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VOYAGE EN AFRIQUE RENTIERE
MAGRIN GERAUD
PUB SORBONNE
30,00 €
Épuisé
EAN :9782859447489
Cet ouvrage traite de la notion de rente en Afrique subsaharienne dans le monde contemporain. Cette notion permet d?aborder de façon pertinente des thématiques économiques, sociales et territoriales. Dans l?introduction, la notion de rente est explicitée dans ses dimensions économiques, politiques et historiques. La première partie "systèmes rentiers et développement des relations difficiles" constitue un examen méthodique des modalités différenciées de la mise en place et d?évolution des systèmes rentiers. La seconde partie analyse les formes d?inscription spatiale et territoriale des systèmes rentiers de l?échelle régionale à l?échelle globale. La troisième partie "Réconcilier ressources et territoires" évalue les dispositifs susceptibles de convertir les systèmes rentiers en processus de développement. Le livre est la deuxième parution d?une nouvelle collection de géographie, dirigée par Jean-Louis Tissier et Jean-Louis Chaléard, "Territoires en mouvements".
Les missions de l'Etat, des collectivités territoriales, des établissements de santé et des organismes de Sécurité sociale évoluent, tout comme leurs besoins en pilotage stratégique et en management. Le profil du cadre dirigeant de haut niveau du secteur public, s'il peut correspondre au parcours "classique" des grandes écoles, se diversifie et demande désormais des mobilités construites et cohérentes. Le recrutement du haut encadrement de la sphère publique, la formation complémentaire, le suivi de carrière et l'évaluation se sont professionnalisés sur des exigences nouvelles. La gestion des ressources humaines, le management, la capacité à organiser sont désormais des éléments essentiels de ces métiers. L'autorité dans le commandement n'est plus seulement celle liée à la fonction, elle est acquise par une reconnaissance de compétences multiples. Quelles capacités et compétences faut-il développer pour devenir cadre dirigeant ? Quelle formation initiale et en cours d'emploi ? Quelles mobilités choisir ? Pour répondre à ces interrogations, cet ouvrage propose des témoignages de cadres, aux parcours très variés, issus des différents secteurs de la fonction publique, ainsi que des analyses comparées. Les acteurs de terrain et les candidats aux concours y trouveront toutes les clés pour valoriser leurs projets professionnels.
Le lac Tchad et son avenir sont au coeur des préoccupations politiques régionales et internationales. Cet espace vital, à la charnière de l'Afrique de l'Ouest et de l'Afrique centrale, a longtemps fasciné, depuis les géographes arabes au Moyen-Age jusqu'aux explorateurs européens du XIXe siècle. Il suscite aujourd'hui des interrogations fortes sur l'environnement, l'eau, le climat et le développement régional. Le lac Tchad va-t-il s'assécher ? Quelles seraient alors les conséquences pour les 13 millions d'hommes qui en dépendent, sur un rayon de 300 km ? Les discours publics qui traitent de l'avenir du lac Tchad, le plus souvent alarmistes, sont dans l'ensemble sources d'une grande confusion et entretiennent une image brouillée de la situation. Une connaissance précise des réalités est pourtant nécessaire pour construire une vision partagée de cet avenir et adopter une stratégie qui permette de relever les défis du développement durable du lac. La Commission du bassin du lac Tchad (CBLT) a commandé à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) une expertise collégiale sur la préservation et le développement du lac Tchad. Cette expertise, réalisée par un collège d'experts pluridisciplinaire et paritaire Nord-Sud, recense les connaissances actuelles sur le lac et identifie les différents choix politiques susceptibles de stimuler son développement. Elle aboutit à une série de recommandations utiles aux décideurs politiques en matière de soutenabilité environnementale, de sécurité alimentaire et d'emploi.
Résumé : Comment définir la famille en Grèce ancienne ? Qui invite-t-on chez soi ? Suivant quelles modalités ? Pourquoi ? Longtemps, les historiens ont exclu la famille du champ d'étude de la sociabilité, considérant qu'elle relevait de la sphère privée. L'analyse de célébrations ritualisées et normées, le plus souvent festives (mariage, naissance, décès ; sacrifices, banquets, processions, danses, chants), entre parents, amis et voisins, autrement dit entre familiers (oikeioi), ainsi que des discours qui y font référence (tragédies, comédies, plaidoyers civils, discours philosophiques, lois), conduit cependant à éclairer des formes de sociabilité plus ou moins formelle propres à appréhender la composition de la famille grecque dans l'Antiquité, son ouverture, ses limites et à définir ses normes, sa cohésion et son identité par des comportements spécifiques et les liens créés. Elle permet également de situer les individus dans l'oikos en fonction de leur statut, de leur âge et de leur sexe. Les célébrations sont organisées et transformées en spectacle, les relations forgées sont théâtralisées. La famille est ainsi comprise comme un noeud de solidarités organiques et imbriquées, un espace de visibilité sociale aux frontières perméables et floues, plutôt que comme une structure juridique figée et un lieu d'expression du privé à l'intérieur de la cité grecque. Le livre met en lumière les liens qui se nouent et perdurent à l'intérieur de la famille et la manière dont ces relations tissées dans un cadre domestique façonnent des interactions plus larges de la famille à la cité, principalement aux époques archaïque et classique, dans le monde grec. Il pose en définitive la difficile question de la nature de la cité.
Étude des diverses formes de compétition politique, des rivalités pour le trône, des luttes pour l'autonomie régionale, expliquées par l'analyse des moyens d'action de l'aristocratie, principal agent des troubles (implantations régionales, réseaux familiaux, solidarités militaires ou liens de service). Le clivage entre militaires et civils est remis en cause, alors que le poids des grands clans régionaux importe davantage : de véritables équipes alternent au pouvoir, les provinces leur restant fidèles tant que la protection impériale compense, aux yeux des populations, le versement de l'impôt.
Résumé : La différence sexuelle de l'homme et de la femme est-elle un fait physiologique ou un effet des normes sociales ? En 1990, dans Trouble dans le genre, Judith Butler soutient que la catégorie de " sexe " ne décrit pas la différence naturelle de l'homme et de la femme mais la produit, par la répétition des normes du genre que nos discours et nos pratiques sociales véhiculent sans cesse. Pour déconstruire ces catégories naturalisantes d'homme et de femme, Butler inscrit sa critique du sexisme dans une critique globale de l'hétéro-sexisme, c'est-à dire de l'injonction sociale à l'hétérosexualité obligatoire. Trouble dans la matière part du contexte polémique de la réception de Butler en France, dans les cercles où l'on reproche aux études de genre de semer le trouble dans la lutte des classes. L'ouvrage entreprend de mettre en lumière la dimension matérialiste de la thèse butlerienne de la construction discursive du sexe, mais aussi d'interroger, en retour, la fécondité de son analyse du pouvoir des mots pour la critique sociale d'inspiration marxiste. L'exploration de la postérité inédite de Marx qui se dessine entre Althusser et Foucault, au prisme de l'épistémologie de Canguilhem, fait de la construction du " sexe " le point de départ d'une réflexion générale sur la production de la réalité sociale par les discours qui la ressaisissent. L'ouvrage envisage ainsi de penser la matérialité discursive de l'existence sociale, c'est-à-dire la manière dont le discours, esquissant les contours des sujets et des objets qu'il nomme, les constitue socialement comme tels. Il vise, à partir du problème de la construction discursive du sexe, à proposer des éléments pour une épistémologie matérialiste qui considère le pouvoir du discours de produire et de transformer la réalité sociale, et non simplement de la décrire ou de la refléter.