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Les trois pylônes
Macherez Félix
GALLIMARD
21,00 €
Épuisé
EAN :9782073001863
Moitié écrivain, moitié dandy, Nophto n'a publié qu'un ouvrage obscur passé inaperçu. Son nouvel opus, Les Trois Pylônes, porte les traces du grand roman qu'il ambitionne d'écrire et qui, on le devine, sera son chef-d'oeuvre une fois achevé. Mais impossible de le commencer. Alors Nophto se contente de subir les choses, d'être le spectateur des événements ordinaires. Il passe son temps à observer ses voisins depuis sa fenêtre, ou à traîner avec ses amis et ses quelques relations sentimentales - jamais très durables. L'écrivain préfère se retrancher dans ses passions, ses obsessions. Entre la réalité et ses rêveries, il y a un gouffre ; ce livre raconte l'histoire de ce gouffre. Dans ce roman, l'auteur, le narrateur et le héros sont des calques les uns des autres : les mêmes, mais pas tout à fait. Ils ont en commun la recherche de l'absolu, la silhouette qui flotte, le verbe qui pique. La langue de Felix Macherez est à la fois moderne, sulfureuse, baroque, drôle, elle révèle un authentique styliste.
Résumé : Depuis que l'Ethique a été publiée, en 1677, les idées de Spinoza ont suscité, selon les orientations les plus diverses, un intérêt qui ne s'est jamais relâché. Mais ces idées, le plus souvent, ont été considérées pour elles-mêmes, indépendamment du contexte démonstratif qui soutient leur exposition, en raison du caractère extrêmement technique et de l'aridité de celui-ci. Dans le présent ouvrage, qui devrait servir d'outil de travail à ceux qui cherchent à avoir un accès plus direct au texte, sont proposées les explications indispensables à une lecture suivie de la première partie de l'Ethique, où est abordée, sous l'intitulé De Dieu l'étude raisonnée de l'ensemble de la réalité considérée à partir du principe rationnel et causal qui lui confère à la fois son unité interne et son caractère d'absolue nécessité. Cette partie de l'ouvrage de Spinoza, que sa relative brièveté rend particulièrement difficile et énigmatique, joue un rôle essentiel dans son économie d'ensemble : c'est elle qui donne ses bases objectives au projet de libération éthique, qu'elle enracine en profondeur dans la nature des choses.
Résumé : Comment être vivant dans un monde mort ? Un monde sans hasard, sans risque ni mystères. Désespéré par l'appauvrissement du réel, le narrateur se rend au Mexique, jusqu'au pays des Tarahumaras d'Antonin Artaud. Tout le fascine dans cette civilisation ancestrale qui vit en dehors du progrès : les canyons inaccessibles, la terre sacrée, les ciels bas, le culte du Soleil, les rites sombres du Ciguri pour connecter les hommes aux dieux... Pourtant, la réalité qu'il découvre est à l'opposé du monde décrit par Artaud. La modernité, le trafic de drogue, l'alcool ont tout perverti. Les rêves ne sont plus qu'un mirage. Cette civilisation s'est-elle totalement évanouie ou reste-t-il quelques résidus de magie ? Ce livre n'est pas seulement un carnet de voyage incandescent dans la Sierra Tarahumara, c'est aussi un carnet de l'enfermement. Le livre d'un homme qui apprend que toute quête ne ramène qu'à soi-même.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
En esthéticien complexe, j'aimais naturellement la beauté de la vie, mais je m'en éloignais le plus possible pour l'avoir bien en face, l'admirer dans son entier. J'étais pareil au fils, prodigue, qui va dilapidant de grands biens. J'avais choisi mon cadrage : les horizons au premier plan ! Et là-bas, tout au loin, à la limite de sur le rebord du cadre, la société - cette conne.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.