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Vers la liberté
Mahmoody Mahtob ; Tronchet Aurélie
POCKET
9,00 €
En stock
EAN :9782266239387
Extrait Extrait du prologue Au plus profond de la forêt, les ténèbres m'enveloppèrent et je pris mes jambes à mon cou. Le maigre chemin de terre qui serpentait sous mes pieds était traître et inégal. Même les arbres se liguaient contre moi, leurs branches assaillant mon corps tandis que je visais le refuge de la grotte qui était encore hors de vue. Pendant ce temps, le spectre qui me poursuivait dans les ombres gagnait du terrain... son galop, son souffle haletant m'indiquaient qu'il se rapprochait de sa proie. J'avais les poumons en feu et l'effort physique incendiait mes jambes. Jetant un coup d'oeil derrière moi, j'aperçus la lune illuminer deux yeux intenses rivés sur moi. J'aurais reconnu ses yeux entre tous. J'étais pourchassée par un renard. Regardant de nouveau droit devant moi, je repérai juste à temps une racine en travers du chemin. On aurait cru que l'arbre avançait son pied en douce pour me faire trébucher. Je titubai et perdis de précieuses fractions de secondes. Le souffle chaud et collant du renard était presque sur ma nuque. Retrouvant l'équilibre, je fonçai vers la grotte. J'avais hâte qu'elle m'enveloppe dans son étreinte protectrice. Les battements de mon coeur couvrirent un hululement lointain de chouette. À présent, je voyais la grotte. Elle était presque à ma portée. Courant plus vite que mes jambes ne pouvaient porter mon corps, je lançai un autre regard derrière moi en offrant à un arbre opportun l'occasion qu'il attendait. Je ne vis pas venir la racine qui provoqua ma chute. Elle prit mon pied au piège. Je m'écrasai à terre, sur le dos, au moment où le renard plongeait sur moi. Et soudain, tout se déroula au ralenti. J'étais étendue, impuissante, à quelques pas à peine de l'inaccessible grotte. Incapable de m'enfuir, je couvris mon visage de mes bras. Le renard, en plein vol, pattes étendues, s'apprêtait à fondre sur moi et à me déchiqueter le corps de ses crocs. La perspective du festin le faisait baver. Je me réveillai en suffoquant, tremblante, les yeux grands ouverts. Mon coeur battait à tout rompre. J'avais le front couvert de sueur. Ce n'est qu'un rêve. Ce n'est qu'un rêve, me rassurai-je. Pourtant je luttais de toutes mes forces contre mes paupières lourdes, devinant qu'à peine closes, le renard continuerait de me pourchasser. Pour l'instant, au moins, je lui avais échappé. J'inspirai profondément en inhalant l'odeur du foyer : l'arôme merveilleux des oignons confits, du riz basmati et de la menthe hachée mêlé aux parfums du thé Earl Grey, de la cannelle et des fruits de saison. J'étais chez moi. La plupart de mes nuits se ressemblaient. Le sommeil m'appelait. Je savais que c'était inévitable. Je perdais constamment la bataille : je ne pouvais rester éveillée. Le sommeil l'emportait sur mon corps épuisé. Mes yeux me trahissaient. Peu importe à quel point je voulais les garder ouverts, ils finissaient toujours par se fermer et le renard qui rôdait toujours patientait, tapi dans les ténèbres, pressé de me dévorer. Il y avait pire que le renard : le caractère inéluctable du sommeil. J'espérais reprendre la poursuite à son début. Cela me laisserait suffisamment de temps pour me forcer à me réveiller avant que le renard m'attrape. La prochaine fois peut-être, je trouverais un moyen de sauter par-dessus la racine et d'atteindre la grotte. Je serais alors en sécurité. Peut-être me débarrasserais-je ainsi une fois pour toutes de ce rêve. Et si je me rendormais pour reprendre le rêve où il s'était arrêté ? Je ne pouvais prendre ce risque. Je devais rester éveillée. --Ce texte fait référence à une édition épuisée ou non disponible de ce titre.
