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L'urgence, c'est de vivre. Au coeur d'un service de cancérologie
Madiot Pierre
ATELIER
16,00 €
Épuisé
EAN :9782708253711
Pendant près de trois années, l'auteur de cet ouvrage a accompagné son épouse atteinte d'un cancer. Au pôle d'oncologie de la clinique de Saint-Nazaire, ils ont, ensemble, arpenté les couloirs, attendu dans les salles d'attente, connu les salles de soin : radiothérapie, hôpital de jour, hospitalisation complète... Ils ont fréquenté les bureaux des médecins, les comptoirs des secrétaires. C'est pour témoigner de cela que cet ouvrage donne la parole aux membres de l'équipe d'oncologie de Saint-Nazaire pour qu'ils racontent, de l'intérieur même des lieux et des services de soin, ce combat pour la vie dans des circonstances où, pourtant, la perspective d'une issue fatale est souvent plus qu'une menace. Oncologue, dosimétriste, secrétaire médicale, kinésithérapeute, aide-soignante, infirmière, agente de service hospitalier, assistante sociale... chacune et chacun raconte la réalité de son travail au quotidien, auprès des malades : les gestes techniques, les relations avec les autres intervenants, l'accompagnement des familles... La succession de ces récits, reliés par le regard porté par l'auteur sur sa propre expérience d'accompagnant, donne à voir de l'intérieur un service où les malades ne se battent pas seuls : ils ont à leur côté des hommes et des femmes qui ont choisi leur métier pour ce qu'il a de profondément humain. Un métier qu'ils ont choisi d'exercer en se tournant résolument vers la vie, ici et maintenant
Denise Jodelet poursuit une ?uvre créative dans la lignée des pionniers des sciences sociales qui interrogent le fonctionnement de leur société, actifs sur tous les terrains, curieux des autres cultures et respectueux des différences. Ses travaux explorent la pensée et la mémoire sociales, scrutées dans leur fonctionnement symbolique, cognitif, émotionnel et pratique, tel qu'il apparaît dans les différents aspects de la vie quotidienne. Son orientation privilégie une méthodologie qualitative ouverte et scientifiquement rigoureuse, qu'elle a su diffuser avec conviction. Cet ouvrage rend compte de ses apports qui ouvrent une alternative au courant de la cognition sociale dominant en psychologie sociale. Il donne un aperçu des développements récents de la théorie des représentations sociales, de la mémoire sociale, des recherches liées à l'éducation, à la santé, au corps, à la maladie mentale, à l'environnement, et un modèle charismatique de fonctionnement intellectuel, propre à éveiller des vocations. Un collectif de quarante enseignants et chercheurs, européens et latino-américains, provenant de différentes disciplines de sciences sociales, analysent ici l'originalité de l'?uvre de Denise Jodelet et interrogent les liens intellectuels et affectifs qui ont permis la création autour d'elle d'un réseau universitaire international au rayonnement scientifique d'une rare intensité.
L'objectif de cet essai est de présenter la vision, la philosophie, les objectifs et le modus operandi de la réforme constitutionnelle du 20 mars 2016 dont l'histoire révélera l'étendue de la richesse et qui est, sans nul doute en dehors de celle de 1976 ayant fait passer le pays du parti unique au multipartisme, la plus marquante de l'évolution démocratique du Sénégal. Adoptée par référendum, cette réforme s'est voulue intemporelle, inclusive et couvre plusieurs aspects fondamentaux de la vie politique et institutionnelle : les droits fondamentaux, le Président de la République, l'Assemblée nationale, les rapports entre le pouvoir exécutif et le pouvoir législatif, la justice constitutionnelle, la procédure de révision de la Constitution, la décentralisation et la déconcentration..., mais aussi des domaines relativement nouveaux comme le foncier, l'environnement et les ressources naturelles. Une des grandes originalités de la réforme est l'insertion de clauses d'éternité qui ferment la porte aux révisions déconsolidantes connues par le passé.
