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Nos amours sacrilèges
Mahaut Catherine
ATRAMENTA
20,90 €
Épuisé
EAN :9789523406032
Avril 1970. Après une longue absence de vingt-quatre ans, Lisa revient en France, pour assister aux obsèques de son père. Elle est terrorisée à l'idée de revoir les gens du village, tous ceux qu'elle a connus autrefois : elle est persuadée qu'ils lui vouent encore une haine féroce à cause de ce qui s'est passé pendant la guerre. Mais toute sa famille, son mari et son parrain la rassurent ; ils lui jurent de la protéger, de ne laisser personne faire le moindre éclat. Contre toute attente, aucun incident ne vient perturber les funérailles. Après la cérémonie, Jean-Pierre, son ex-fiancé, se mêle aux invités. Il la prend à part pour lui dire : " Ce n'est pas moi qui t'ai dénoncée, Lisa ! " Elle le sait, elle l'a toujours su. Le soir venu, en quête d'un peu de calme et de solitude, elle se réfugie dans la chambre qu'elle occupait avec sa soeur Louise, qui s'est suicidée en 1945. Elle découvre par hasard, dans un livre creux, son journal intime. Elle est surprise, sa soeur ne lui a jamais confié qu'elle tenait un journal. Après un moment d'hésitation, elle se plonge dans la lecture du cahier aux couleurs douces ; elle tourne les pages, avide de savoir, enfin, la vérité. Louise, se demande-t-elle, est-ce bien toi qui m'as dénoncée ?
Quand ce livre est sorti la première fois, le deuil était vraiment un tabou. Aujourd'hui, il ne l'est plus et on parle de travail de deuil à tort et à travers. C'est pourquoi Christophe Fauré a fait une nouvelle édition remaniée et augmentée de son livre. A l'aide de nombreux exemples, il en explique le cheminement, selon la nature du lien au défunt, les circonstances du décès, avec les différentes phases du processus, de la phase de choc, de sidération, à la restructuration. Car accepter le deuil est aussi la seule voie de cicatrisation possible, légitime et nécessaire, qu'il faut pouvoir emprunter si l'on veut justement, un jour, sortir du deuil. Répondant à des questions fondamentales et tenant compte des évolutions récentes tant sur le plan de l'accompagnement des mourants (Loi Leonetti) que sur l'évolution des rituels (il y aujourd'hui une vraie recherche de rituel pour la cérémonie), ce guide psychologique pour les personnes endeuillées et leur entourage dit et analyse la déchirure. Il permet de savoir à quel point ce que l'on traverse est normal et comment s'en sortir. Il constitue un accompagnement, apporte un éclaircissement et un réconfort inestimables pour celles et ceux qui, confrontés à une terrible douleur, ne savent plus comment avancer.
1942. Noël approche à grands pas. La famille Montagnier s'est vue forcée d'héberger un officier allemand au coeur de son foyer. Dieter, au fil du temps, a baissé sa garde et s'est même lié d'amitié avec ses "hôtes" . Le soir, il les rejoint au salon, puis se glisse dans le rôle d'un invité et dîne avec eux. Il joue avec François, et peu à peu se tisse la confiance. Mais il se pose des questions, a l'impression que bien des secrets se cachent derrière leurs sourires. Il voudrait savoir ce qui se trame dans cette maison, ce qui pousse Monsieur le comte à ravitailler tout ce petit monde ; il se demande pourquoi Marie a tellement peur de lui, et où va Lisa, le samedi après-midi. Il ignore que Caroline, devenue Marie, vit sous une fausse identité, que Lisa cache la petite Sarah, dont les parents ont été déportés, au couvent tapi dans la forêt. La jeune femme n'ose pas s'avouer qu'elle aussi, elle éprouve de l'amitié pour cet homme qu'elle appelle "notre officier" . Quand les fêtes se profilent à l'horizon, il lui annonce qu'il a une permission. Le matin du jour de son départ, elle prépare son petit déjeuner, et ils bavardent longuement, avant de se dire au revoir comme les meilleurs ennemis du monde... Dieter reviendra-t-il de cette permission, dans un pays où les résistants tirent à vue sur les officiers ? Découvrira-t-il que Lisa, elle aussi, fait de la résistance ? Comment réagira-t-il alors, lui qui a dit un jour : "J'obéirai aux ordres " ?
Cet ouvrage se veut un plaidoyer pour une Europe en danger. Dans un monde incertain, parfois déshumanisant, poursuivre la construction d'une Union européenne a-t-il encore un sens et si oui lequel ? La question requiert au préalable une analyse philosophique du désir politique, pour déterminer quels sont les objets que le désir humain a poursuivis sur un plan politique au cours de l'histoire (puissance, religion, droit, liberté, richesse et plaisir). Cette analyse conduit à se demander quelles étaient les intentions premières du projet européen et quel objet il doit viser aujourd'hui, tout en examinant quels sont les obstacles et les adversaires qu'il rencontre. Il s'agit alors de montrer en quoi la création d'une République européenne unie permettrait de proposer à l'humanité un nouvel objet du désir politique : une solidarité politique, économique et spirituelle. Grâce à celle-ci, nous pourrons échapper aux deux modèles politiques qui semblent vouloir dominer le siècle qui vient : absolutisme étatique et libéralisme privatif.