Asad Talal ; Brown Wendy ; Butler Judith ; Mahmood
Après l'affaire des "caricatures danoises" en 2005, maintes fois reprises dans la presse européenne, et notamment dans le journal français Charlie Hebdo, quatre universitaires américains, Talai Asad, Wendy Brown, Judith Butler et Saba Mahmood, se sont réunis pour discuter de la place, de la définition et de la perception de la religion et de la laïcité dans la pensée critique et dans nos sociétés. Parmi les questions soulevées, ils se sont demandé si toute entreprise critique ne peut se concevoir que dans un contexte laïc et, inversement, si la laïcité ne peut advenir que grâce au travail critique. Analysant les présupposés et amalgames à l'oeuvre dans les discours sur un prétendu conflit des valeurs, ils questionnent ainsi les représentations occidentales de la croyance et de la rationalité et les cadres normatifs qui les prédisposent. Les interrogations et les objections successives de ces intellectuels aux horizons d'étude divers permettent de repenser les oppositions conventionnelles entre Occident et Islam, liberté d'expression et censure, jugement et violence, raison et préjugé. Dans un style dialogique devenu rare, comme le note Mathieu Potte-Bonneville dans sa préface, les contributeurs font eux-mêmes oeuvre de critique et s'efforcent de s'écouter et de se répondre pour faire entendre une autre polyphonie pour mettre en relation divers langages culturels et s'interroger sur leurs traductions réciproques.
5 février 1986: hagardes, épuisées, Betty Mahmoody et sa fille voient flotter le drapeau américain devant leur ambassade à Ankara. Elles sont libres. Le cauchemar iranien s'efface alors peu à peu. Mais Betty devra encore braver ses peurs les plus secrètes pour raconter son histoire. Son livre, le film qui en est tiré, la rendent célèbre. Et c'est par centaines que d'autres parents, qui vivent le même drame qu'elle, lui téléphonent, démunis, désespérés. Ce sont ces histoires bouleversantes qu'a choisi de raconter cette "Mère Courage", devenue présidente de la fondation "Un monde pour les enfants". L'aventure d'hommes et de femmes qui, en Afrique du Sud, au Yémen, en Allemagne, en France et partout dans le monde défient les lois et les frontières pour l'amour de leur enfant, kidnappé par leur conjoint.
Extrait du prologueAu plus profond de la forêt, les ténèbres m'enveloppèrent et je pris mes jambes à mon cou. Le maigre chemin de terre qui serpentait sous mes pieds était traître et inégal. Même les arbres se liguaient contre moi, leurs branches assaillant mon corps tandis que je visais le refuge de la grotte qui était encore hors de vue. Pendant ce temps, le spectre qui me poursuivait dans les ombres gagnait du terrain... son galop, son souffle haletant m'indiquaient qu'il se rapprochait de sa proie.J'avais les poumons en feu et l'effort physique incendiait mes jambes. Jetant un coup d'oeil derrière moi, j'aperçus la lune illuminer deux yeux intenses rivés sur moi. J'aurais reconnu ses yeux entre tous. J'étais pourchassée par un renard. Regardant de nouveau droit devant moi, je repérai juste à temps une racine en travers du chemin. On aurait cru que l'arbre avançait son pied en douce pour me faire trébucher. Je titubai et perdis de précieuses fractions de secondes. Le souffle chaud et collant du renard était presque sur ma nuque. Retrouvant l'équilibre, je fonçai vers la grotte. J'avais hâte qu'elle m'enveloppe dans son étreinte protectrice.Les battements de mon coeur couvrirent un hululement lointain de chouette. À présent, je voyais la grotte. Elle était presque à ma portée. Courant plus vite que mes jambes ne pouvaient porter mon corps, je lançai un autre regard derrière moi en offrant à un arbre opportun l'occasion qu'il attendait. Je ne vis pas venir la racine qui provoqua ma chute. Elle prit mon pied au piège. Je m'écrasai à terre, sur le dos, au moment où le renard plongeait sur moi. Et soudain, tout se déroula au ralenti. J'étais étendue, impuissante, à quelques pas à peine de l'inaccessible grotte. Incapable de m'enfuir, je couvris mon visage de mes bras. Le renard, en plein vol, pattes étendues, s'apprêtait à fondre sur moi et à me déchiqueter le corps de ses crocs. La perspective du festin le faisait baver.Je me réveillai en suffoquant, tremblante, les yeux grands ouverts. Mon coeur battait à tout rompre. J'avais le front couvert de sueur. Ce n'est qu'un rêve. Ce n'est qu'un rêve, me rassurai-je. Pourtant je luttais de toutes mes forces contre mes paupières lourdes, devinant qu'à peine closes, le renard continuerait de me pourchasser. Pour l'instant, au moins, je lui avais échappé. J'inspirai profondément en inhalant l'odeur du foyer: l'arôme merveilleux des oignons confits, du riz basmati et de la menthe hachée mêlé aux parfums du thé Earl Grey, de la cannelle et des fruits de saison. J'étais chez moi.La plupart de mes nuits se ressemblaient. Le sommeil m'appelait. Je savais que c'était inévitable. Je perdais constamment la bataille: je ne pouvais rester éveillée. Le sommeil l'emportait sur mon corps épuisé. Mes yeux me trahissaient. Peu importe à quel point je voulais les garder ouverts, ils finissaient toujours par se fermer et le renard qui rôdait toujours patientait, tapi dans les ténèbres, pressé de me dévorer. Il y avait pire que le renard: le caractère inéluctable du sommeil. J'espérais reprendre la poursuite à son début. Cela me laisserait suffisamment de temps pour me forcer à me réveiller avant que le renard m'attrape. La prochaine fois peut-être, je trouverais un moyen de sauter par-dessus la racine et d'atteindre la grotte. Je serais alors en sécurité. Peut-être me débarrasserais-je ainsi une fois pour toutes de ce rêve. Et si je me rendormais pour reprendre le rêve où il s'était arrêté? Je ne pouvais prendre ce risque. Je devais rester éveillée.
