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Philosopher. Réflexions philosophiques des grands penseurs contemporains
Maggiori Robert ; Delacampagne Christian
BOUQUINS
30,00 €
Épuisé
EAN :9782221138496
En 1980, deux jeunes professeurs, Christian Delacampagne et Robert Maggiori, lancent une initiative sans précédent : rassembler autour de la même table de travail deux générations d'intellectuels et les convaincre d'écrire des textes à destination, dans un premier temps, des élèves de classe terminale. Il s'agit, autrement dit, d'établir une passerelle entre l'univers intellectuel, où s'élaborent et se confrontent les théories et les idées, et celui de la pédagogie, où des lycéens de toutes sections sont initiés à la réflexion philosophique et à la lecture des grandes oeuvres de l'histoire de la pensée. Pour mener à bien cette entreprise inédite, il fallait que des philosophes, mais aussi des psychanalystes, des écrivains, des biologistes, des historiens et d'autres hommes de science acceptent de traiter les principaux sujets inscrits dans les programmes scolaires et qui recouvrent les interrogations fondamentales auxquelles tout homme est confronté. Aujourd'hui, tous ceux qui ont accepté de prendre part à cette aventure sont considérés comme des classiques de la philosophie et des sciences sociales : Vladimir Jankélévitch, Jean-Pierre Vernant, Edgar Morin, Alain Radios, Alain Touraine, François Châtelet, Michel de Certeau, Albert Jacquart, Philippe Ariès, Robert Castel ou Henri Lefebvre, pour n'en citer que quelques-uns. Grâce à eux, cette oeuvre collective, en évitant aussi bien une décevante vulgarisation qu'une excessive spécialisation, offre l'outil le plus précieux qui soit pour "entrer en philosophie", en même temps qu'elle présente un vaste panorama de la pensée française contemporaine.
Résumé : Une élève, un professeur, une rencontre, une infinité de discussions. Et l'idée est venue à Charlotte Casiraghi et Robert Maggiori de mettre par écrit ce qui germait de leurs dialogues, lesquels revenaient toujours à la question du sensible, de ce qui nous affecte, des frontières ou de l'absence de frontière entre les émotions, de leur logique, de leur confusion parfois. Il leur est alors apparu que tous nos états d'âmes formaient un ensemble de d'îlots solidaires, reliés par le courant magnétique du désir, qui tisse entre eux d'invisibles chaînes. C'est cet archipel qu'ils ont entrepris de dessiner. Ce petit traité des passions se compose d'une quarantaine d'entrées (Amour, Cruauté, Patience, Modestie, Dégoût, Adoration, Admiration, Arrogance, Pitié, Fraternité, Douceur, Ennui, Tristesse, Jalousie, etc.), ancrées dans le savoir philosophique et rédigées dans un style simple et accessible. Charlotte Casiraghi : Présidente des Rencontres philosophiques de Monaco. Robert Maggiori : Philosophe, critique littéraire à Libération.
Tout semble opposer la parole hésitante, tremblante, qu'entre deux silences on parvient à livrer à un confident, ou à un thérapeute, et les bruits, les vociférations ou les clameurs qui sourdent de la société, et qui, souvent, traduisent les mêmes malaises, les mêmes souffrances. On se dit qu'il faut l'écoute attentive d'un psychanalyste pour entendre vraiment la première, et la perspicacité, l'intelligence, le savoir d'un politologue, d'un sociologue ou d'un philosophe pour recueillir et interpréter les seconds. Anne Dufourmantelle est psychanalyste et philosophe : elle est l'une des rares personnes qui ont su allier les deux qualités, dans son cabinet, et dans les colonnes d'un quotidien, Libération, où ont été publiées pendant quelques années ses chroniques. Les patients garderont évidemment secrète la manière dont Anne Dufourmantelle a donné à leurs vies la force de se reprendre. Mais en réunissant ici les chroniques qu'elle a données à Libération, on donne à tous les lecteurs la possibilité de voir comment la psychanalyste et la philosophe a su, dès leur apparition symptômale, déceler les pathologies, les travers, les difficultés que connaît une société, et qui pour se révéler empruntent parfois les voies les plus inattendues. Robert Maggiori
Huit nouvelles très contemporaines qui nous rappellent, de manière grave ou ironique, les défis auxquels le XXIe siècle nous confronte: la mondialisation, la pollution, les inégalités, les discriminations...L'édition Classiques & Cie CollègeSoigneusement annoté, le texte de la pièce est associé à un dossier illustré, qui comprend:- un guide de lecture (avec des repères, un parcours de l'oeuvre et un groupement de documents sur le thème de la planète Terre),- une enquête documentaire: "Les défis du XXIe siècle".
Ce livre offre un formidable voyage dans le temps et l'espace à travers toutes les substances psychotropes et leur imaginaire : de l'Inde védique à l'époque contemporaine des drogues de synthèse, des pharmacopées antiques et moyenâgeuses à la vogue moderne des psychostimulants en passant par l'opiophagie britannique, le cannabis romantique, l'opiomanie coloniale, la morphine et l'éther fin-de-siècle, l'invention du "junkie" au XXe siècle et la révolution psychédélique des années 60. S'il révèle une pratique universelle, il peut aussi se lire comme une histoire parallèle de la littérature mondiale tous genres confondus puisqu'on y trouve des poèmes, des récits, des romans, des nouvelles, du théâtre, des lettres, des journaux intimes, des essais, des comptes rendus d'expériences, des textes médicaux et anthropologiques... Précédée d'un prologue autobiographique de l'auteur, cette somme se divise en quatre grandes parties : Euphorica (opium, morphine, héroïne), Phantastica (cannabis, plantes divinatoires, peyotl et mescaline, champignons hallucinogènes, LSD), Inebriantia (éther, solvants), Excitantia (cocaïne et crack, amphétamines, ecstasy, GHB). Pour chaque drogue, à la suite d'un développement sur son histoire sacrée, médicale et culturelle, est proposée une anthologie chronologique de textes précédés d'introductions détaillées. Avec plus de 300 textes signés par 220 auteurs où les grands classiques obligés et les expérimentateurs célèbres côtoient des signatures moins connues tout aussi fascinantes et d'autres désormais oubliées, cette entreprise jusque-là inédite en français et sans équivalent dans une autre langue propose autant de récits d'expériences qui, comme l'écrit Cécile Guilbert, sont "à l'image de la vie même, tout à la fois joueuse et risquée, traversée d'effrois et d'extases, illuminée par la connaissance par-delà le bien et le mal, la culpabilité et l'innocence".
Schopenhauer Arthur ; Raymond Didier ; Dietrich Au
Résumé : Les Parerga et Paralipomena, titre grec qui signifie " Accessoires et Restes ", connurent un immense succès en Allemagne à leur parution, en 1851, et furent traduits en France entre 1905 et 1912. Bien qu'ils comptent parmi les textes majeurs d'Arthur Schopenhauer, ils n'ont fait l'objet, depuis, que de parutions marginales. Ils offrent pourtant aux lecteurs de l'auteur du Monde comme volonté et comme représentation un véritable kaléidoscope des grands thèmes traités par le philosophe : l'ennui, le désespoir, la bouffonnerie des comportements humains. Son pessimisme, qui lui fait dire que " la vie est une affaire qui ne couvre pas ses frais ", connaît ici de nouveaux développements dans ses articles Sur le suicide ou Le Néant de la vie. Schopenhauer propose un art de vivre pour remédier à la douloureuse condition humaine, sous la forme de conseils et de recommandations, comme de pratiquer avec prudence la compagnie de femmes. L'Essai qu'il consacre à celles-ci connut un vif succès auprès d'écrivains français tels Maupassant, Zola, Huysmans et tant d'autres dont Schopenhauer a nourri la misogynie. Evoquant l'influence considérable de la pensée de Schopenhauer sur les créateurs de son temps, Didier Raymond souligne le paradoxe qui veut que son pessimisme ait eu sur beaucoup d'entre eux " les effets bénéfiques d'une libération longtemps attendue. Sa philosophie, écrit-il, confère enfin une certitude au sentiment de désespérance, d'extrême lassitude de l'existence ". Par sa perspicacité philosophique et sa lucidité psychologique, comme par la clarté et la lisibilité de son écriture, cet ouvrage reste à cet égard un stimulant inépuisable.