J'assumerai toute la responsabilité " et autres " J'irai jusqu'au bout pour rétablir mon honneur" font partie de ces phrases que les élites politiques mobilisent lorsqu'elles sont mises en cause par la justice. Que veulent-elles dire ? Ont-elles encore un sens ? Cet essai se propose de décrypter les registres de défense habituellement utilisés par les hommes politiques : jouer la montre, être droit dans ses bottes, solliciter son réseau, poursuivre en diffamation ou reconnaître une partie des faits... Cet essai passionnant décortique les réactions de politiques mis en cause et montre combien ces discours de défense relèvent de la mise en scène savamment orchestrée. Edifiant !
Il m'a fallu un demi-siècle pour voir le bout du tunnel : cinquante années de malheur. J'aimerais vous dire qu'il y a eu beaucoup de moments heureux, mais je vous mentirais. Les beaux souvenirs de mon passé se comptent sur les doigts d'une main. Et pourtant, je peux affirmer aujourd'hui que j'ai découvert l'authenticité du bonheur... Je remercie mon coeur d'avoir survécu à toutes les tragédies. Ce livre est mon pur vécu, sans aucune fiction. J'ai voulu publier mon histoire afin de la partager avec les lecteurs. Certains se reconnaîtront dans mes écrits qui, je l'espère, pourront apporter des réponses à leurs questions.
Lire les nouvelles de Roger Angélo, c'est apprendre à se laisser surprendre. C'est accepter d'avancer à l'aveugle et découvrir des territoires insoupçonnés peuplés de créatures improbables. C'est aussi comprendre que chacun est libre d'interpréter ce que le texte lui raconte et qu'il n'existe pas une, mais des vérités propres à chaque lecteur. Ainsi, les objets comme une pendule à pièces, les animaux dans l'horreur d'un abattoir, l'esprit d'un vieil homme abandonné dans une maison de retraite ou celui d'une fillette égarée dans les allées tranquilles d'un cimetière, tous nous confient quelque chose. Ce qu'ils nous révèlent est de l'ordre de l'intime, du précieux, de l'inaltérable mystère de la vie. Et par-delà le fantastique, ces histoires nous touchent. Il importe pour cela d'accepter d'être porté par les mots et la poésie qu'ils véhiculent. Sans chercher d'explications rationnelles. Et la magie opère. Avec ses artifices qui sont tantôt effrayants, tantôt éclairants pour peu que l'on se laisse séduire. Et l'intention de l'auteur, quelle est-elle ? Nous offrir, tout simplement, un moment d'égarement pour mieux nous reconnaître par-delà ses nouvelles oubliées. Celles qu'il a d'abord rangées dans un tiroir, puis ressorties parce qu'elles réclamaient un peu d'air frais, libre. Comme son imagination !
Ces petits portraits glaçants et cyniques, désabusés ou terrifiants, offrent, au lecteur qui l'ose, une mosaïque de personnages ayant tous en partage le même lourd fardeau : l'assomption d'une réalité parfois trop noire. Ce deuxième recueil de nouvelles s'inscrit dans la lignée du premier : inquiétant et macabre à souhait, il ravira les plus téméraires d'entre vous.
Ma maman était dans un ménage polygamique. Et cette relation l'écartait définitivement du baptême catholique. Le message du Père Maurivin, relayé de paroisse en paroisse depuis toujours, était sans équivoque : Dieu n'acceptant pas la polygamie, quiconque souhaitait recevoir le baptême devait sortir d'une telle union réprouvée par L'Eglise et, durant de nombreuses années, travailler en tant que "catéchumène" au service de la paroisse, pour expier ses péchés. A force de supplier son époux, de faire intervenir ses parents et relations diverses, papa avait fini par marquer le premier pas consacrant son adhésion à la vocation de son épouse par Dieu : ne plus partager la même couche. L'adolescente avait rendu compte à sa mère : Père Maurivin voulait d'elle. En retour, investi de ses pouvoirs de droit divin, il accordera le baptême à sa mère à la prochaine fête de la Nativité. Le cas échéant, non seulement elle n'aura jamais accès à ce sacrement, du moins tant que le missionnaire sera responsable de l'église ; mais en sus, elle retournera occuper sa place de catéchumène à l'extérieur de l'église, en "représailles" . "Il m'avait accordé deux jours de réflexion". Elle en avait jusqu'à mercredi. "Quelle était ma consistance dans l'échelle des valeurs de cet homme de Dieu ?"