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Les Cultural Studies : au-delà des politiques des identités
Maigret Eric ; Martin Laurent
BORD DE L EAU
24,00 €
Épuisé
EAN :9782356877451
Cet ouvrage, issu des actes d'un colloque de Cerisy, explore les théorisations les plus récentes en cultural studies (études culturelles), courant de recherche transdisciplinaire repérant le surgissement conflictuel du nouveau, les sites de contestation où prolifèrent des alternatives aux rapports de pouvoir cristallisés, en particulier dans les formes culturelles. Les cultural studies accordent une place centrale à la question des identités. Elles ont enrichi les travaux sur ces dernières en démontrant, tout d'abord, l'importance des politiques de différences, ensuite, l'hétérogénéité des individus et des groupes, construits par des discours, pratiques et positions qui ne coïncident pas nécessairement, enfin, la possibilité d'un cosmopolitisme par le bas. En se confrontant aux craquements des cadres nationaux, postcoloniaux et de genre, qui engendrent de puissants effets de backlash, en débattant des modèles posthumains et du tournant ontologique, qui conduit à ne plus séparer humains et non-humains, les recherches actuelles abordent de nouvelles frontières. Pour répondre aux réaménagements théoriques comme politiques, s'agit-il pour les cultural studies de verser intégralement dans les paradigmes posthumains ? Face aux enjeux d'égalité de sexe, de genre, classe et de race, de quels outils disposent-elles aujourd'hui ? Quels sont les rapports entre les disciplines scientifiques traditionnelles et les cultural studies, singulièrement en France ? Ce panorama diversifié des débats que traversent et/ou mettent en forme les cultural studies, de leur(s) généalogie(s) comme de leurs effets sur les disciplines, se veut à la fois synthétique, didactique et heuristique.
Alizart Mark ; Hall Stuart ; Macé Eric ; Maigret E
Né en 1932 à Kingston, en Jamaïque, Stuart Hall est une des figures les plus marquantes du monde anglophone. Il s'est d'abord illustré à Oxford dans les années 1950, en fondant avec Raymond Williams la New Left Review, revue d'inspiration marxiste qui a puissamment contribué au renouveau de la pensée socialiste et critique. Dans les années 1960 et 1970, il a assuré la direction du Center for Contemporary Cultural Studies de Birmingham, tête de pont des cultural studies qui ont profondément transformé la pratique des sciences sociales en Grande-Bretagne, puis aux Etats-Unis. Il a également contribué à l'essor des études postcoloniales en menant une réflexion, en partie autobiographique, sur la représentation des minorités noires au Royaume-Uni. L'entretien conduit par Mark Alizart qui constitue le c?ur de ce livre, réalisé à l'occasion de l'exposition Africa Remix au Centre Pompidou en 2005, en partenariat avec le musée du quai Branly, est précédé d'une biographie intellectuelle introductive, rédigée par Éric Macé et Éric Maigret, qui souligne l'actualité de Stuart Hall et les enjeux de sa traduction en France, et est accompagné d'une bibliographie commentée. Ce livre à plusieurs voix voudrait ainsi rendre justice à une ?uvre fondamentale - située au c?ur de la conjoncture et des débats contemporains sur la culture, les médias, les identités, la postcolonialité et la mondialisation - en la donnant à lire pour la première fois au public francophone. Il inaugure la collection Méthéoriques, destinée à travers essais et entretiens à faciliter l'accès des lecteurs aux travaux des théoriciens critiques de notre temps, et est publié parallèlement à Identités et Cultures, Politique des cultural studies, un recueil d'écrits de Stuart Hall parmi les plus importants, réunis par Maxime Cervulle en collaboration avec leur auteur.
Résumé : L'importance croissante des activités de la communication a suscité, ces dernières années, une importante littérature : cet ouvrage a pour ambition de présenter une synthèse accessible, mais complète, des savoirs sur ce domaine. Au-delà d'un secteur médiatique de plus en plus diversifié (télévision, presse, Internet; etc.), le développement des activités de communication dans de nombreux domaines de la société (communication d'entreprise, publicité, relations publiques...), a conduit à professionnalisation des métiers de l'information-communication, et les cursus universitaires consacrés à ce domaine se multiplient. Ce recueil de 21 notices,. rédigées par des spécialistes des domaines couverts, présente d'abord les grandes théories de la communication et des médias de masse. Ce sont ensuite les grandes. activités de communication qui sont examinées a travers l'articulation entre les outils dont elles disposent et leurs effets, réels ou supposés. Cet ouvrage invite enfin à une meilleure connaissance du fonctionnement des médias, qu'il s'agisse des médias traditionnels, audiovisuels ou presse, ou encore des nouvelles technologies de la communication.
La concentration des médias atteint un point sans équivalent. Internet bouleverse le rapport des industries aux représentations. Mais si les populations profitent des opportunités de démocratisation médiatique, elles subissent aussi des effets de ré-instrumentalisation. Plus déroutant encore, une fraction importante de ces populations se tourne vers des formes de contestation qui débouchent sur la xénophobie et le racisme. Ce livre prend la mesure du télescopage entre épuisement des récits politiques classiques, prolifération des moyens de communication et développement des capitalismes globalisés, qui sapent les formes stables d'échange et de coopération.
Résumé : On ne se lasse pas de se repasser le film présidentiel et ses séquences déjà "cultes": Sarko-Iznogoud, Sarko-UMP et Sarko-Jaurès-Môquet, Sarko-In-Love et Sarko-Alone... Omniprésent sinon omnipotent, surexposé, hyperactif, Sarkozy est bien cet " Hyperprésident " aux identités démultipliées dont l'avènement est célébré ou critiqué par de nombreux observateurs. Homme de pouvoir d'un nouveau genre, il est le produit d'une époque qui réclame les people autant qu'elle les dévore. Cette énergie, ce goût du contact et cette mise en scène du pouvoir sont les instruments d'un projet politique sur le fil du rasoir, pour une France gravement ankylosée. Ce court essai, non dénué d'humour, va beaucoup plus loin dans l'analyse que tout ce qui a été proposé jusqu'à présent. Grille de lecture du sarkozisme, il nous aide à mieux comprendre ce qui nous attend.
Comment les acteurs, dans le cadre de leur travail, définissent et perçoivent la rationalité économique et quelle place occupe-t-elle dans le rapport au travail ? A partir de deux univers opposés apriori, le secteur de l'industrie automobile et l'hôpital public, cette recherche tente de comprendre ce que l'économie fait au travail. Elle appréhende la rationalité économique comme une composante de l'activité et analyse comment les acteurs l'intègrent, s'en arrangent ou la contestent. Les deux univers retenus proposent différentes facettes de la rationalité économique, tour à tour perçue comme une entrave au travail, elle abime l'activité ; comme une de ses composantes qui ne saurait supplanter les règles de l'art et les savoirs faire ; et enfin comme une dimension morale qui permet de mettre fin à l'activité, elle fixe les limites entre ce qui est raisonnable et ce qui ne l'est pas. Ces trois manières d'éprouver la rationalité économique se combinent plus qu'elles opposent. Elles viennent d'abord rappeler que le rapport au travail n'est pas seulement donné par des éléments objectifs de la situation. Le travail est aussi le fruit de l'action des acteurs capables de rendre compte de ce qu'ils font.
Tantôt décrié, tantôt encensé, le revenu de base apparaît comme l'une des principales utopies d'un XXIe siècle où la fin de la croissance économique, les mutations du travail et les transformations de la société nous obligent à réviser nos logiciels de pensée. Loin de n'être qu'un phénomène de mode, le revenu de base s'inscrit dans une tradition historique ancienne qui prend sa source dans la Révolution française. Une ligne de force est ainsi repérable sur deux siècles, qui alterne lueurs et éclipses, pour proposer des solutions aux défis de nos sociétés, successivement : la question agraire, la révolution industrielle et la société postindustrielle. Timothée Duverger suit ainsi la piste du droit au revenu et se concentre en particulier sur les trois grandes démocraties libérales, la France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis. Il croise tour à tour le radicalisme britannique, le socialisme utopique au XIXe siècle, les propositions de crédit social puis de dividende social dans l'entre-deux-guerres en Grande-Bretagne, le débat sur l'impôt négatif dans les Etats-Unis des années 1970, l'essor d'un mouvement européen autour de l'allocation universelle dans les années 1980, l'émergence contemporaine du débat en France, avant de terminer ce voyage par un tour du monde des expérimentations. A l'issue de cette exploration, une conclusion s'impose : le revenu de base, quels que soient sa forme, le moment ou le lieu où il est conçu, interroge toujours nos sociétés démocratiques et l'autonomie de l'individu dans une reconfiguration permanente des rapports entre l'économie et la société. Le revenu de base se présente bien comme l'une des utopies à expérimenter pour ouvrir une brèche vers le nouveau monde qui tarde à naître.
Pourquoi et comment les jeunes reviennent-ils vivre au domicile de leurs parents ? En quoi ce retour est-il ou non la marque d'un échec sur la voie de l'indépendance ? Auparavant, lorsque les jeunes quittaient le domicile parental pour voler de leurs propres ailes, il s'agissait d'un départ définitif qui marquait l'entrée dans l'âge adulte. Tel était du moins le modèle français. En quoi le retour est-il significatif d'un changement dans ce modèle ? Comment décrire, comprendre et analyser ce changement dans le parcours des jeunes ? En quoi le retour remet-il en question la capacité d'autonomie des individus concernés ? L'auteure apporte un éclairage nouveau sur ce phénomène pour trois raisons essentielles : Premièrement, elle situe le phénomène français dans le contexte international. Deuxièmement, elle met en lumière des parcours sous-tendus par des logiques, non seulement économiques, mais aussi affectives, en décrivant les processus vécus au moment des retours du point de vue des jeunes et de leurs parents. Ressentent-ils les uns et les autres un sentiment d'échec ? Comment les jeunes s'autonomisent-ils ? Comment se passe la cohabitation intergénérationnelle ? Enfin, le livre s'interroge sur la considération que les politiques publiques devraient accorder à ce phénomène qui met en lumière les inégalités sociales au sein de la jeunesse.
Ovnis, enfants indigo, agroglyphes (Crop Circles), Petits-Gris, Géants du passé, artefacts antédiluviens, Mu, Reptiliens, pyramides en Antarctique, anges, Hyperboréens, Terre creuse, Pléiadiens, abductions, yéti (almasty, bigfoot), Shambhalla, channelling, Vénusiens, Atlantide, Mantes (Mantis), bases US secrètes à technologie Alien, Illuminati, planète X, êtres de la nature (élémentaux), Ummites, mégastructures lunaires, sirènes, énergie libre, Agartha, réincarnation, Hubrides, orbes... Le réseau planétaire Internet met en contact des témoignages ou expériences insolites, que l'on dit "extraordinaires ". Montent en puissance des nouvelles croyances qui heurtent nos préjugés les plus fondamentaux, touchant à ce qui est réel ou irréel, possible ou impossible. Cette déstabilisation est un défi pour la philosophie d'aujourd'hui, non pour pointer la "démocratie des crédules", travail déjà fait et bien fait, ni, à l'inverse, pour accréditer des récits extravagants, mais pour redéployer par degrés et sur nouveaux frais une confiance dans le réel telle que l'esprit puisse s'ouvrir à l'"impossible".