Les romans de la Table Ronde sont de grands récits d'amour : autour d'Arthur, le roi légendaire, l'élite de la chevalerie s'adonne aux exploits qu'alimente la force du désir. Lancelot, l'amant idéal, éprouve pour Guenièvre, l'épouse de son souverain, une folle passion qui doit rester secrète ! Mais Gauvain, le neveu d'Arthur, peut faire état du prestige de sa séduction : beau et galant, ardent, il est disponible à la moindre invite des dames, parfois au risque de sa vie - car une nuit auprès d'une jeune fille nue et consentante qu'un père livre à son hôte est bien périlleuse : une épée aux attaches d'argent interdit la jouissance ! Gauvain se prête aux fantasmes les plus divers : sa force suit le cours du soleil... Le fantastique aussi imprègne les récits. Merlin l'Enchanteur, né d'une copulation du diable avec une jeune fille, est à l'origine de la Table Ronde. C'est grâce à lui qu'Uterpendragon, passionnément épris d'Ygerne, prend les traits de l'époux absent et c'est dans l'illusion d'une nuit que sera conçu Arthur. Merlin établira la souveraineté du jeune homme, roi de la Table Ronde. Une femme peut elle aussi accomplir un acte extraordinaire : pour sauver Caradoc, la belle Guinier accepte de se plonger dans une cuve de lait, une nuit de pleine lune, et de sacrifier l'extrémité de son sein blanc. Les quêtes des chevaliers de la Table Ronde mènent au Graal, qui garde le mystère de son nom et de son origine : objet magique, source de vie, il fait partie des talismans de l'autre monde. L'initiation du jeune Perceval et son échec dans cette quête imprègneront profondément la sensibilité occidentale. Du XIIème au XVème siècle, la légende arthurienne, en français et en langue d'oc, a essaimé dans l'Europe entière, témoin de la séduction de la "matière de Bretagne".
Rucquoi Adeline ; Michaud-Fréjaville Françoise ; P
Ce volume nous fait vivre le mythique voyage à Compostelle à travers les témoignages directs des pèlerins, depuis l'origine jusqu'à nos jours. C'est avec l'annonce de la découverte en Galice, au milieu du IXe siècle, du tombeau de l'apôtre Jacques, fils de Zébédée, que commença le "voyage à Compostelle", faisant de la ville qui s'édifia peu à peu autour du sépulcre apostolique le but de l'un des trois pèlerinages majeurs de la Chrétienté, avec Rome et Jérusalem. Compostelle connut un élan renouvelé et depuis lors ininterrompu lorsque, au cours des années 1070-1170, la cathédrale se dota d'une énorme basilique, tandis que paraissaient les premiers textes souvent enjolivés qui n'allaient cesser de nourrir l'imaginaire des pèlerins. Il faut attendre le milieu du XIVe siècle pour voir apparaître des itinéraires écrits, issus de l'expérience directe de leurs auteurs, anonymes, pour la plupart. Ce sont, d'une époque à l'autre, autant d'évocations originales des villes, paysages et populations traversés, des modes de vie, au sud de la France comme en Pays basque, en Galice et en Castille. Cet ouvrage rassemble près de soixante-dix récits de pèlerins originaires de toute l'Europe, venus de France, d'Italie, d'Angleterre, d'Allemagne, de Belgique, depuis le me et jusqu'au XXe siècle. Ils sont présentés par ordre chronologique, ce qui permet d'apprécier les variations, à travers le temps, dans les façons de voyager, les motivations des pèlerins, leur perception du chemin parcouru. Cet ensemble offre au lecteur d'aujourd'hui le guide sans doute le plus éclairant pour accomplir son propre voyage, sur les traces de ses devanciers.