Résumé : Utilisant des sources palies, sanscrites et chinoises inédites, Thich Nhat Hanh, en érudit et maître spirituel, restitue la vie et les enseignements de Bouddha dans toute leur humanité. Mêlant les principaux " sutras " au récit des événements, il nous livre une merveilleuse biographie, débarrassée des ornements de la légende. Mais il est aussi un merveilleux conteur : avec l'histoire du jeune bouvier Svasti, qui quitte sa famille pour suivre Siddharta, le récit prend une dimension romanesque qui séduira les lecteurs les plus jeunes comme les plus avertis.
Début 44, deux hommes exceptionnels sont arrêtés par la Gestapo et emprisonnés dans une mystérieuse forteresse allemande. L'un est médecin et vénérable d'une loge maçonnique très ancienne. L'autre est un éminent moine bénédictin. Le Reich, qui poursuit son rêve hégémonique et totalitaire, entend soumettre à son idéologie toutes les croyances qui l'ont précédé. Sous les ordres de Himmler, un service secret traque les ordres religieux, les voyants, les astrologues et les sociétés secrètes afin de leur arracher leurs pouvoirs, leurs rites et leurs techniques et de vérifier leur efficacité. Comment le franc-maçon et le chrétien, aux convictions a priori inconciliables, vont-ils s'affronter, s'écouter et s'entendre face à des tortionnaires nazis déterminés à les asservir ? Peuvent-ils sortir du piège sadique dans lequel ils sont enfermés ?
Résumé : A douze ans, tête de mule et mauvais élève, Edgar a déjà compris deux choses : Primo, qu'il vaut mieux se taire plutôt que de se faire engueuler ; deuxio : Que sa seule passion et occupation dans la vie c'est et ce sera les fleurs ! Aussi, quand Hugues et Lolly, ses parents, lui annoncent qu'ils ont décidé d'adopter un petit Péruvien, Edgar est parti sans rien dire dans son jardin arracher des mauvaises herbes. L'Inca, il allait voir ce qu'il allait voir ! Anibal, il s'appelle. Il a cinq ans ; une bouille désarmante et il ne dit pas un mot. La jalousie d'Edgar s'effiloche. Ce frère, il veut bien l'adopter lui aussi. Mais c'est la fin de l'été, Edgar est menacé d'internat à la rentrée. Finie l'amitié avec Anibal ? Impossible. C'est la fugue, direction : La cordillère des Andes...
L?Art de la guerre de Sunzi (Ve siècle avant J.-C.) est le premier traité de stratégie connu au monde. Stratège militaire du début de l?époque des Royaumes combattants (475-221 av. J.-C.), l?auteur favorise la stratégie indirecte. Classique du genre, sa compréhension dépasse le domaine militaire et peut être étendue à la plupart des domaines de l?activité humaine. L?Occident en prit tardivement connaissance à partir du XVIIIe siècle. Quant à L?Art de la guerre de Sun Bin (milieu du IVe siècle avant J.-C.), on croyait ce texte perdu depuis plus d?un millénaire, au point de douter de l?existence de son auteur et de le confondre avec son ancêtre Sunzi. Jusqu?à la découverte, en avril 1972, de lamelles de bambou, dans un tombeau des Han de l?Ouest à Yinqueshan, dans le district de Linyi, province du Shandong. Elles portaient non seulement le texte de L?Art de la guerre de Sunzi mais aussi celui de L?Art de la guerre de Sun Bin. Elles permirent de distinguer les deux auteurs, leur originalité, et de prendre enfin connaissance de l??uvre disparue. Pour la première fois en France ces deux textes sont publiés ensemble dans la traduction de Tang Jialong.