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Répétition et signifiance. L'invention poétique
Magri Véronique ; Wahl Philippe
LAMBERT-LUCAS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782359352832
Trait constitutif de la poésie, la répétition trouve ses réalisations les plus saillantes dans le code de versification. L’enjeu est ici de renouveler son approche à partir de corpus non métrés, non rimés, afin de mieux cerner son pouvoir d’invention poétique suivant les paliers de configuration du texte. Pour accéder au statut figural, le fait linguistique doit être perçu comme forme signifiante au service d’une visée esthétique. Le critère de fréquence peut permettre d’établir la significativité de la répéti-tion, mais l’approche stylistique suppose une transition du quantitatif au qualitatif, qui fonde sa va-leur en contexte. La notion de signifiance rend compte d’un dépassement de la signification des énoncés dans la dynamique du discours, selon un régime d’indirection du sens, entre répétition et variation. À travers l’interaction entre signifiant et signifié, la répétition sous-tend des parcours de lecture tabulaires ou réticulaires. Elle manifeste le potentiel signifiant du rythme comme principe moteur du texte, dans ses jeux possibles entre écrit et oral, entre espace et temps. L’attention peut porter sur la composante matérielle du langage ou la corporéité de la répétition, qui suggère une gestualité à visée performative. Celle-ci culmine dans des formes d’expression contemporaines comme le rap ou le slam.
Des enseignes commerciales identiques, la ségrégation sociale et ethnique des quartiers, une pollution grandissante, l'émergence d'une élite internationale navigant d'une "ville globale" à une autre : c'est vers un même modèle que les cités du monde semblent se diriger. Si les raisons de s'inquiéter de cette tendance ne manquent pas, on peut s'interroger sur la réalité d'une figure unique, de standards imposant à terme une uniformité urbaine parfaite. Car la diversité des architectures, la pesanteur des héritages matériels et immatériels, la particularité persistante des modes de vie, impriment aux villes d'aujourd'hui des formes qui restent extraordinairement variées. Pour comprendre cette diversité, ce livre propose un nouveau modèle d'analyse invitant à s'intéresser aux transferts. Nous savons depuis longtemps que les villes se transforment à la faveur des migrations. Mais les déplacements d'autres acteurs - administrateurs, universitaires ou experts - font aussi voyager les mots et les choses. Le succès des modèles d'organisation sociale et spatiale qu'ils promeuvent, souvent à travers de grands organismes internationaux, dépend des contextes locaux de réception. Et les habitants - migrants et autochtones - viennent inscrire de façon singulière dans l'espace leurs manières de faire, leurs normes du vivre ensemble et leurs interprétations de labels internationaux. Eternels réceptacles et fabriques d'inégalités, les villes se conjuguent néanmoins au pluriel, sous des formes hybrides. Ce sont ces dynamiques que ce livre invite à explorer.
On savait que la littérature intéressait Benveniste, qu'il avait été lié au mouvement surréaliste (dont il signe le manifeste La Révolution d'abord et toujours ! en août 1925) ; on savait depuis Henri Meschonnic que par sa pensée de la "subjectivité dans le langage" et du "sémantique sans sémiotique", il rendait possible une poétique. Aussi est-ce sans étonnement qu'on a retrouvé dans ses archives 370 feuillets manuscrits classés dans un dossier sobrement intitulé "Baudelaire", datant pour l'essentiel de 1967.