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Carnet vénitien
Magrini Liliana
SERGE SAFRAN
8,90 €
Épuisé
EAN :9791097594664
Ecrit en 1956 en français par une Vénitienne, publié à Paris sous l'égide d'Albert Camus - dont elle était la traductrice -, Carnet vénitien est l'oeuvre d'une écrivaine entre deux cultures, la française et l'italienne. Amoureuse de Paris où elle séjourna souvent, elle gardera de ces années partagées entre la ville lumière et la cité lagunaire un souvenir nostalgique. Cette nostalgie imprègne son récit qui s'étend environ sur une année. La maison de Goldoni, les dentellières de Burano, le Fresco sur le Grand Canal, tout comme la fête annuelle des verriers ou les manèges de la Riva degli Schiavoni sont autant d'étapes de l'auteure qui dépeint sa ville natale. Sans oublier ses habitants et leurs moeurs, petit peuple, gamins, jeunes gens, femmes, vieux et vieillesâ- de la Giudecca, du Lido ou de Chioggiaâ- Une magnifique balade quasi intemporelle dans la Sérénissime !
Ecrit en 1956 en français par une Vénitienne, publié à Paris sous l'égide d'Albert Camus, Carnet vénitien est à la fois l'oeuvre frontalière d'une écrivaine entre deux cultures, la française et l'italienne, mais aussi dans la vie de l'auteure qui va quitter Venise et Paris pour s'installer à Rome. Liliana Magrini en garde un souvenir nostalgique, comme une sorte d'âge d'or. Cette nostalgie imprègne son récit qui s'étend environ sur une année, débutant à la fin de l'été tout en réservant une grande place à l'hiver. La maison de Goldoni, les dentellières de Burano, le Fresco sur le Grand Canal, tout comme la fête annuelle des verriers ou les manèges de la rive degli Schiavoni sont autant d'étapes dans les incursions de l'auteure. Sans parler de ses habitants et leurs moeurs, petit peuple, gamins, jeunes gens, hommes et femmes, vieux et vieilles, ivrognes, clochards, sans-logis... de Venise, la Guidecca, du Lido ou de Chioggia...
Dans la Rome d'Auguste, Ermanamer et Marcus lient leurs destins par un pacte de sang. Mais leur amitié pourra-t-elle résister à la démesure de l'Empire ? Un récit traversé par le souffle de l'Histoire et de la liberté signé par Enrico Marini, dessinateur de Rapaces et du Scorpion.
Schulthess Eric ; Magrini Céline ; Gasquet-Cyrus M
Résumé : Ces gens de Bauduen, village provençal du Haut-Var, passèrent l'essentiel de leurs vies avant la naissance du lac de Sainte-Croix, mis en eau il y a tout juste un demi-siècle après la construction d'un barrage EDF. La plupart de ces femmes et de ces hommes grandirent dans des familles de paysans, à quelques kilomètres du Verdon, qui marquait la frontière avec les Basses-Alpes et qui alimente le lac. Pour ces gens attachés à leur terre, la mise en eau du lac même si elle épargna Bauduen de l'engloutissement sonna comme la fin d'une époque heureuse. Le provençal fut la langue maternelle de presque tous ces personnages. C'est dans ce parler magnifique qu'ils nommaient le monde et échangeaient avec leurs parents et leurs camarades. Mais une fois à l'école, seul le français était autorisé. La traduction en provençal de ces portraits représente une infime réparation de l'injustice vécue alors par ces enfants de Provence, comme d'ailleurs de tant d'autres régions de France.
Paul Esnault prend le train pour se rendre à des obsèques dans une petite ville nommée Lahaye. Il y a autrefois passé les vacances d'été chez ses grands-parents. Il se remémore le dernier été, l'été 1964, à partir duquel il n'est plus revenu dans cette petite ville de Touraine. Ce fut l'été des initiations amoureuses, l'été où il sortit de l'enfance. Un été qu'il passa entouré de Suzanne, sa grand-mère devineresse, son grand-père spécialiste en appareils ménagers, ses oncles Dédé, revenu d'Algérie, et Bertrand doué pour bidouiller n'importe quel circuit électrique. A la table familiale il y avait aussi sa mère, Louise, et la femme de Bertrand, Marie-Claire. Et parfois Joseph, voisin et ami du grand-père Brain, un ancien professeur qui bricole dans le jardin et le verger et qui, aux dires de Suzanne, a la langue bien pendue. Pouvait aussi s'y asseoir monsieur Bourgueil, ami de pêche d'André. Mais surtout, de derrière le mur de la cour, on pouvait entendre le piano de Charlotte Versini.
A Sienne, dans la dernière décade du XVe siècle, Pandolfo Petrucci prend le pouvoir. Ce despote cynique reste en butte à l?opposition de quelques grandes familles. La découverte d?un complot, en décembre 1496, marque le début d?une répression sanglante qui contraint Gian Di Bruno à fuir la ville. Trahi par ses proches, il se réfugie en territoire florentin, sur le Casentino, dans la demeure inhabitée de son ami Paolo. C?est le début d?un exil qu?une servante, un chien et quelques messagers ne peuvent distraire. La rencontre de l?amour en Lelia Chiarimonti, malgré l?illusion d?un bonheur passager, participe de la perte progressive de tous ses repères. L?entraîne même à trahir son code d?honneur et à subir jalousie et solitude. Au terme du voyage intérieur, alors qu?il a tout perdu, et qu?il se sent désormais plus solidaire des arbres que des hommes, l?écriture, enfin, lui permet de donner un sens à sa vie. Comme le vieux frêne solitaire et dénudé qu?il contemple devant la maison et dont les samares ont attendu l?hiver pour mûrir, il entre dans sa dernière saison, celle où il va porter ses fruits.
En Corée, les agences matrimoniales spécialisées dans les voyages de rencontre en Chine offrent un spectacle de cirque à leurs clients. Inho, handicapé de la voix, mise sur un de ces voyages pour se trouver une épouse. Yunho, son frère, lui sert à la fois de voix et d?arbitre. Elle s?appellera Haehwa et les suivra dans la banlieue de Séoul. Mais Haehwa, douce jeune femme mystérieuse, est hantée par un premier amour de jeunesse, même si elle semble s?épanouir auprès de sa belle-mère et de son " voyageur ", mari ainsi désigné par celles qui épousent un Coréen. La belle-mère s?éteint avec le lilas des Indes, Yunho fuit son frère mais aussi Haewha si violemment désirée. En exil, il devient un ttaitong, petit trafiquant en mer entre la Chine et la Corée. Dans ce roman à la fois tendre et cruel, où alternent les voix de Yunho et de Haehwa, tous les personnages souffrent de solitude. Soit d?impossibles histoires d?amour, un dur apprentissage de la passion, la jalousie, la douleur et la mort. De la Chine à la Corée, de la maison du mari à la rue, les pérégrinations de Haewha évoquent celles d?une artiste de cirque maintenue par une corde et vertigineusement descendue d?" en haut ". Sans doute que la vie n?est qu?un spectacle de cirque, au dur et doux parfum de nostalgie.
Paris, 1967, le Quartier latin devient la scène des beatniks débarquant place Saint-Michel. Essaims de chevelus et de minettes en minijupes, entre la rue Saint-Jacques, l?église Saint-Séverin et la rue de Seine. Autour du Mazet, où l?on boit, fume, drague, gratte la guitare, écoute les Stones, Antoine ou LSD des Pretty Things dans les juke-box, le Quartier est envahi par toute une jeunesse livrée à la défonce, au cinéma et même à la littérature. Le roman, habité par le fantôme d?une jeune fille morte, s?arrête au début de 1968, avec "l?affaire Langlois". Paradis artificiels, pop music, psychédélisme. Une pléiade de personnages plus vrais que nature : Liliane, Sonny, Dora (les LSD), mais aussi Chico, Cybèle, Gégé, JF, Doudou? Incursion dans le passé d?un Paris médiéval, gothique, touchant au fantastique sous l?effet des hallucinogènes. LSD 67, entre chronique historique et journal intime, a tous les parfums d?une époque révolue de jouissances immédiates, de mendiants et orgueilleux plongés dans des nuits sans fin pour vivre tous leurs désirs. Sans oublier Dylan, Hendrix, Burroughs ou Bukowski, l?auteur retrouve le pavé parisien sur les traces de Huysmans ou Rétif de la Bretonne?