Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Théâtre...
Maïakovski Vladimir
Grasset
6,95 €
Épuisé
EAN :9782246173229
Toute la poésie de Maïakovski est habitée par le théâtre. Depuis Vladimir Maïakovski, tragédie, Le nuage en pantalon et Mystère-Bouffe, il ne cesse de dresser le spectacle du moi lyrique, aux prises avec la tragédie héroïque et joyeuse de sa lutte contre la petitesse de la vie, sur la scène de la Russie, du monde, de la guerre, de la Révolution, de l'histoire et même des siècles à venir... Ce volume présente une nouvelle traduction de ses grandes pièces, Bains publics et La Punaise, ainsi qu'une pièce inédite en français : Moscou bride. Dans ces pièces à grand spectacle pour un public de masse, conçues comme un super théâtre d'agit-prop (pour lesquelles il a collaboré notamment avec Meyerhold et Chostakovitch), on retrouve la jubilation féroce de Maïakovski, sa verve, son invention permanente qui mêle la satire la plus forte et l'anticipation la plus audacieuse, dans un maelstrüm d'images proches de la bande dessinée et de l'esthétique des affiches Rosta qu'il peignait lui-même pendant les années de la guerre civile. Moscou brûle, écrite l'année de son suicide, est la découverte de ce volume. Elle a pour thème l'évocation de la révolution de 1905 et de la répression qui s'en est suivie. Maïakovski a écrit deux versions de cette pièce jamais jouée en France et qui sont reproduites ici. La traduction et la présentation sont de Claude Frioux, l'un des meilleurs spécialistes actuels de Maïakovski, d'Irène Sokologorsky et tic Marianne Gourg.
Maïakovski Vladimir ; Deluy Henri ; Rodtchenko Ale
Pro eto (De ça), grand poème épique, est certainement le chef-d'?uvre de Maïakovski. Ecrit lors d'une période de crise amoureuse (il rencontre à ce moment-là des déconvenues dans sa relation avec Lili Brik), mais aussi politique (avec la naissance de la NEP, c'est la question du devenir de la Révolution russe qui se pose), il fait surtout l'aveu d'une crise poétique profonde et magnifique. Ce poème est augmenté de trois autres longs poèmes, La flûte des vertèbres, j'aime, qui est une autobiographique lyrique et heureuse, et Lénine. Commencé avant la mort de Lénine et achevé après, Maïakovski y réaffirme son attachement à la Révolution et son refus de toute forme d'idolâtrie. Le Temps des Cerises réunit donc ces trois textes accompagné des collages de Rodtchenko, emblématiques du constructivisme russe, et de reproductions des éditions originales des poèmes de Maïakovski.
Lorsqu'il achève Le Nuage en pantalon en 1915, Maïakovski vient d'avoir vingt-trois ans. Il se douve au coeur de l'art moderne naissant, intimement lié à l'entreprise futuriste. De ce Nuage, né d'un dépit amoureux, Maïakovski dira: « Je le considère comme le catéchisme de l'art moderne: à bas votre amour, à bas votre art, à bas votre société, à bas votre religion - ce sont les quatre cris des quatre parties. »
A seize ans, Vladimir Vladimirovitch Maïakovski (1893-1930) fit la connaissance des prisons du tsar de toutes les Russies pour propagande sociale-démocrate. A vingt ans, il publiait son premier recueil de poèmes: Moi! et faisait représenter sa première pièce Vladimir Maïakovski à Pétersbourg. Elle fut "sifflée à y percer destrous", notera-t-il dans son autobiographie. A vingt-cinq ans (1918), la Maison de Petrograd lui commande le Mistère-Bouffe: "Mistère, c'est ce que la Révolution a de grand. Bouffe, ce qu'elle a de comique." En 1921, il écrit la Punaise. La pièce est fort mal accueillie par la presse idéologique et acclamée en public. En janvier 1930, la Grande Lessive dénonce la bureaucratie. C'est l'échec. Trois mois plus tard, Vladimir Maïakovski se suicidait. Applaudissements ni huées n"avaient manqué à ce poète futuriste, provocateur entré vivant dans la légende, auteur d'un théâtre prophétique, aujourd'hui par tous reconnu."
Ce volume rassemble le texte intégral des premiers poèmes de Maïakovski "Vladimir Maïakovski" (Tragédie) ; "Le Nuage en pantalon ; "La Flûte des vertèbres" ; "La Guerre et le monde" ; "L'Homme".
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.
En 2016, Alain Mabanckou a occupé la Chaire de création artistique du Collège de France. C?était la première fois qu?un écrivain africain était amené à y enseigner la littérature et la culture si souvent dédaignées du « continent noir ».Alain Mabanckou est l?héritier de l?histoire littéraire et intellectuelle de l?Afrique, qu?il retrace dans ces Huit leçons sur l?Afrique données au Collège de France. Croisant la stylistique et la vision politique, envisageant la littérature mais aussi le cinéma et la peinture, les Leçons d?Alain Mabanckou sont une nouvelle façon de visiter la francophonie, matière moins conventionnelle que son nom ne pourrait l?évoquer. La France n?est pas le seul centre de gravité de ce monde-langue. De « Y?a bon » à Aimé Césaire, la lutte a été longue pour passer « des ténèbres à la lumière », et c?est une vision apaisée des rapports de la culture africaine au monde que ces Huit leçons proposent.Loin d?être en concurrence avec la culture française, la culture noire, d?Afrique, de Haïti ou d?Amérique, l?enrichit. « La négritude n?est pas essentiellement une affaire de Noirs entre les Noirs, mais une façon de reconsidérer notre humanisme. »Le livre est enrichi d?un avant-propos inédit et de deux interventions d?Alain Mabanckou sur l?Afrique, dont sa fameuse lettre ouverte au président de la République sur la francophonie.Notes Biographiques : Finaliste du Man Booker International Prize, prix Renaudot 2006 pour Mémoires de porc-épic (Le Seuil), Alain Mabanckou est l'auteur de plusieurs romans à succès traduits dans le monde entier, dont Verre Cassé (Le Seuil, 2005), et d?essais comme Le monde est mon langage (Grasset, 2016). Depuis une quinzaine d?années il réside à Los Angeles où il est professeur titulaire de littérature d'expression française à l'Université de Californie -Los Angeles (UCLA).
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".