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Histoire de l'Anjou. Tome 3, L'Ancien Régime et la Révolution en Anjou
Maillard Jacques
PICARD
34,50 €
Épuisé
EAN :9782708408968
Sous l'Ancien Régime, la province d'Anjou a conservé une forte personnalité. Située loin des frontières du royaume, son histoire est certes moins agitée que celle de nombreuses provinces, elle n'en connaît pas moins des périodes de grands troubles, comme au temps des Guerres de religion, des guerres de la minorité de Louis XIV et des événements sanglants de la Révolution. La grande majorité de sa population vit à la campagne, du travail de la terre, dans de petites exploitations travaillées selon des méthodes de culture traditionnelles. La vie quotidienne de cette population est marquée par l'omniprésence de la mort, lors des grandes pestes, des épidémies de dysenterie, mais aussi par la forte mortalité des enfants liée aux difficultés de la naissance. Au XVIIe siècle, le diocèse d'Angers a été un des grands foyers de la réforme catholique qui a entraîné la création de nombreuses communautés religieuses et la multiplication des manifestations de piété (pèlerinages, missions, fondations pieuses). Ce livre, qui forme le tome III de l'Histoire de l'Anjou veut, pour un très large public, faire la synthèse de nombreux travaux dispersés et souvent inédits, comme les mémoires de maîtrise des étudiants de l'université d'Angers. Le recours systématique aux archives, en particulier notariales, a permis de préciser et de renouveler sur bien des points les travaux antérieurs. Ainsi peut-on présenter un tableau de l'Anjou des XVIe-XVIIIe siècles abordant la vie politique, économique, sociale, religieuse et culturelle.
Marquant le centenaire de la naissance de Jacques Delors (1925-2023), ce livre réunit les interventions emblématiques de celui qui a façonné des pans entiers de l'Europe, et donc de la France, dans laquelle nous vivons au quotidien (l'euro, le marché unique, Erasmus...). Tirées des engagements de toute une vie, elles couvrent des sujets aussi clés pour l'avenir que l'éducation, l'agriculture, la puissance, l'environnement, l'ordre international et notre rapport au monde. Toutes expriment des convictions, façonnées par une longue expérience politique, une inlassable curiosité intellectuelle et une vie spirituelle nourrie, qui offrent des repères pour agir aujourd'hui et des intuitions qui nous aident à préparer demain. Ecouter Jacques Delors à travers cette sélection, c'est le laisser poser des diagnostics réalistes et esquisser des idées qui résonnent avec les défis de notre temps. C'est aussi retrouver une voix sociale-démocrate respectée, celle d'"un contestataire qui veut construire", comme il se définissait. C'est enfin rejoindre une conscience exigeante pour affronter les tempêtes que doit affronter notre continent. Initiateur de la formation continue en France (loi Delors de 1971), député issu des premières élections européennes en 1979, ministre de l'Economie et des Finances (1981-1984), président de la Commission européenne (1985-1995), fondateur de Notre Europe en 1996, Jacques Delors continue d'inspirer les engagements publics politiques, économiques, syndicaux et associatifs qui l'ont mobilisé tout au long de sa vie.
La police au sens large - nationale, municipale, privée, gendarmerie - constitue un véritable acteur du jeu politique et un enjeu d'une centralité croissante dans le débat public. Mais elle est aussi un instrument de production de sens et de représentations politiques en ce qu'elle contribue à l'émergence de catégories descriptives qui participent de l'imaginaire collectif : crime crapuleux, outrage, racaille, violence collective, manifestation, ordre public... en sont des exemples connus. La police est devenue un élément incontournable des sociétés contemporaines. Pourquoi et comment la police s'est-elle constituée ? Quelle est la nature de l'organisation policière et quels rapports entretient-elle avec les autorités politiques ? Qui sont les agents de police (leur origine, leur profil) ? En quoi consistent leurs activités et quelles en sont les déviances ? Quelles transformations et réformes sont aujourd'hui possibles ? Pour répondre à l'ensemble de ces questions, ce manuel sans équivalent propose à la fois une sociologie et une science politique de la police. Riche en exemples dépassant le seul cadre français, appuyé sur de nombreux travaux de terrain et une dense littérature, il vient éclairer de manière originale les rapports entre la police et le politique, et interroger le fonctionnement de nos démocraties.
Les politiques publiques constituent une facette centrale de l'activité des gouvernements, que ce soit pour distribuer des revenus, collecter des impôts, conduire une politique extérieure, assurer la sécurité des citoyens, inciter les entreprises à modifier leurs stratégies, réguler l'action administrative ou communiquer sur l'action gouvernementale. En analysant comment se déploient les interventions des gouvernements, aux niveaux local, national, européen et international, l'analyse des politiques publiques propose une vision renouvelée et réaliste de l'action de l'Etat dans les sociétés occidentales. Elle met également en évidence le rôle que jouent les acteurs non-étatiques (associations, groupes d'intérêts, etc.) dans la production des décisions publiques. Cet ouvrage présente les fondements, les principales notions ainsi que les orientations récentes de l'analyse des politiques publiques. En s'appuyant sur de nombreux cas empiriques, les auteurs montrent comment les institutions, les acteurs publics et privés, les idées et les savoirs façonnent les orientations de l'action publique.
L'organisation de l'Etat, la compétition électorale, l'action publique et son évaluation, les idéologies, les formes nouvelles et traditionnelles d'action collective... Ce manuel couvre de manière exhaustive les grands thèmes de la science politique et analyse leurs évolutions contemporaines. Son exigence pédagogique et la clarté de l'exposition du savoir en font un outil particulièrement adapté à l'élève ou l'étudiant soucieux de réussir ses examens mais aussi de s'ouvrir à la compréhension de l'univers politique contemporain. A la fin de chaque chapitre, des Entraînements entièrement corrigés permettent de s'exercer et tester ses connaissances. Rédigé par trois professeurs de science politique de l'Université de Versailles-Saint-Quentin et de Sciences-Po Saint-Germain-en-Laye, ce manuel constitue une excellente entrée dans la discipline.
Résumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.
Le siècle carolingien a été court. L'ordre politique et social se disloqua et sombra après 880. Ce naufrage ne peut abolir le projet de société que les clercs avaient élaboré. Dans ce schéma, la religion cimentait toute la construction sociale. Par le baptême reçu dans les premiers mois de la vie, l'enfant devient simultanément fils de l'Église et sujet de l'Empire. Tous apprennent le Notre Père et le Credo, symboles d'adhésion à la foi officielle. Les uns ont reçu la tonsure monastique ou cléricale et renoncé au mariage et au monde. Les laïcs se marient, mais désormais ils doivent choisir leur femme en dehors de leur parenté et la garder quoi qu'il arrive. Les nobles, qui ont reçu une éducation militaire et religieuse plus soignée, comme l'a décrite la princesse Dhuoda, conduisent les affaires du monde et font la guerre. Ces grands échappent à l'autorité de leur curé, qui s'exerce sans partage sur les paysans de sa paroisse. Pour eux, la dîme; messe et repos obligatoires, le dimanche; communion aux grandes fêtes après des jours de jeûne et de pénitence. L'évêque, le comte et les missi surveillent la pratique. Les récalcitrants sont soumis à la pénitence publique ou excommuniés. Cet aspect totalitaire et coercitif s'avère le plus déplaisant de la chrétienté carolingienne. Mais les germes d'évolution apparaissent. Le développement du culte des saints et des reliques, des pèlerinages, les premières étapes de la piété mariale, constituent autant d'amorces qui s'épanouiront plus tard. Encore fragiles, mais riches de promesses, les balbutiements d'une spiritualité du mariage, les progrès de la confession, la pratique de la communion plus fréquente, autant de germes d'une piété laïque plus personnelle et plus autonome. La chrétienté carolingienne est bien la mère encore rude de la chrétienté médiévale, qui deviendra plus humaine et plus raffinée. Charlemagne apparaît dans la mémoire des hommes l'idéal du prince catholique et son empire, le modèle de la société chrétienne. Il faut attendre saint Louis, pour que les hommes conçoivent un roi plus chrétien et une société plus évangélique.
MARI: ville phare du Proche-Orient aux débuts de l'époque urbaine. C'est le premier exemple au monde qui donne l'image à la fois d'une ville nouvelle fondée à l'aube du IIIe millénaire et de ses métamorphoses au cours des douze siècles de son existence; le premier exemple d'une cité qui, pour exister dans un milieu désertique et remplir sa fonction - le contrôle d'un important trafic commercial entre les montagnes du Taurus et la plaine babylonienne -, doit entièrement aménager la région pour assurer sa survie et permettre les échanges par voie d'eau. Née vers 2900, elle s'installe, pour se protéger des inondations, derrière une digue circulaire qui commande le système défensif et toute l'organisation urbaine; elle développe rapidement des activités manufacturières qui lui assurent une position-clé dans l'essor de la métallurgie du cuivre et du bronze. Si l'histoire de ses démêlés avec les autres puissances orientales n'est qu'entrevue au milieu du IIIe millénaire (à l'époque d'Ebla) et assez bien connue pour les quarante dernières années de son histoire seulement, l'exploration archéologique, quant à elle, a mis en évidence l'existence de trois villes successives, fondées ou reconstruites après un abandon ou un désastre militaire, toutes trois représentatives d'une période caractéristique: l'essor et l'expansion de l'urbanisation au début du III millénaire, le premier empire mésopotamien connu au XXIVe siècle et le monde des cités rivales du début du IIe millénaire. C'est la modification des équilibres économiques et la montée en puissance de Babylone sous la conduite de Hammurabi qui entraîna au XVIIIe siècle la ruine définitive de la cité. Les palais et les temples, les maisons et les ateliers, les remparts et les rues ont révélé l'univers d'une des plus anciennes cités d'Orient dans toute sa complexité et sa diversité; mais c'est surtout l'homme oriental qui, réapparaissant sous de multiples facettes - artisan, artiste, architecte, urbaniste, entrepreneur, commerçant, soldat, croyant... -, exprime la maîtrise de son emprise sur le monde.
Enseignants et chercheurs en histoire médiévale ont en France une activité considérable et reconnue au plan international. En dehors des livres et des manuels qu'ils produisent, ils donnent une part importante des fruits de leurs recherches à des ouvrages collectifs, des périodiques et des encyclopédies. Il est donc nécessaire de procéder à un regroupement de leurs articles dispersés pour permettre à un large public de prendre connaissance de leurs résultats, de leurs hypothèses, et de leurs projets. La collection consacrée aux médiévistes français répond à cette préoccupation. Ici la personnalité du médiéviste dorme au livre toute sa cohérence. La Bible a été dans le haut Moyen Age le noyau de la création artistique, littéraire, intellectuelle. Or les historiens la négligeaient, la reléguant dans le champ de l'histoire ecclésiastique. Ce livre brasse les acquis récents et illustre deux thèses : la Bible il contribué aux fondations d'une communauté de culture en Europe ; aux mains des laïcs bien avant la Réforme du XVIe siècle, elle a été pour eux l'outil d'une conquête éthique et spirituelle. La Bible ainsi retrouve la place qui lui a trop longtemps été refusée.