Cet ouvrage, La pensée politique de Pascal Lissouba et l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (U.PA.D.S.), est avant tout un devoir de mémoire. Il a pour but, dans un premier temps, de mettre les contemporains face à leurs responsabilités, et d'expliquer aux plus jeunes comment la démocratie congolaise naissante a si vite basculé dans la violence. Il n'a cependant pas pour objet de réécrire le passé comme certains s'y évertuent encore, ni d'attiser les flammes des heures les plus sombres de notre histoire. Cet ouvrage veut plutôt permettre d'avancer. L'histoire moderne du Congo appelle plus d'un à faire cet examen de conscience. Cependant, Sidoine Giscard Madoulou — auteur de cet essai — ne cherche pas à le faire pour eux. Par contre, et de manière hautement plus significative, il interpelle la conscience collective — au-delà de tout état d'âme ou de propagande politique — sur ce que le Congo aurait pu être, surtout si la vision du premier président démocratiquement élu de son histoire s'était véritablement réalisée. La pensée politique de Pascal Lissouba — à l'origine de sa vision pour le Congo — incarne un combat et des défis toujours aussi pertinents aujourd'hui. En effet, si le combat de cet homme — né dans un petit village en terre colonisée, devenu le premier Docteur d'Etat ès Sciences de l'histoire du Congo et Premier ministre à 32 ans — devait se résumer en un mot, celui-ci serait de toute évidence : émancipation — à savoir : "l'action de se libérer d'une dépendance et de l'état qui en résulte"." Extrait de la préface de Jérémy Sylvain Mehdi Lissouba
Le Koongo se situe entre le Kwili Niari au nord, le fleuve Ambriz au sud et le Kawango et le Bas-Congo à l'Est. Avant sa colonisation ce pays avait une manière précise de faire la guerre, en se basant sur des règles qui souvent préservaient la vie humaine au détriment de la stratégie militaire. Peut-on dire qu'ils avaient le manuel de l'art de la guerre ? Peut-être... En tout cas, jamais, ces peuples n'ont désobéi aux lois de leur culture jusqu'à ce que le " blanc " pervertisse leurs moeurs. Le Congo constitue un sujet de polémique fréquent de nos jours. Cette nouvelle affluence est sûrement dûe aux problèmes que ce pays rencontre depuis de nombreux siècles maintenant. Etienne Mayoulou a voulu approfondir le sujet et peut-être un peu redorer le blason de ce pays en lui rappelant les valeurs essentielles des peuples et les lois des Forces Armées. Une étude historique d'un pays mais aussi la mise à nue d'un coeur.
A la manière d'un dialogue informel, ce livre se veut un recueil que l'auteur adresse aux jeunes Africains pour leur prodiguer quelques conseils, en fonction de leur situation. C'est un outil de prise de conscience qui oeuvre pour le développement des talents des jeunes Africains car, dans un style simple et direct, il vous donne confiance en votre valeur. De l'étudiant au créateur d'entreprise, tout jeune peut y trouver des outils utiles à son parcours scolaire et professionnel.
En retraçant l'histoire de Bana, issu d'un milieu très pauvre et parvenu, à force d'obstination et de courage, au sommet de la hiérarchie administrative de son pays, l'auteur aborde les problèmes qui concernent l'exercice du métier d'enseignant dans son pays, le Niger. Illustré de nombreux faits authentiques, le tableau qu'il brosse est souvent assez sombre : agressions des maîtres par des populations hostiles à l'institution scolaire, solitude de ceux qui enseignent en brousse, difficultés d'exercer dans des classes surchargées, etc... En dépit de tout cela, les enseignants continuent de donner le meilleur d'eux-mêmes, dans la dignité et le courage silencieux.
Qui étaient les soldats indigènes qui appartenaient à l'armée coloniale de l'A. E. F. ? Comment celle-ci se structurait et se hiérarchisait-elle ? Comment les soldats autochtones, mis au service de la métropole, étaient-ils recrutés et vivaient-ils ? Enquête historique minutieuse et intransigeante, " Les Forces armées indigènes dans la colonies françaises du Moyen Congo ", décrit, chiffres et documents à l'appui, le fonctionnement de l'armée coloniale, et se focalise plus précisément sur le statut du soldat indigène. Sondant les archives et les mémoires, les anciens codes et les règles révoltantes, Etienne Mayoulou dépeint avec force détails tout un pan du système colonial, en cela porteur de ses violences, de ses iniquités, de son paternalisme larvé et de son racisme à peine masqué. On connaît les tirailleurs sénégalais... moins les tirailleurs congolais. Afin d'éclairer les zones d'ombre de l'histoire, Etienne Mayoulou révèle, de la fin du XIXe siècle à la seconde moitié du XXe, la vie de ces hommes et de ces femmes engagés (volontairement ou non) au sein de l'armée coloniale. A travers un examen historique documenté et implacable, imparable et qui nous laisse sonné, l'auteur rend alors un pudique mais nécessaire hommage à celles et ceux qui furent avant tout victimes d'une idéologie coloniale plus que destructrice. Rigoureux, un texte phare pour la compréhension du système militaire coloniale...
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.