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Exode de lumière
Mahdi Falih
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782296044876
Kadouri, le fameux illuminé de Bagdad, se voit un jour proposer par l'ange Gabriel, une exploration du monde moderne, tel qu'il ne l'a jamais vu. Pour ce faire, il doit franchir successivement sept portes (de l'Enfer ?) qui ouvrent sur autant d'univers différents : " En attendant Marshall ", " La mémoire ", " L'éternité ", " La conscience ",... Voici que les aspirations, les illusions et le désarroi traversent l'immense marée humaine et s'offrent tour à tour devant les yeux de notre illuminé. Chemin faisant, Kadouri, tantôt incrédule, tantôt indigné, se trouve face aux dérives d'un monde issu des Lumières qui semble bien pourtant les avoir trahies. Certaines valeurs n'y servent-elles pas de fortes tentations de marchandisation ? L'Homme n'est-il pas devenu le " capital le moins cher " ? Clin d'œil à un mythe sumérien, ce roman au ton à la fois satirique et lyrique, nous invite à la découverte inattendue d'une humanité éternelle et profondément contemporaine.
Voici un livre placé sous le signe des Mille et Une Nuits mais les dix soirées malheureuses auxquelles assiste le lecteur relèvent davantage d'un genre aujourd'hui oublié, un " miroir des princes ", que d'un genre fan- tastique échevelé. Composé en 1783, en dix soirées, l'auteur dépeint dans ce volume tout un ensemble de situations cocasses et édifiantes en une sorte de miroir des princes. Livre initiatique, il évoque directement Le Livre des Ruses et ravira tous les amateurs d'une certaine libre pensée et irrévérence qui sont la marque de la pensée arabe tant mise à mal aujourd'hui.
Tenu par ses successeurs, notamment Avicenne, Averroès et Maïmonide, pour le plus grand philosophe de l'Islam, souvent appelé le "Second Aristote", Alfarabi est pourtant demeuré méconnu depuis le Moyen Age. Si quelques-unes de ses oeuvres sont passées chez les Latins, ses écrits les plus importants sont restés inaccessibles, les textes arabes, enfouis dans les bibliothèques, ne circulant plus dans le monde musulman. Il y a cinquante ans, le grand historien de la philosophie politique Leo Strauss, pressentant l'importance majeure d'Alfarabi pour la compréhension de la philosophie médiévale, préconisait déjà une étude attentive de ses oeuvres. Cette tâche, Muhsin Mahdi (qui fut son étudiant avant de devenir son ami) allait la mener à bien. C'est la substance de ses trente années de recherches qui est présentée dans cet ouvrage. On y trouve pour la première fois exposées une démarche et une oeuvre qui sont au point de départ de la philosophie médiévale dans ses trois courants : musulman, hébraïque et latin. Car Alfarabi, prenant ses distances vis-à-vis de la tradition philosophique de Bagdad où dominaient les aristotéliciens chrétiens, pose la question centrale de l'origine humaine ou divine des lois. Il met ainsi la philosophie en demeure de relever le défi lancé par les religions révélées en particulier la fondation de la cité par un prophète.
Ces nouvelles retracent et poursuivent les destins d'Irakiens en exil depuis les années 1980 et la série de conflits et d'épreuves qui ont frappé leur pays. Les fleurs, symboles de la grâce de la nature, sont le fil conducteur de toutes ces nouvelles. Elles accompagnent les destins tragiques, mais parfois comiques aussi, de ces êtres transplantés malgré eux. L'auteur ne nous invite pas à pleurer le sort de ces personnages déchirés mais plutôt à ressentir de la complicité pour leur humaine condition.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.