La Révolution est au coeur de très nombreuses pièces et misesen scène, en France, en Allemagne en URSS et ailleurs, duXVIe au XXe. siècle. Si celles-ci se concentrent souvent sur laRévolution française et la Révolution bolchevique, elles n'ennégligent pas pour autant d'autres épisodes révolutionnaires.Une telle richesse impose de questionner les modalitésspécifiques, mises en oeuvre par le théâtre face à cetévénement si particulier. Lorsque les écrivains se saisissent del'histoire. dans quelle mesure participent-ils à la constructionou la déconstruction de mythes? En outre, le théâtre est le lieuprivilégié de rencontres démultipliées: celle, comme pour touttexte écrit, entre le temps de l'action (historique) et le temps dela narration. niais aussi, et c'est la spécificité du théâtre, celleentre le temps de l'auteur et le temps du metteur en scène, letemps des acteurs et le temps du public. Le théâtre est le lieudu dialogue. de la confrontation, voire du choc entre lesépoques et les imaginaires, les désirs et les angoisses. lesexpériences et les échecs. Le présent ouvrage se veut unespace de réflexion aussi bien sur les écritures théâtrales de larévolution que sur les révolutions au théâtre, que ces écrituresrendent nécessaires et souvent anticipent. Au fil descontributions, le théâtre se dévoile dans ses multiples formeset les diverses fonctions qu'il est susceptible de s'attribuer:fonction militante ou didactique, mais aussi informative etdocumentaire. Au travers des différents points de vue, uneconstante demeure: une certaine nostalgie et un rêve éternelde révolution, accroché peut-être? à la croyance en un progrèspossible de l'humanité.
La biographie dessinée d'une des personnalités les plus importantes du XXe siècle, dont l'actualité reste, un siècle plus tard, toujours brûlante. Freud, une valeur sûre de l'édition. Psychanalyste, historienne et sociologue, Corinne Maier est une auteure très connue des libraires grâce à deux best-sellers (Bonjour paresse et No Kid). Un univers graphique inspirant, onirique, très « Vienne des années 1920 ». Chaque case est un voyage amusant et psychédélique dans lemonde freudien.Je suis aussi connu que Shakespeare ou Einstein. J'ai plus de trois millions de références sur Google... Mon nom est Sigmund Freud, et j'ai inventé la psychanalyse. Rien que ça!Petit, déjà, je rêvais d'être explorateur, comme le général carthaginois Hannibal. C'est dans laVienne du début du XXe siècle que je découvre un continent encore inexploré: l'esprit humain.J'ai la passion de guérir et je traque l'inconscient partout où il est. En toute modestie, je vous le dis: « Je cherche à libérer l'humanité! »
Si la France est un paradis pour les touristes, y vivre est bien souvent une vraie galère. Il faut se battre pour se loger, supplier pour travailler, désamorcer tous les pièges d'une société bloquée et supporter des leçons de morale à tous les carrefours. "Je crois que ça ne va pas être possible", nous répètent des bataillons d'aigris. Et, en effet, rien ne l'est. Surtout depuis que la liberté, l'égalité et la fraternité ont été kidnappées par le travail, la maternité et l'identité nationale. "La France, on l'aime ou on la quitte", nous dit Nicolas Sarkozy. Prenez-le au mot, faites vos valises! S'installer à l'étranger est à la mode: deux millions et demi de Français ont déjà quitté le pays, et leur nombre ne cesse d'augmenter... Ce pamphlet plein d'humour et très informé vous donne toutes les raisons de partir tout de suite. Nourri par du vécu et mené par une plume alerte, Tchao la France s'adresse à tous ceux, de plus en plus nombreux, qui maugréent: "Quel pays à la con." Et l'auteur des best-sellers Bonjour Paresse et No Kid sait de quoi elle parle puisqu'elle a quitté la France depuis quatre ans pour vivre à Bruxelles.
Essai bonnet de nuit ou manuel de management ? Non. Bonjour paresse est là pour dire enfin la vérité. Et la voici : la grande entreprise, personne n'y croit plus. La foi nous a quittés, nous autres naguère chevaliers combattants de l'Ordre de la Firme. A présent les cadres moyens, petits boulons dans une machine jargonnant un sabir grotesque, n'attendent qu'une chose : la solde à la fin du mois. Mais alors, que faire ? Rien surtout ! affirme ce livre. Soyons individualistes et inefficaces en attendant que ça s'effondre et qu'une nouvelle société advienne où chacun cultivera son jardin tout en conservant un à-côté accessoire dans une grande structure, en vue d'obtenir une petite feuille de paie indispensable à la survie.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.