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L'avenir du crime
Maillard Jean de
FLAMMARION
15,40 €
Épuisé
EAN :9782080354860
Sous la formidable poussée de la mondialisation, les sociétés modernes redessinent les formes de leur organisation : de multiples réseaux esquissent les contours flous d'une société multiforme et polycentrique. Parmi les symptômes qui signalent l'émergence d'une nouvelle société globale, le crime est l'un de ceux qui peuvent le mieux nous faire comprendre ce qu'elle sera. Non seulement à cause des menaces qui la guettent avec l'infiltration de la criminalité dans les centres de décision politique, économique et financière, mais aussi parce que le crime s'adapte lui-même aux nouvelles formes de socialisation. L'auteur propose d'appréhender l'évolution des formes criminelles - au même titre que celle des autres formes sociales -, comme l'expression d'un nouveau modèle social qu'il qualifie de fractal, à l'image de ces figures géométriques dont chaque détail reproduit la forme de l'ensemble, à des échelles variables. Pour Jean de Maillard, la fractale est en effet devenue le modèle d'organisation vers lequel tendent nos sociétés contemporaines, avec la prolifération des réseaux et le déclin des Etats.
Il est un aspect de la crise financière qui a été peu abordé, sinon à la marge, lors de scandales ponctuels comme l'affaire Maddoff: les rapports du capitalisme financier avec la fraude et la délinquance. Or ils sont des plus troubles. Magistrat, auteur de plusieurs livres sur l'évolution contemporaine de la criminalité, en particulier économique, Jean de Maillard apporte un éclairage nouveau sur le développement du capitalisme dérégulé depuis une trentaine d'années. A rebours des idées reçues, il rattache l'écroulement de l'économie de l'automne 2008 à une histoire longue, où la fraude a servi de variable d'ajustement et de mode de gestion de l'économie depuis le triomphe des idées néolibérales. La sphère financière s'est en effet déployée autour du brouillage de plus en plus prononcé des critères du légal ou de l'illégal. Aussi les incantations sur les thèmes de la moralisation et la régulation ne risquentelles guère d'avoir de prise sur une activité qui s'est constituée précisément pour contourner les normes. De lecture obligatoire pour les politiques en charge de remédier à la crise, l'ouvrage sera utile aussi au citoyen confronté aux retombées de pratiques qui lui restent incompréhensibles à s'en tenir aux discours officiels ou autorisés. Il fournit des clés pour déchiffrer un domaine particulièrement opaque. L?ouvrage a précédemment paru en 2010 dans la collection « Le Débat ».
A croquer/ cuite/ transformée en jus, cidres ou eaux-de-vie la pomme est fortement associée à l'image de la Bretagne. La production de cidre a eu un fort impact sur Ie paysage et dans la vie quotidienne, et a profondément marqué la mémoire collective. Apparue en Ille-et-Vilaine dès Ie XVI siècle puis étendue vers la Basse-Bretagne, la production de pommes a connu un âge d'or entre 1850 et 1950. Ayant su résister aux bouleversements économiques et culturels, elle offre des cidres et alcools bretons de renommée internationale. Plus largement fruit à dessert par excellence, elle reste au coeur de notre alimentation. A travers les regards croisés du botaniste, du géographe, de l'ethnologue et de l'historien, le livre souligne à quel point la pomme est au coeur de la société bretonne. Elle invite aussi à saisir l'ampleur de ce patrimoine variétal et vise à éveiller l'intérêt des consommateurs et des producteurs professionnels. Très illustré, l'ouvrage souligne Ie lien très étroit qui existe depuis toujours entre I'homme et la pomme : des objets de collections ; des oeuvres d'art : peintures, sculptures, dessins... ; des photographies anciennes & contemporaines...
Jean de Maillard, magistrat, est l'un des meilleurs analystes européens dans le domaine de la criminalité internationale et du blanchiment d'argent. Il y a deux ans, cet expert farouchement indépendant a réalisé à la demande du ministère des Affaires étrangères une étude approfondie sur l'évolution actuelle de la mondialisation. Sa mission: dans le contexte sécuritaire induit par le 11 septembre, identifier toutes les conséquences des "nouvelles menaces" sur la situation internationale... Ses conclusions balaient toutes les idées reçues sur le sujet. Non seulement les institutions financières internationales et les grands Etats européens ou américains sont incapables d'enrayer une dérive illicite des échanges internationaux, mais ils la favorisent directement. À l'extérieur de leurs frontières, les Etats, en coulisse, élargissent toutes les zones de non-droit. On ne jugule plus les flux d'argent sale, ceux-ci sous-tendent, complètent et soutiennent avantageusement les flux d'argent propre avec lesquels ils se mélangent. Quand les théoriciens de la globalisation chantent les vertus du libre-échange porteur de paix, Jean de Maillard explore les voies par lesquelles les Etats maîtrisent discrètement les secteurs les plus stratégiques (tels que le pétrole ou les nouvelles technologies de l'information) en recourant régulièrement à des moyens frauduleux, et délèguent leur souveraineté à des intérêts privés totalement incontrôlés. Jusqu'à donner naissance à une "économie trafiquante". Son constat est froid, argumenté, rigoureux, dépassionné. Une plongée vertigineuse dans les arcanes de notre monde globalisé. Les conclusions de ce rapport, les voici.
Conihout Isabelle de ; Maillard Jean-François ; Po
En dépit des circonstances matérielles et politiques délicates qu'eut à affronter Henri de Valois, roi de France de 1574 jusqu'à sa mort tragique en 1589, sa volonté de restaurer l'unité du royaume ne donne que plus de résonance à une action culturelle relayée par son entourage dans le domaine des arts, des sciences et des lettres : elle entendait rendre au royaume de France une puissance et un éclat dont profitèrent largement ses successeurs, les rois Bourbons. Architecture civile, art du portrait de cour largement diffusé, art de la reliure lié à l'essor de somptueuses bibliothèques princières, alchimie et médecine dans le domaine des sciences, tels sont quelques-uns des éléments forts du mécénat du fils de Catherine de Médicis et de ses proches, dont des poètes dans la suite de Ronsard (Baïf, Desportes, Jamyn, La Gessée) ou des prosateurs comme Vigenère font le lien avec le siècle suivant. Reflet de ses intérêts personnels et de dons intellectuels incontestables, le mécénat de Henri III n'en est pas moins inspiré par des objectifs généraux qui, quoique d'ordre politique, n'en visaient pas moins à l'utilité publique. Ce livre offre une image toute différente de celle qui fut accréditée par l'époque romantique et qui subsiste jusqu'à nos jours, celle d'un roi faible et dégénéré, esclave de ses plaisirs, alors que c'est une volonté d'agir et le brillant des Valois qui paraissent chez le dernier représentant de la dynastie.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)