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Chronique familiale en quartier impopulaire
Madec Annick
LA DECOUVERTE
15,00 €
Épuisé
EAN :9782707136428
À force de formater les gens et de leur offrir, à la télé, dans les magazines, des rêves de classes moyennes, on pourrait croire que les classe populaires ont disparu. "Perdues de vue" comme qui dirait. C'est sûr, tout le monde n'a pas d'arbre généalogique, de portraits de ses ancêtres, toutes choses qui vous placent pour la postérité. Mais au nom de quoi leurs façons d'être, leurs existences mêmes seraient-elles d'emblée disqualifiées ? Le populaire serait-il devenu impopulaire ? Ce livre donne la parole à ceux qui ne l'ont jamais dans l'espace public : les habitants des cités. Annick Madec a travaillé avec la famille Lesueur de 1992 à 1997 et nous livre ici les récits biographiques de ceux qui ont accepté le jeu de l'entretien : Solange, la mère et la plus impliquée, trois de ses filles et deux de ses gendres. Ce sont donc surtout des femmes qui parlent : d'elles bien sûr, de leurs hommes, de leurs enfants, de leurs aspirations, de leurs combats, de certains rêves qui se brisent, de la vie qui ne fait pas de cadeaux. Elles déroulent les événements pour mieux les démêler. Elles résistent, bricolent leur bonheur par petites touches, à coups de victoires invisibles, au quotidien. Le contrepoint masculin est essentiel ; il oblige à tenir compte de l'autre. Solange et sa famille passent à la postérité anonymement ; les narrateurs mettent au jour leurs propres contradictions et nous révèlent les nôtres, témoignant ainsi de notre commune humanité.
De la cathédrale monumentale à l'Abribus, l'architecture nous entoure sans que nous en ayons toujours pleinement conscience. Elle est pourtant au coeur de notre vie : elle nous abrite, elle nous permet de vivre ensemble.Comment l'art de construire a-t-il évolué au cours des siècles ? Quand est né le métier d'architecte ? Comment l'architecture répond à nos besoins essentiels ? Autant de questions pour mieux comprendre comment les hommes aménagent leur espace de vie
Un essai qui présente les urgences écologiques dans le domaine de l'architecture et des territoires, porte des constats alarmants tout en proposant plusieurs solutions comme le réemploi, le choix des matériaux de construction et des lieux de ressources, ainsi que l'intelligence collective pour une architecture frugale.
Madec Philippe ; Bornarel Alain ; Brunaud Pierre-Y
Dans un hameau breton, une ancienne écurie en pierre est devenue une maison innovante et douce à vivre grâce à une réhabilitation éco-responsable exemplaire. Aménagée avec des matériaux bio-sourcés et des produits d'origine locale laissés bruts, inondée de lumière et ventilée naturellement, elle est frugale en énergie et en ressources. Tous les choix, jusqu'au mobilier et aux détails d'aménagement, sont portés par une ambition minimaliste. Ils répondent à l'éthique de ses habitants et de ses concepteurs, héritée du Club de Rome : " deux fois plus de bien-être en consommant deux fois moins de ressources ".
Madec Goulven ; Dolbeau François ; Lepelley Claude
L'héritage de saint AugustinMalika PondevieLa manifestation organisée aux Sables-d'Olonne, dans le cadre de l'année de l'Algérie en France, en 2003, à l'instar de toutes les autres qui se sont déroulées dans la plupart des villes de France (près de deux mille) avec un évident succès, a constitué une opportunité exceptionnelle de découvrir une Algérie, porteuse d'une riche Histoire, mais aussi, à travers une personnalité emblématique comme saint Augustin, de souscrire, à une dynamique nouvelle de relations privilégiées entre la France et l'Algérie, et d'une façon générale entre l'Afrique du Nord et l'Europe.On ne peut que se réjouir, de ce fait, de la volonté affichée par l'Algérie, en donnant une visibilité à Augustin, l'enfant prestigieux du pays, d'écrire par là même, une autre page de son histoire. Les manifestations qui se sont tenues en effet en France autour de saint Augustin, à commencer par celle qui a eu le retentissement considérable que l'on sait, avec la lecture de ses textes par Gérard Depardieu, à Notre-Dame de Paris, faisant écho en quelque sorte, au colloque important qui s'est tenu en Algérie en 2001, réunissant vingt-sept participants. Par son africanité, de son côté, Augustin renvoie l'Occident, l'Europe, à une autre dimension, à une autre approche de ses racines.Nous avons là, me semble-t-il, un atout majeur, à même de dissiper, par un travail pédagogique conséquent, rancunes et préjugés, et de contribuer à instaurer à la longue, un espace méditerranéen, apaisé, riche de toutes ses confluences, riche de la pluralité de ses histoires.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Depuis une dizaine d'années, les caméras de vidéosurveillance ont envahi notre paysage urbain. Une frénésie sécuritaire qui fait déjà l'objet d'abondantes critiques mais qui dissimule encore ses véritables failles, systémiques, techniques, juridiques, tout en banalisant chaque jour un peu plus une idéologie d'autosurveillance généralisée. Depuis les années 2000, les caméras de vidéosurveillance et de vidéoprotection ont envahi notre paysage urbain. Cette nouvelle manière de protéger la population fait couler beaucoup d'encre. Or les prismes dominants (sécurité versus liberté) et les images mobilisées (du Panoptique à Big Brother, en passant par Minority Report), en disent plus sur les fantasmes collectifs que sur les réalités concrètes de ce dispositif. Dans ce récit d'enquête, au plus près des expériences et des représentations des acteurs publics et privés qui utilisent la vidéosurveillance au quotidien, Elodie Lemaire passe au crible les idées reçues sur cet oeil sécuritaire, pour mieux en identifier les vrais dangers. En nous faisant pénétrer dans les salles de contrôle et les coulisses des tribunaux, l'auteure montre que les usages de la vidéosurveillance sont loin d'être conformes à sa réputation de " couteau suisse de la sécurité " ou de " reine des preuves ". Mais ces limites cachent d'autres dérives bien réelles, comme la banalisation d'une idéologie qui construit progressivement notre vision sécuritaire du monde social.
Crawley Quinn Josephine ; Pignarre Philippe ; Bonn
Qui sont les Phéniciens ? Un peuple de l'Antiquité auquel les Grecs auraient emprunté l'alphabet ? Des commerçants et des navigateurs exceptionnels partis du Levant (Tyr, Sidon, le Liban actuel) pour fonder Carthage, dont l'empire concurrencera les cités grecques en Sicile ou en Sardaigne, jusqu'à sa destruction par Rome ? Un peuple pratiquant une religion cruelle avec un dieu exigeant l'immolation d'enfants, source d'inspiration du Salammbô de Flaubert ? Pourquoi, comparés aux Grecs et aux Romains, sont-ils finalement presque insignifiants dans nos histoires et nos récits de l'Antiquité ? Comme dans une enquête policière, l'auteure retrace tout ce que l'on sait sur eux et qui renverrait à une " identité " phénicienne, à un peuple original. Elle explore successivement la langue, la religion, les colonies, l'influence régionale de Carthage. Elle s'appuie sur l'épigraphie, la numismatique, l'architecture, les dernières découvertes archéologiques. A chaque fois que l'on croit saisir cette identité, elle s'échappe... On n'est désormais même plus du tout certain que Carthage ait été une colonie de Tyr ou de Sidon... Les Phéniciens constituaient-ils un véritable peuple ? Etaient-ils reconnus comme tel par leurs contemporains ? Ce qui est certain, c'est qu'ils ont fait l'objet d'une multitude d'opérations d'instrumentalisation (et de fantasmes ! ) : par les Grecs, les Romains et, quelques siècles plus tard, par les Irlandais puis les Anglais et, enfin, les Français !
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.