Attention: ceci n'est pas un recueil de recettes à l'usage de Papa et Maman angoissés. C'est autrement ambitieux et intéressant. Pour la première fois, un collectif de professeurs a décidé de rendre l'école compréhensible et d'inviter ceux dont les enfants sont scolarisés à pénétrer l'institution, à la regarder fonctionner - bien ou mal -, à saisir sa logique et ses absurdités, ses réussites et ses impasses. Les auteurs se sont appuyés sur l'histoire de l'école car c'est en connaissant les décisions politiques d'une époque passée qu'on comprend comment les objectifs et les méthodes sont nés et ont évolué; comment, dès l'origine, cette école a été inégalitaire puis a tenté de s'ouvrir. Alors et alors seulement, on est libre d'entrer dans le vif du sujet. Ce qui a changé et ce qui n'a pas changé: La façon dont on orientait hier et dont on oriente aujourd'hui. Le rôle et la valeur des notes, des appréciations, des bulletins, des conseils de classe. La hiérarchie des filières et des types d'enseignement. Loin des querelles partisanes, des formules toutes faites, on découvre le comment et le pourquoi des mathématiques, les chemins de la lecture, de l'orthographe, les recherches en matière d'apprentissage, d'intelligence, les raisons de l'échec et de la réussite. Et l'on aboutit à des questions brûlantes: que peut, que doit l'école?
Une infirmière, le soir des attentats parisiens, accompagne les dernières heures d'une patiente, puis assiste en urgence une femme en train d'accoucher dans sa voiture. Un conducteur de TGV joue des dénivelés pour rattraper deux minutes de retard, tout en veillant à limiter la consommation d'électricité de son train. Une avocate, soucieuse de porter la même attention au truand et à la victime, hésite à défendre un homme qui vient d'assassiner son enfant. Un couple d'éleveurs résolu à produire bio comprend, jour après jour, que la terre ne donne que ce qu'elle peut. Un brocanteur sauve de l'oubli une poupée de porcelaine, et avec elle les souvenirs d'une femme, enfouis dans les recoins d'un grenier. Un manager essaie de résister à l'ambiance artificielle de l'open space comme à l'urgence des mails qui s'accumulent. Un dermatologue lit sur l'épiderme de ses patients des pathologies qui en disent long sur les petits et grands soucis du quotidien. Ils sont marin, enseignante, ramasseuse de pommes, pilote d'avion, ingénieure, journaliste, femme de ménage, imprimeur... Ils travaillent pour nous, mais que savons-nous de ce qu'ils font ? Ils ont accepté de partager leurs joies et leur peines, parce qu'elles nous concernent. Leurs récits, c'est notre monde. C'est le travail comme vous ne l'avez jamais lu.
Le néolibéralisme ne s'est jamais aussi bien porté. Dans une économie mondiale dérégulée, les inégalités explosent. Dans le même temps, les mouvements sociaux, éclatés sur plusieurs fronts, peinent à se réunir autour d'une lutte commune. Pourtant, les opposants à l'ordre néolibéral n'ont pas dit leur dernier mot. En silence, patiemment, ils ont façonné de nouveaux outils, pour mettre enfin un terme à l'impunité historique des multinationales. Parmi ces outils, le contentieux juridique : de grandes affaires judiciaires se sont multipliées au cours des dernières décennies, mettant en cause tour à tour Lafarge, Auchan, Vinci, BNP Paribas, Bolloré, Samsung, Total, Chevron... Et les premières condamnations ont été prononcées. Si discrètes qu'aient été ces victoires, elles constituent un renversement de perspective fondamental. Et si nous étions sur le point d'assister à une mise au pas des puissances économiques par la puissance du droit ? Autrement dit, à la mort prochaine du néolibéralisme ? Dès lors, comment faire pour ne pas manquer cette opportunité historique ?
Robert Guédiguian est un des cinéastes majeurs du cinéma français de ces quarante dernières années. Sa participation au jury du festival de Cannes 2018 a confirmé la notoriété internationale de son oeuvre. Pourtant son univers reste encore trop méconnu. Il est pourtant d?une grande richesse, du point de vue des idées, des formes et des émotions qu?il suscite. En allant à la rencontre de l?homme, de ses films et de son engagement, Christophe Kantcheff, qui côtoie le cinéaste depuis très longtemps, propose d?explorer, en texte et en images, cet univers passionnant. Largement illustré de photos de films, de tournage et de collections privées, ce beau livre offre une vision inédite de Robert Guédiguian en tant que cinéaste et en tant qu?artiste engagé dans le débat public. Très peu d?artistes s?expriment avec autant de force en termes politiques. Ce livre présente les fondations biographiques, toujours très influentes, de Robert Guédiguian. Puis, au gré d?un entretien, le réalisateur de Marius et Jeannette aborde son rapport de spectateur au cinéma et de citoyen face à la politique. C?est l?occasion pour lui de préciser un certain nombre de ses positions sur la gauche, le libéralisme, la démocratie, la révolution, l?accueil des réfugiés, la question des identités? Dans une seconde partie, l?ouvrage explore la richesse des thématiques que déploie l?oeuvre de Guédiguian, soulignant la singularité et la grandeur artistique des films réalisés.
Pourquoi la station Javel a-t-elle pris le nom d'un industriel quand tant d'hommes et de femmes ont fait bouger les lignes lors des grèves de 1936 dans les usines Citroën ? Qui se souvient, aujourd'hui, des noms des neuf victimes de la police de Papon au métro Charonne, en 1962 ? Comment ne pas s'amuser de voir une station de Levallois-Perret nommée en hommage à Louise Michel, enterrée dans la commune qui était alors à mille lieux du fief des Balkany ? En nous proposant un voyage dans le Paris populaire via le métro parisien, Laurence De Cock et Mathilde Larrère se réapproprient la porte d'entrée proposée par Loran Deutsch dans son Métronome, mais en remettant l'histoire sur ses pieds. Contre les chantres du roman national et des " grands hommes ", elles proposent de montrer comment les rues et les monuments de la capitale ont été le théâtre de la lutte des habitant-e-s, anonymes et ordinaires. Une histoire que les manuels scolaires et les discours officiels négligent, mais qui prend force et vie lorsque l'on se donne la peine d'y regarder de plus près. Redécouvrir cette histoire singulière, faite de tranches de vie et de combats acharnés, c'est non seulement puiser dans les engagements d'hier pour inventer les nôtres, mais c'est aussi se réapproprier l'espace public pour ne pas laisser la rue aux falsificateurs de l'histoire...
Il est un peu plus de 23 heures, ce lundi 10 avril 2017. Olivier Caremelle, directeur de cabinet de Damien Carême, maire de Grande-Synthe, reçoit un coup de téléphone de celui-ci : "Le camp est en feu ! " C'est par cet événement tragique que commence le récit de l'expérience inédite menée à Grande-Synthe de mars 2016 à avril 2017, celle d'un accueil sans précédent face à l'afflux de migrants souhaitant rejoindre l'Angleterre via Calais : un accueil décidé et assumé par un maire et son équipe, contre l'avis du préfet. Chose impensable jusqu'alors, c'est bien un camp humanitaire qui a été ouvert en France en mars 2016, bâti conjointement par la mairie de Grande-Synthe et l'ONG Médecins sans frontières, avec l'appui de très nombreuses associations, pour accueillir en urgence 2 800 personnes et pallier l'inertie de l'Etat. Cette expérience unique en France est racontée pour la première fois par l'un de ses principaux acteurs. Olivier Caremelle revient sur l'ensemble des événements qui ont entouré l'existence du camp humanitaire, de son ouverture jusqu'à sa destruction, et met ainsi en lumière ce qui n'est pas, comme on a coutume de le dire, une crise migratoire, mais bien plutôt une crise de l'accueil.