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LA CHAIR DU CHRIST. Tome 2, Commentaire et index
Mahé Jean-Pierre
CERF
24,00 €
Épuisé
EAN :9782204033862
Le " De carne Christi " est avant tout un texte à caractère fortement polémique dirigée contre Marcion, Apellès et Valentin, qui sont convaincus que le Christ ne s'est pas réellement incarné dans une chair semblable à la nôtre. Celle-ci, chargée d'impuretés et d'imperfections, ne peut convenir à celui qui vient nous révéler l'existence du Dieu supérieur qui règne sur un Univers spirituel, la vie de l'esprit consistant à être délivré de la chair. Contre ce courant religieux du IIe siècle, le gnosticisme, Tertullien élabore certaines formules qui aident à saisir l'anthropologie et la christologie qui poseront les bases de la théologie chrétienne. Chair et terre, chair et âme, finalité de l'incarnation, incarnation et péché originel, c'est véritablement un discours programme qui reflète l'élaboration théologique et philosophique au début du IIIe siècle.
Entre mer Noire et mer Caspienne, Caucase et Mésopotamie, le haut plateau arménien, dominé par le mont Ararat où se serait échouée l'arche de Noé, vit éclore l'une des plus importantes civilisations du Moyen-Orient. À la fin du VIe siècle avant J.-C., les Arméniens y fondent un puissant royaume qui devient, en 301, le premier État officiellement chrétien. Située au carrefour des grands Empires perse, romain, byzantin, puis arabe, mongol, ottoman et russe, cette terre a toujours été âprement disputée. Les brèves périodes d'indépendance de l'Arménie, entrecoupées de siècles de sujétion et d'occupation, lui ont toutefois permis de forger les armes d'une forte identité culturelle : une foi inébranlable, une écriture et une littérature exaltant la conscience nationale. Victime en 1915 du premier génocide du XXe siècle, le peuple arménien a su préserver, tant dans la mère-patrie qu'en diaspora, cette culture millénaire dont Annie et Jean-Pierre Mahé retracent avec une brillante érudition les grands jalons.
Après avoir recueilli la parole des enfants sur leurs représentations de leur expérience de placement en collectivité dans son précédent ouvrage (Désenchantement), l?auteur s?attache à écouter cette fois ce qu?ont à dire ceux qui sont du côté du « libre choix »: les grands, les adultes, les professionnels, ceux là même qui protègent, décident, organisent, encadrent, éduquent, interdisent, accompagnent, consolent, ceux qui sont là dans le quotidien de l?enfant placé. Qu?ont-ils à dire, à leur tour, ces professionnels de l?enfance en danger sur ces enfances qu?ils accueillent parce qu?elles sont en danger ou en souffrance? Qu?ont-ils à dire de l?organisation et du cadre de travail qui les entourent. Comment vivent-ils le fonctionnement de l?institution où ils travaillent, l?organisation des hiérarchies, leurs relations avec leurs équipiers, avec d?autres professionnels? Qu?ont-ils comme représentations des enfants qu?ils prennent en charge, des familles? Pourquoi ont-ils choisi ce métier? Quelles valeurs portent-t-ils avant tout? Quelles critiques ont-ils à faire sur les engagements, les fonctionnements, les organisations? Comment imaginent-ils l?avenir des institutions de l?aide sociale à l?enfance??
Voici la troisième et dernière partie du travail sur les représentations de l acte de placement dans une collectivité de l aide sociale à l enfance. Les « acteurs » sont, cette fois des parents, des familles dont l enfant est ou a été récemment placé dans un établissement public départemental. Comme pour les récits précédents nous nous appuyons sur la thématique de leur vécu propre de cette expérience particulière. Nous recueillons des représentations de père et de mère ou de référent parental confronté à la rupture, à l éloignement et à la délégation. Ces témoignages sont extrêment rares à obtenir. Qu ont-ils gardé comme souvenirs du jour du placement de leur enfant? Dans quelles conditions s est-il fait et pourquoi? Comment ont-ils été accueillis dans l établissement? Quelles relations ont-ils développé avec les professionnels qui entourent leur enfant? Quelles relations ont-ils développé avec les différents intervenants du dispositif général? En quoi cette expérience a fait évoluer ou non leur fonction parentale? Qu a-t-elle modifié dans leur existence de père et de mère, d homme et de femme. Cette expérience là est-elle une épreuve ou une chance?
Neuf récits de vie saisissants de réalisme parcourent ce livre. Ils racontent des trajectoires de vie tortueuses. Des histoires d'enfants, d'adolescents dont l'enfance s'est construite sur des sables mouvants, est devenue instable et qui parfois, à la suite d'un cataclysme, s'est effondrée. L'ensemble donne un fidèle aperçu des profils d'enfants qui passent aujourd'hui le perron de la Maison des Enfants. il donne à voir et à comprendre un peu le fonctionnement de l'aide sociale à l'enfance et, au-delà, un peu du réel de notre monde aujourd'hui.
Biographie de l'auteur Depuis plus de cinquante ans, le père Bernard Bro, dominicain, a eu la joie de dire l'Evangile sur les cinq continents, en renouvelant la prédication par l'art de la " parabole ". Il fut maintes fois copié, à son étonnement... et à sa grande joie. Professeur en théologie dogmatique pendant dix ans aux facultés pontificales du Saulchoir, puis nommé directeur des Editions du Cerf, où il promeut, entre autres, la Bible cuménique, la collection de poche " Foi vivante ", les grandes séries de théologie biblique et de théologie contemporaine ainsi que, avec le père et cardinal Congar, les commentaires de tous les textes du Concile. Chargé des Conférences de carême à Notre-Dame de Paris pendant quatre ans, responsable de la messe de la radio à France-Culture où il prêcha pendant trente-cinq ans, prédicateur pendant plusieurs dizaines d'années à la télévision, au " Jour du Seigneur " ; depuis la fondation de la chaîne de télévision KTO, auteur de plus de quatre cents émissions sous le titre " Paraboles ".
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !