Beriot Laure
Baudelaire écrit en 1851 cette étude savante et voluptueuse sur l'alcool et le haschisch. Il révèle la puissance créatrice et la force destructrice, les illusions et les charmes sinistres de ces deux substances addictives, comparées comme moyens de multiplication de l'individualité.
Denis Diderot, (1713-1784), l?une des figures majeures des lumières, cheville ouvrière de l?Encyclopédie, ardent partisan du matérialisme athée, s?est brillamment illustré dans le dialogue philosophique.