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La face cachée du Che
Machover Jacobo
BUCHET CHASTEL
14,20 €
Épuisé
EAN :9782283022528
Innombrables sont les intellectuels qui ont chanté le Che, sans avoir lu une seule ligne de ses écrits. Il semble déverser leurs propres fantasmes sur un personnage réduit à deux photos, celle d'un homme coiffé du béret à l'étoile solitaire, regardant au loin vers un avenir qu'il imaginait sans doute radieux, et celle d'un cadavre torse nu, ressemblant vaguement au Christ gisant du tableau du peintre italien du quattrocento, Andrea Mantegna. Ces images de Che Guevara visent, avant tout, à occulter ses paroles. Jacobo Machover a choisi pour sa part de s'immiscer dans les aspects les plus secrets de sa vie, dans ses pensées les plus profondes, à travers l'analyse de ses textes et des témoignages de certains de ses proches. Il tente de percer à jour ses contradictions. Il montre ainsi le révolutionnaire à la fois dans sa dimension utopique et dans son insensibilité et sa cruauté quotidiennes. Tour à tour rebelle, bourreau et victime. Jamais univoque, ce livre démonte l'immense malentendu qui s'est greffé autour du mythe du Che. Et l'on découvre, derrière le libertaire romantique, un stalinien fanatique, simple pièce dans l'échiquier de Fidel Castro. . . Jacobo Machover est né à La Havane en 1954. Exilé en France depuis 1963, écrivain, journaliste, traducteur, maître de conférences à l'université d'Avignon, il enseigne également à l'université de Paris-XII et à l'École supérieure de gestion. Il agit en faveur du rétablissement de la liberté et de la démocratie à Cuba.
Dans les premiers jours de 1959, Fidel Castro a établi à Cuba un pouvoir sans partage, après avoir triomphé de la dictature militaire du général Batista. Commence alors une période trouble pendant laquelle le nouveau régime se rapproche de l'URSS, tandis que, dans la grande puissance tutélaire toute proche, se déroule une âpre bataille électorale au cours de laquelle Kennedy affronte Nixon. Un an plus tard, les jeux sont faits: le pouvoir cubain s'est durci, les intérêts économiques américains sont directement menacés dans l'île, les opposants au régime affluent à Miami, et le président nouvellement élu, instrumentalisé par le Pentagone et la CIA, donne son aval à une opération qui se solde par le débarquement désastreux de la baie des cochons. Durant cinq jours d'un combat sans pitié et sans gloire, les Américains ont laissé des combattants qu'ils avaient recrutés et entraînés se faire anéantir par les forces castristes. En cette soirée du 19 avril 1961, alors que les troupes de La Havane déferlent sur les plages tenues par les 150 hommes de la Brigade 2506, Kennedy, soucieux avant tout de donner le change, danse avec Jacky au bal de la Maison Blanche. La face du monde a changé, l'équilibre des forces est désormais favorable au bloc de l'est.
Résumé : La révolution cubaine, depuis ses débuts, a montré au monde entier son véritable visage, sans rien en cacher, ou si peu. Exécutions quotidiennes, condamnations à des peines insensées, censure illimitée... Elle a pourtant signifié un mirage pour ceux qui la regardaient de près et continuent de le faire. Intellectuels français et étrangers, cinéastes, dirigeants politiques (Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Gabriel Garcia Mârquez, Oliver Stone, Danielle Mitterrand, Jack Lang, Ignacio Ramonet...) n'ont vu en elle que ce qu'ils voulaient voir. Dans cet essai majeur, l'auteur reconstruit la vérité historique. Il décrit, preuves à l'appui, les erreurs de ces individus, souvent populaires et respectés. Devenus compagnons d'une barbarie sans nom, ils ont refusé de critiquer l'horreur qui se cachait derrière les images des dirigeants révolutionnaires, métamorphosés en héros romantiques (Fidel Castro, Raùl Castro, Che Guevara). La " fête cubaine " a empêché ces visiteurs distingués d'entendre les salves des pelotons d'exécution.
Résumé : On connaissait ses nombreux ouvrages et essais, politiques ou universitaires, consacrés aux méandres du régime castriste, à la figure trop angélique du Che et à l'avenir politique de Cuba. Sous ce titre ironique, Jacobo Machover se livre ici pour la première fois à une autobiographie mêlant grande histoire, récit familial et roman vrai de l'exil.
Résumé : Depuis le renversement du dictateur Fulgencio Batista, en 1959, Fidel Castro règne en maître à Cuba. Le Leader Màximo a résisté à toutes les offensives, à commencer par la tentative de débarquement de la baie des Cochons, comme à tous les bouleversements de l'histoire, y compris l'effondrement de son principal soutien, le communisme soviétique. Ennemi juré des Etats-Unis, il a même pu faire de l'introduction du dollar sur l'île l'ultime outil de la pérennité de son pouvoir. Expert dans l'art de transformer ses déconvenues en victoire, le premier des barbudos a su recouvrir l'extrême violence de son régime du voile du romantisme révolutionnaire doublé de la digne insouciance des paradis tropicaux. Ainsi l'implacable Ernesto Guevara se drape-t-il dans la légende libertaire et planétaire du Che, ainsi la douleur de l'exil, la brutalité de la répression, l'abîme de la pauvreté disparaissent-ils dans les accents de la salsa nostalgique d'un Compay Segundo. Au moment où l'après-Castro se prépare, Jacobo Machover, avec ce livre, fait parler l'histoire du castrisme du point de vue de ses victimes.
Résumé : La Clairière, maison de campagne isolée, se trouve coupée du reste du monde à la suite d'évènements incompréhensibles. Pendant six jours, douze personnages s'agitent dans le désoeuvrement et l'inquiétude. Ils étaient partis en vacances ! Mais la contradiction des vacances n'est-elle pas d'offrir à des civilisés un retour à la vie naturelle ? Les Gens de la Clairière ont si bien retrouvé la nature qu'enfermés dans leur forêt, ils perdent, heure après heure, toute empreinte de civilisation. Alors, ces citadins se transforment. Du souci de la subsistance aux mystères de la Mort auxquels ils sont confrontés, ils revivent toutes les angoisses humaines avec une naïveté de primitifs. Ils recréent autour d'eux un univers. Ils ont leurs martyrs, leurs fantômes, leur prêtresse, leurs rites, leurs chants, leur façon d'adorer et de craindre le soleil ou le ciel étoilé. D'individus solitaires, ils mutent en une 'famille' d'un genre nouveau... Mais le septième jour, la Civilisation se rappelle à eux. Publié chez Buchet/Chastel en 1971, ce roman ''survivaliste'' de Régis Rivald est toujours aussi fascinant.
Résumé : Mathilde n'est plus toute jeune et sa fille a décidé qu'elle serait bien mieux dans un Ephad que chez elle, où elle commence à oublier trop de choses. Le roman est le journal de Mathilde tenu pendant les mois passés dans ce nouveau monde. Il y a les souvenirs anciens : l'enfance pendant la guerre, la disparition du père, la fuite dans la zone libre, la disparition de la mère, la planque chez des paysans. Puis le retour à la vie, alors que tout est dévasté...
Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.4e de couverture : Les mouvements en faveur de la nature se développent dans la plupart des pays occidentaux depuis la fin du XVIIIe siècle. Protéiformes et redoutables à définir, ils partagent finalement tous le même objectif : construire un monde meilleur. Cet enjeu, qui est avant tout politique, relève aussi de questions sociales, économiques, culturelles, car vouloir sauvegarder l'environnement, c'est s'interroger sur la répartition des richesses, le rôle des régulations, l'expression des citoyens, la modification des modes de vie, etc. Autant de thèmes qui sont abordés ici à travers l'analyse de la pensée d'acteurs incontournables ¿ de Reclus et Rousseau à Malthus ou Veblen ¿ et la présentation d'événements emblématiques ¿ comme la contamination au mercure du site de Minamata, au Japon, ou le périple du cargo-poubelle Khian Sea. Au final, c'est toute la question du progrès social que les combats pour la nature placent au c?ur du débat.Notes Biographiques : Historienne des sciences et de l'environnement, Valérie Chansigaud est chercheuse associée au laboratoire Sphère (Paris Diderot-CNRS). Son champ d'études conjugue histoire des sciences, histoire culturelle et histoire environnementale et se préoccupe tout autant des plantes, des oiseaux, des invertébrés, que des relations entre l'homme et la nature.
Résumé : Vitrines brisées, vidéos chocs, actions coup de poing, les végans les plus revendicatifs, omniprésents dans les médias, donnent une vision caricaturale de leur mouvement. Très minoritaire, le véganisme bénéficie de la sympathie du public devenu plus sensible à la souffrance animale et aux impacts écologiques de l'élevage intensif. Mais qui sont vraiment les végans ? et les antispécistes ? Pourquoi s'opposent-ils à la consommation d'animaux ? Quelles sont leurs sources d'inspiration ? Ont-ils une vision politique et sociale du monde ? Une réflexion écologique ? Nutritionnelle ? Quelles relations entretiennent-ils avec les géants de l'industrie agroalimentaire et de la finance ? Cet ouvrage, véritable enquête de terrain, nous montre les contradictions d'un mouvement qui se trompe quand il soutient qu'un monde uniquement végétal résoudra les problèmes de l'agriculture, du climat, de la nutrition... Au final, il nous interroge sur notre rapport à la nature et à la vie, mais aussi à nos imaginaires.