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Les voix
Magris Claudio
DESCARTES ET CI
9,65 €
Épuisé
EAN :9782844460288
27 65 04, oui, c'est le bon numéro. Le 32 64 29, c'est peut-être encore mieux, comment ça peut-être ? Sûrement oui ! Aucune comparaison possible avec cette intonation ironique et douce, profonde comme la neige, une neige chaude, moelleuse, une couverture douillette qu'on rabat sur sa tête, les chiens de traîneau font comme ça et ils sont très bien là-dessous, dans cette tiédeur... Mais chaque chose en son temps. Avec les voix aussi, il faut savoir respecter le moment et les circonstances. Surtout avec les voix, autrement si l'une d'entre elles ouvre la bouche au mauvais moment, fût-elle la plus belle, c'est un désastre, c'est comme accorder un violoncelle au bistrot, pendant qu'à la table voisine, on joue de l'accordéon et on chante des chansons paillardes... Mais voici venir l'heure du 27 65 04. Voilà, les trois sonneries, puis la musique...
A Trieste et dans ses environs, mais aussi dans le Piémont et au bord du Danube, un écrivain au sommet de son art déroule ici cinq histoires sur le thème de la vieillesse. Cet âge de la vie pourrait-il receler une forme de bonheur et de liberté secrète ? C'est un temps où l'horizon se resserre, mais où l'attention aux épiphanies des choses immédiates nous ouvre à un rapport différent au mouvement du monde. La vieillesse, aux yeux de Claudio Magris, est aussi un temps de retrait et de furtive dissidence face à la part de comédie sociale qui accompagne nombre d'entreprises humaines. Entrelaçant le dit et le non-dit, l'ambiguïté et l'ironie, les nouvelles de Temps courbe à Krems varient les éclairages sur la "guérilla de la vieillesse", une bataille infime mais de longue portée, toujours menée à bas bruit. L'autre grand thème du livre est celui du temps et de ses énigmes, de son mouvement qui conduit aussi bien vers la source que vers l'embouchure. Le recueil prend l'aspect d'un petit kaléidoscope déroulant cinq histoires d'une admirable richesse dans la perception des destins et la connaissance de l'humain.
Magris Claudio ; Pastureau Jean ; Pastureau Marie-
Résumé : A Trieste, dans le seul camp de concentration nazi d'Italie, les Juifs et les antifascistes gravaient le nom de leurs dénonciateurs sur les murs des cellules. Un homme étrange, collectionneur d'armes, aurait recopié ces inscriptions sur des carnets opportunément disparus, juste avant de mourir dans un incendie mal élucidé. Depuis, ces murs ont été blanchis à la chaux et la Justice a classé l'affaire. Jusqu'à ce que Luisa Brooks commence à recenser les armes du collectionneur pour en faire un surprenant Musée dédié à la Paix. Peu à peu, elle dénoue les fils de l'Histoire, découvrant des destinées prises dans le tourbillon des tragédies et des silences. Un Mille et Une Nuits du mal, avec plus d'une Schéhérazade.
Résumé : Les chroniques rassemblées par Claudio Magris pour cette édition française furent publiées dans le Corriere della Sera entre 1981 et 2000. " Le "je" du voyageur, écrit l'auteur dans sa préface, n'est guère plus qu'un regard, une forme creuse où s'imprime le moule de la réalité, un récipient qui se laisse combler par les choses. " D'où l'extrême variété des paysages ici parcourus et déchiffrés comme des visages, de Madrid à Prague, Berlin ou Varsovie, de la Finlande à l'Australie, d'une mer à l'autre, en passant naturellement par Trieste où, plus qu'ailleurs, s'entrecroisent un labyrinthe d'époques ". " Le but du voyage, précise Magris, ce sont les hommes ", voyager, c'est " se confronter à l'Histoire et à ses variantes ". Confrontation saisissante, quand elle est le fait d'un observateur aussi curieux et érudit, ironique et généreux, à la fois poète, historien et philosophe. Car, au-delà de leur diversité, on est frappé par la cohérence profonde de ces textes où l'on reconnaît, particulièrement accessibles, les thèmes-clés de l'?uvre de Magris et ses préoccupations les plus constantes : aller loin pour mieux revenir, arpenter le temps pour savoir savourer l'instant, perdre ses certitudes pour découvrir d'autres possibles, trouver peut-être, dans les drames et les ferments du passé, de quoi lutter contre " l'inconsistance diffuse " de la vie en Occident aujourd'hui.
Résumé : La passion de Claudio Magris pour la mer, déjà manifeste dans plusieurs de ses livres, apparaît de nouveau au grand jour dans cet essai splendide qu'il consacre aux figures de proue des anciens navires. Soutenu par une immense culture et le souvenir de visites dans de nombreux musées de la Marine, ce livre nous emmène vers des horizons lointains qui sont aussi ceux de l'Histoire, de la littérature et des mythes. Les figures de proue étaient censées conjurer les dangers et les maléfices de l'élément marin. Sculptures aux traits féminins de sirènes, de déesses ou de créatures réelles, elles étaient les yeux de la mer, fixant sans trêve les profondeurs que le regard des navigateurs devait s'abstenir de longuement sonder. Pour Claudio Magris, la relation des humains avec la mer est de celles qui peuvent donner lieu à une expérience du sublime. Et le regard de la figure de proue est celui de la stupeur, de l'épouvante et de l'enchantement, d'où naissent la poésie, la magie des choses vues pour la première fois ou comme si c'était la première fois.