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LA CHAIR DU CHRIST. Tome 1, Edition bilingue français-latin
Mahé Jean-Pierre
CERF
33,00 €
Épuisé
EAN :9782204033855
Le " De carne Christi " est avant tout un texte à caractère fortement polémique dirigée contre Marcion, Apellès et Valentin, qui sont convaincus que le Christ ne s'est pas réellement incarné dans une chair semblable à la nôtre. Celle-ci, chargée d'impuretés et d'imperfections, ne peut convenir à celui qui vient nous révéler l'existence du Dieu supérieur qui règne sur un Univers spirituel, la vie de l'esprit consistant à être délivré de la chair. Contre ce courant religieux du IIe siècle, le gnosticisme, Tertullien élabore certaines formules qui aident à saisir l'anthropologie et la christologie qui poseront les bases de la théologie chrétienne. Chair et terre, chair et âme, finalité de l'incarnation, incarnation et péché originel, c'est véritablement un discours programme qui reflète l'élaboration théologique et philosophique au début du IIIe siècle.
Depuis plus d'un millénaire, l'oeuvre du moine arménien, Grégoire de Narek (940-1003), a accompagné les fidèles de sa nation dans toutes les circonstances de leur vie. On déposait son livre sur l'autel paroissial ; on le lisait au chevet des malades pour obtenir leur guérison ; on en insérait des extraits dans la liturgie de la messe. Si l'on partait en voyage, on en recopiait quelques pages, qu'on gardait sur soi comme viatique contre les craintes et les périls. Presque inconnu en Occident jusqu'au milieu du XXe siècle, saint Grégoire de Narek a été proclamé docteur de l'Eglise universelle en 2015. Il enseigne l'art de parler à Dieu des profondeurs du coeur, en nous présentant devant lui avec une sincérité exempte de pharisaïsme. Si nous sommes tous sauvés en Christ, nous partageons solidairement toutes les fautes de nos semblables. Nous sommes tous impliqués dans la même chaîne de prières, jusqu'à la fin des temps, en une démarche de contrition profondément libératrice.
Résumé : Fils d'une déesse et d'un chasseur, le géant Amiran, baptisé de la main même de Dieu, est adopté par une famille humaine. Ni les précautions de sa mère (qui le fait naître avant terme), ni les sages conseils de ses frères adoptifs ne peuvent le soustraire à son destin. De plus en plus fort, il devient un danger pour l'équilibre des espèces et, finissant par défier Dieu, son parrain, il est enchaîné pour toujours dans une caverne au sommet d'une haute montagne. Abrsk'il est, lui aussi, un valeureux héros. Dès sa jeunesse, il se révolte contre l'autorité divine et tente de réformer la nature. Dieu le fait arrêter par de mauvais anges, qui l'enchaînent au fond d'une fosse. Les parallèles arméniens à ces deux légendes suggèrent que les Grecs ont en quelque sorte domestiqué une ancienne tradition caucasienne, pour en faire le mythe de Prométhée. De leur côté, les Iraniens ont connu la même source et l'ont intégrée à leur propre mythologie.
Voici la troisième et dernière partie du travail sur les représentations de l acte de placement dans une collectivité de l aide sociale à l enfance. Les « acteurs » sont, cette fois des parents, des familles dont l enfant est ou a été récemment placé dans un établissement public départemental. Comme pour les récits précédents nous nous appuyons sur la thématique de leur vécu propre de cette expérience particulière. Nous recueillons des représentations de père et de mère ou de référent parental confronté à la rupture, à l éloignement et à la délégation. Ces témoignages sont extrêment rares à obtenir. Qu ont-ils gardé comme souvenirs du jour du placement de leur enfant? Dans quelles conditions s est-il fait et pourquoi? Comment ont-ils été accueillis dans l établissement? Quelles relations ont-ils développé avec les professionnels qui entourent leur enfant? Quelles relations ont-ils développé avec les différents intervenants du dispositif général? En quoi cette expérience a fait évoluer ou non leur fonction parentale? Qu a-t-elle modifié dans leur existence de père et de mère, d homme et de femme. Cette expérience là est-elle une épreuve ou une chance?
Neuf récits de vie saisissants de réalisme parcourent ce livre. Ils racontent des trajectoires de vie tortueuses. Des histoires d'enfants, d'adolescents dont l'enfance s'est construite sur des sables mouvants, est devenue instable et qui parfois, à la suite d'un cataclysme, s'est effondrée. L'ensemble donne un fidèle aperçu des profils d'enfants qui passent aujourd'hui le perron de la Maison des Enfants. il donne à voir et à comprendre un peu le fonctionnement de l'aide sociale à l'enfance et, au-delà, un peu du réel de notre monde aujourd'hui.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !