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L'obscène. La mort à l'oeuvre
Maier Corinne
ENCRE MARINE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782909422794
L'Obscène, qu'est-ce que c'est? Une scène sexuelle pornographique, l'agonie d'un enfant, montrés à la télévision ou dans un magazine? Est-ce tout simplement cela, l'obscène? Le répugnant, l'exhibé, le choquant? L'origine du mot est obscure, ses utilisations variables dans le temps, sa perception fluctuante selon la sensibilité de chacun. Autant dire que l'obscène se glisse dans la langue sans y avoir été invité, et sans que personne soit en mesure de l'épingler à une chose. C'est ce qui fait tout l'intérêt et le mystère de ce mot interlope qui se trouve ? quel paradoxe ? quasiment vierge! Vierge? Plus maintenant! Ce livre mène l'enquête et traque l'obscène, en s'appuyant sur la psychanalyse (Freud et Lacan), mais aussi sur des penseurs tels que Bataille, Baudrillard, Derrida, Sartre? C'est par fulgurances que des pistes se précisent, entraînant le lecteur de la « viande » du peintre Francis Bacon aux provocations du cinéaste Pasolini, de la gorge d'une Irma soignée par Freud aux souliers laissés par Van Gogh, de La Raie peinte par Chardin aux dissections du père de Gustave Flaubert en passant par la charogne de Monsieur Valdemar, héros d'Edgar Poe? À travers ces vignettes et quelques autres, L'Obscène, la mort à l'?uvre constitue une véritable traversée qui, de notre mot énigmatique, dévoile les véritables coordonnées: la mort et l'art. Et il montre qu'il ne saurait y avoir d'art sans ce point d'abject et de déréliction qui gît au c?ur du beau et qui a pour nom: l'Obscène.
1. L'accouchement : une torture / 2. Trop cher/3. L'enfant : un tue-le-désir/4. L'occuper : un casse-tête..." Enfin, quelqu'un ose écrire ce que la plupart des parents pensent tout bas... lorsque leur progéniture est couchée ! Dans cet ouvrage jubilatoire et politiquement incorrect, Corinne Maier s'attaque à l'un des tabous les plus intouchables de notre société : l'enfant. Lassée par les discours conformistes et la littérature abondante louant les joies de la maternité ou la parentalité rayonnante, l'essayiste rebelle dégaine quarante bonnes raisons de ne pas succomber à la tentation de l'enfantement.
Essai bonnet de nuit ou manuel de management ? Non. Bonjour paresse est là pour dire enfin la vérité. Et la voici : la grande entreprise, personne n'y croit plus. La foi nous a quittés, nous autres naguère chevaliers combattants de l'Ordre de la Firme. A présent les cadres moyens, petits boulons dans une machine jargonnant un sabir grotesque, n'attendent qu'une chose : la solde à la fin du mois. Mais alors, que faire ? Rien surtout ! affirme ce livre. Soyons individualistes et inefficaces en attendant que ça s'effondre et qu'une nouvelle société advienne où chacun cultivera son jardin tout en conservant un à-côté accessoire dans une grande structure, en vue d'obtenir une petite feuille de paie indispensable à la survie.
L'annonce d'emploi a été publiée dans Le Monde deux mois après mon licenciement. Ce poste d'économiste, c'était le mien. J'ai été virée par EDF parce que je ne fichais rien. Il ne faut pas dire que le salariat est la forme moderne de l'esclavage ; moi, je l'ai dit dans Bonjour Paresse, j'ai persisté et signé : haro sur la vilaine. J'ai décidé de répondre à l'annonce d'EDF. J'ai envoyé une première lettre au recruteur. Des amis, mais aussi des inconnus ont, eux aussi, écrit des lettres. Des lettres de " motivation " de toutes sortes ont été envoyées, sérieuses, décalées, loufoques. Pas de réponse ? Peu importe. Ce qui compte, c'est que tout cela ait donné lieu à un mini-happening posant des questions sur l'entreprise, l'emploi, la France. Le but ? Faire rire et dresser, de façon pointilliste, un véritable portrait de notre époque. " C. M.
Pasteur (1822-1895) est sans aucun doute le savant français le plus connu au monde. Les innombrables rues Pasteur, avenues Pasteur, lycées Pasteur, instituts Pasteur, le montrent. De son vivant déjà, il a été intronisé comme grand homme : son jubilé, à l'occasion de ses soixante-dix ans, a donné lieu à une imposante cérémonie au grand amphithéâtre de la Sorbonne. « Immortalité », « génie », « vénération », « il a sauvé non des vies humaines, mais la vie humaine », tels sont alors les mots qui accompagnent son élévation. Car Pasteur, c'est d'abord un mythe, construit par le Second Empire puis par la Troisième République. Cette dernière rend un véritable culte à ce saint laïque : monument à sa gloire, funérailles nationales en 1895, sans oublier les cérémonies du centenaire de sa naissance, du cinquantenaire puis des cent ans de sa mort. Ce livre met l'accent sur l'homme, Louis Pasteur, comme inséparable d'une véritable épopée de science. Qui donc est ce savant, dont le désir de savoir jamais assouvi a été le fer de lance d'une science et d'une médecine nouvelle ? Quelle est cette force qui le constitue dans le mouvement même de chercher ? Pour en savoir davantage sur Pasteur, ce véritable révolutionnaire qui change la physionomie du monde, il faut lui donner la parole. Comment ? En ouvrant les ?uvres du savant, en parallèle avec sa correspondance Car Pasteur a énormément écrit : c'est parce qu'il est, aussi, un écrivain, qu'il convient de le prendre au mot. Pasteur, c'est avant tout une oeuvre, et une oeuvre prolifique : le vaccin contre la rage, la lutte contre la diphtérie, l'étude des microbes, c'est lui ; cet homme qui a régénéré, créé la nouvelle médecine, la nouvelle biologie, la nouvelle hygiène...
Le terme "technoscience", abondant dans les discours militants et journalistiques, absent des discours internes aux pratiques scientifiques, parfois utilisé par des philosophes ou des sociologues, est récent. Le substantif apparaît au milieu des années soixante-dix. Il est souvent chargé d'affects et d'une axiologie implicite: il constitue souvent une arme de lutte (nommer les phénomènes techniques et/ou scientifiques de ce nom c'est déjà, dans bien des contextes, les "dénoncer" ), mais est-il aussi le lieu d'une élaboration conceptuelle précise et consistante pour accueillir ce qui nous arrive et qu'on désigne ainsi? Et ce qui nous arrive sous ce nom est-ce, localement, une reconfiguration de la représentation des rapports entre sciences et techniques, ou bien aussi, plus largement, une manière nouvelle d'expérimenter quelques énigmes fondamentales (comme celle de l'Invention, ou bien encore celle de la Puissance)? On veut manifester dans ce livre l'ambiguïté fondamentale d'une "figure" aux facettes multiples - la technoscience -, qui traverse les registres de l'épistémologique, de l'économique et du politique,, pour assumer des inflexions proprement métaphysiques et même eschatologiques.
Toute ma philosophie a sa source dans mon coeur" écrit Vauvenargues ; et Auguste Comte affirme "la prépondérance du coeur sur l'esprit" et entend instaurer le "règne du coeur". De là, ces Conversations avec Vauvenargues, Auguste Comte et d'autres auteurs, autour de la notion de coeur - comme ce qui dans l'homme est le plus sensible à autrui, à sa peine, à sa souffrance - et autour de tous les sentiments ou vertus qui ont leur racine dans le coeur, telles que la fidélité, la gratitude, la ferveur, la pitié, la générosité, l'admiration, mais aussi et surtout l'amitié et l'amour.
Quand point l'année nouvelle, chacun se soumet au cérémonial des voeux, interminables et impersonnels (la sacro-sainte triade santé-bonheur-réussite !), auquel se greffe la tragi-comédie des grandes résolutions dans une cascade déprimante de ne plus dont rien ou presque ne subsiste quelques jours après. S'y ajoutent les rituels et les folklores qui, sous toutes les latitudes et dans toutes les cultures humaines, leur font écho. Chacun s'y prête à chaque fois (cette répétition donne le vertige) avec un enthousiasme qui décroît en général au fil des ans. Et si, à l'heure d'entrebâiller la porte de Janvier, qui restera close un an encore, il devenait urgent et même vital de lever les yeux du compte à rebours universel pour passer du trompe-l'oeil de la carte de voeux et de la vraie-fausse résolution au rendez-vous enfin pris avec soi-même ? Et si dire oui, faire oui à la manière nietzschéenne, c'était simple comme le Nouvel An ? Telle est l'invitation philosophique que ce livre, écrit dans une langue volontairement accessible au plus grand nombre sans rien céder sur le fond de la pensée, adresse à toutes celles et à tous ceux qui souhaitent ne pas laisser filer indéfiniment, année après année, l'occasion de devenir ce qu'ils sont.
Le premier livre d'André Leroi-Gourhan, publié en 1936, méritait bien une seconde édition. La Civilisation du renne, dédiée à Marcel Mauss, est certes un livre de jeunesse, comme le pointe Lucien Febvre, mais c'est aussi un livre-promesse, un livre-jalon, car l'ambition extrême de l'auteur, alors âgé de 25 ans, le pousse à multiplier les incursions dans un nombre considérable de disciplines (géographie, ethnologie, technologie, préhistoire, orientalisme) qu'il entend coordonner afin d'étudier, en dépit de l'éloignement temporel et du déplacement des milieux climatiques, trois époques d'une même culture du renne en milieu arctique (toundra-taïga) : dans l'Europe du Pléistocène, chez les Eskimos actuels, chez les peuples qui ont domestiqué l'animal. Le livre est impressionnant par "une masse de faits et d'idées à méditer, et de perspectives singulièrement larges sur le plus lointain passé de l'humanité" (Febvre encore). II annonce tant les maîtres-livres de l'auteur sur la technologie, que son livre illustré sur la Préhistoire de l'art occidental (1965) ou encore son chef d'oeuvre qui sut toucher un large public cultivé au-delà des spécialistes, Le Geste et la parole, dans lequel l'auteur interroge l'avenir de l'homme en prenant appui sur son passé à l'échelle paléontologique.