Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Des diplômes aux certifications professionnelles. Nouvelles normes et nouveaux enjeux
Maillard Fabienne ; Brucy Guy ; Caillaud Pascal ;
PU RENNES
19,00 €
Épuisé
EAN :9782753506800
Depuis une vingtaine d'années, sous l'effet d'une politique très volontariste, le nombre des diplômés sortant chaque année du système éducatif français a considérablement augmenté. Très rapidement au regard de notre histoire, le diplôme s'est mis à prendre une place considérable, au point de devenir un attribut nécessaire pour accéder au marché du travail et y conserver une place. Au nom de la fluidité du marché du travail et de la sécurisation des parcours individuels, d'importantes évolutions ont vu le jour dans la conception des diplômes comme dans leurs modes de délivrance. De nouvelles normes ont été créées. Cette politique, aussi bien nationale qu'européenne, s'inscrit dans un grand projet de réforme des systèmes d'éducation, de formation et d'emploi. Cet ouvrage pluridisciplinaire s'attache à décrire le processus de réforme en cours et à lui donner sens. L'emprise progressive de la certification sur la formation, l'appel généralisé à la professionnalisation de tous les diplômes de tous les niveaux, les changements en cours dans les modes de régulation de la relation salariale et le rôle accordé à " l'individu " dans cette relation : toutes ces questions sont abordées dans cet ouvrage, ce qui en fait un jalon dans un champ de recherches particulièrement vaste.
C'est au nom de l'amélioration des modes d'accès à l'emploi et de la résorption du chômage que le diplôme a pris une place majeure dans notre organisation sociale, au fil des trente dernières années. Obligatoirement "professionnel", le diplôme doit désormais préparer à l'emploi, garantir la possession de compétences professionnelles spécifiques, assurer l'insertion professionnelle. Et en faire la preuve. De nouvelles règles s'imposent donc aux diplômes et à ceux qui les élaborent, pour se conformer à ce modèle professionnaliste. Pour autant, de nombreuses questions restent ouvertes: sur le sens des termes en usage, leur traduction pratique dans les politiques publiques ou par les branches professionnelles, ou sur les effets des réformes mises en oeuvre pour généraliser la professionnalisation des formations et des diplômes. À partir de ces questions, cet ouvrage invite à une réflexion sur ce qu'engage l'appel à la performance productive imposé aux diplômes: à ceux qui les élaborent, qui y forment comme à ceux qui les détiennent.
En 2011 le certificat d'aptitude professionnelle (CAP) a eu cent ans. Comparé au baccalauréat bicentenaire, c'est peu ; mais par rapport à bien d'autres diplômes, y compris le célèbre certificat d'études primaires, cette longévité est remarquable. Qui, au début du XXe siècle, aurait envisagé un tel destin pour un diplôme professionnel alors novateur, mais fortement discuté ? Certes. en cent ans, le CAP a connu maintes métamorphoses et son histoire est tout sauf linéaire et tranquille. Mais il semble encore promis un bel avenir, tant il a une capacité à passer à travers les gouttes des multiples réformes scolaires, dont certaines avaient clairement envisagé sa disparition. Diplôme à vocation professionnelle, créé pour certifier la qualification ouvrière et employée, le CAP a toujours fait l'objet de polémiques. Trop scolaire pour certains employeurs ou secteurs d'activité, trop professionnel aux yeux des enseignants du secondaire, ou encore trop spécialisé ou trop généraliste, il a subi des critiques incessantes, moins liées à son contenu, ses objectifs ou ses publics, qu'à la définition même de ce que doit être un diplôme professionnel sous tutelle de l'Education nationale. Les questions posées au moment de la création de ce diplôme en 1911, puis celles qui ont émaillé le cours de son histoire, sont en effet semblables aux interrogations que suscite de nos jours l'avenir du baccalauréat professionnel, du brevet de technicien supérieur (BTS), de la licence ou encore du master. Quand tous les diplômes ou presque sont supposés être "professionnels" et préparer spécifiquement à l'emploi, leur curriculum, l'organisation de la formation, l'équilibre entre école et entreprise, et leur reconnaissance sur le marché du travail, etc., posent inévitablement questions. A ce litre, le CAP est emblématique des conflits et compromis que génèrent la mise en place et le devenir d'un diplôme professionnel quel qu'il soit. C'est l'ensemble de cette actualité dont rend compte cet ouvrage pluridisciplinaire, le premier consacré au CAP, un diplôme toujours vivace, à la fois "lieu de mémoire" de la formation des ouvriers et des employés et enjeu d'avenir, pour mieux comprendre les rapports entre apprentissages professionnels, certifications et société.
En gagnant contre les partis et en ignorant les syndicats, Emmanuel Macron aurait tué les corps intermédiaires. Or, c'est parce que les corps intermédiaires n'existaient déjà plus qu'Emmanuel Macron a été élu. Et c'est parce qu'ils ne représentaient plus la société civile que les Gilets jaunes ont été possibles. Ceux-ci n'abattent pas le modèle français, ils prospèrent sur ses décombres ! Dans ce monde d'après la social-démocratie, d'autres rapports sociaux prennent le relai. De nouveaux intermédiaires s'affirment ? avocats, coachs, médiateurs ou psys, même youtubeurs. Des formes beaucoup plus directes, imprévisibles et radicales de conflits s'imposent. Syndicats et partis doivent revoir leur manière de représenter ces citoyens-consommateurs-contribuables-travailleurs qui les ont rejetés. Nous sommes entrés dans un autre moment de notre histoire. Denis Maillard décrypte cette mutation récente, mais profonde, de la société française, pour tous ceux qui cherchent à la comprendre pour la domestiquer.
De 1850 à 1914, les arts décoratifs fleurissent dans toute l'Europe pour orner notamment bâtiments privés ou publics. Les cages d'escalier, lieux de représentation par excellence, sont un thème privilégié pour les architectes qui les conçoivent avec un grand souci de détail. En Suisse romande, dans les immeubles locatifs, un riche patrimoine, très souvent méconnu, témoigne de cet âge d'or des arts appliqués. Pourtant ce n'est qu'à partir des années 1980 que ce patrimoine devient sujet d'étude et qu'il commence à faire l'objet d'inventaires. Cet ouvrage, fruit de la collaboration d'un photographe et de six spécialistes - historiens de l'art, de l'architecture et des techniques, ethnologue, restauratrice d'art - offre une complémentarité de regards et de connaissances. Corpus qui se donne à voir et qu'il faut apprendre à regarder, il propose une lecture en plusieurs temps. Les photographies mettent en valeur et révèlent les cages d'escalier, les textes dialoguent avec les images, leur donnent du relief et conduisent ainsi le regard du lecteur. La trentaine de cages d'escalier illustrées ont été choisies à travers toute la Suisse romande pour leur intérêt historique, leur beauté architecturale et décorative, l'intégrité de leur décor, leur caractère d'exemplarité ou la réussite de leur restauration, et cela en accord avec leur propriétaire. Si leur présentation constitue le point fort du livre, les auteurs les insèrent dans un contexte plus large en retraçant l'histoire de l'escalier, en soulignant combien son thème a inspiré la littérature et le cinéma et en abordant, de manière thématique, les métiers et les hommes qui se cachent derrière chacune des techniques décoratives présentes dans la cage.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.