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HISTOIRES DE DINOSAURE. Faire de la philosophie, 1965-1997
Macherey Pierre
PUF
23,33 €
Épuisé
EAN :9782130498582
Histoires de Dinosaure : ce titre évoque les chroniques données en 1992 à la revue " Futur Antérieur ", pivot du présent ouvrage. Mariant l'érudition et l'ironie, dans l'esprit des " considérations intempestives ", elles s'efforçaient de prouver qu'on peut encore penser librement à propos des discours réactifs et probablement éphémères du retour au sujet, à la raison et à la sagesse, c'est-à-dire à l'ordre, que promeut désormais l'empire de la communication. Mais à condition de disposer d'un certain recul : celui que procure l'expérience de celui qui a traversé quelques ruptures, et su les mettre à profit pour enrichir cette opération sur soi, cette pratique au sens fort du terme que constitue la philosophie. Althussérien de la première heure et critique précoce du structuralisme, maoïste de pensée mais non d'organisation, spinoziste à l'écart des querelles d'exégèse, professeur sans chaire mais non sans disciples au long des années d'enthousiasme et de désenchantement envers le " primat de la politique dans la théorie ", le théoricien des philosophies littéraires, Pierre Macherey a su trouver la distance à soi qui permet la critique et l'autocritique, mais bannit le ressentiment. Il n'a cessé d'approfondir les deux questions, corrélatives l'une de l'autre, des conditions institutionnelles de la pratique philosophique et de la matérialité propre à la pensée, dès lors qu'elle ne se réduit pas au savoir dont, pourtant, elle dépend toujours. Douze études composées entre 1965 et 1997 sont ainsi éditées ou rééditées et mises en perspective, par la délimitation de leurs présupposés et la réactivation de leurs intentions, au moyen d'un commentaire continu à la fois conceptuel et personnel, de façon à faire saisir autant que possible l'articulation du temps de la philosophie et du temps de l'histoire contemporaine.
Résumé : Depuis que l'Ethique a été publiée, en 1677, les idées de Spinoza ont suscité, selon les orientations les plus diverses, un intérêt qui ne s'est jamais relâché. Mais ces idées, le plus souvent, ont été considérées pour elles-mêmes, indépendamment du contexte démonstratif qui soutient leur exposition, en raison du caractère extrêmement technique et de l'aridité de celui-ci. Dans le présent ouvrage, qui devrait servir d'outil de travail à ceux qui cherchent à avoir un accès plus direct au texte, sont proposées les explications indispensables à une lecture suivie de la quatrième partie de l'Ethique, où est abordée, sur des bases dégagées dans les trois parties précédentes (I. La nature des choses ; II. La réalité mentale ; III. La vie affective), la problématique proprement éthique pur laquelle l'ensemble du livre a été écrit. Sous l'intitulé " De la servitude humaine et des forces des affects ", Spinoza procède à un examen objectif de la condition humaine appréhendée dans ses limites, ses dispositions et ses aspirations, de manière à esquisser la dynamique pratique qui permet d'amorcer le mouvement conduisant de la servitude à la liberté : sont ainsi ouvertes les voies de la libération, qui seront examinées dans la cinquième et dernière partie du livre.
Selon Pierre Macherey, la question de la manière dont les normes opèrent ne doit pas être traitée dans l'abstrait. Il faut la rapporter aux nouvelles structures de socialisation et d'exercice du pouvoir liées au développement, dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, du machinisme et de la révolution industrielle : ce sont ces structures qui définissent encore aujourd'hui la manière dont on devient sujet. Ces structures, ce sont celles dont Marx a analysé la base économique dans Le Capital, et que Foucault, suivant une approche différente mais convergente, du moins sur certains points, a examinées en se servant du concept de "société de normes". Des lectures croisées s'imposent donc. De Marx à Althusser, d'Althusser à Foucault, de Foucault à Fanon, de Fanon à Deligny, et ainsi de suite, Pierre Macherey dresse des ponts entre différents systèmes de pensée et nous invite à une promenade philosophique et politique destinée à mettre au jour les mécanismes idéologiques de cette société de normes.
Pierre Macherey est professeur honoraire de philosophie à l'université de Lille III. Il a notamment publié Lire le Capital (avec L. Althusser, É Balibar, R. Establet et J. Rancière, Maspero, 1965, rééd. PUF 1996), À quoi pense la littérature (PUF11990), Hegel ou Spinoza (La Découverte, 1990) et Avec Spinoza (PUF11992).
Les enseignants et formateurs du XXIe siècle peuvent-ils espérer que la psychologie scientifique les aide dans leur pratique? Cet ouvrage prend le parti d'affirmer que, même si la science ne peut apporter toutes les réponses attendues, elle peut identifier des conditions nécessaires mais non suffisantes! pour « apprendre et faire apprendre »: des conditions liées aux caractéristiques des apprenants en interaction avec celles de leur environnement d'apprentissage. Les psychologues d'aujourd hui n'étudient plus l"« Apprentissage » avec un grand « A », comme s'il s'agissait d'un objet défini et statique. Ils préfèrent en décrypter les mécanismes et les dynamiques spécifiques. Leur objet est donc moins « l'apprentissage » qu" « apprendre », verbe d'action qui permet d'intégrer les facettes cognitives, affectives et sociales en jeu. L'expression « faire apprendre » rappelle par ailleurs que l'action ne se déclenche pas nécessairement d'elle-même. Elle nécessite une implication de l'apprenant lui-même, mais aussi de celui qui lui transmet connaissances et compétences: l'enseignant, le formateur ou tout autre éducateur. Les auteurs ont dès lors choisi de convoquer les sous-disciplines de la psychologie qui, en 2006, peuvent l'éclairer: les neurosciences cognitives, dont fait partie la psychologie cognitive, la psychologie différentielle, qui cherche à comprendre les spécificités individuelles, la psychologie du développement, mais aussi la psychologie sociale et la psychologie de la motivation. En plus d'être collectif, cet ouvrage est donc pluridisciplinaire et fondé sur les travaux de recherche les plus récents, tout particulièrement dans les différents pays francophones.
Ce Dictionnaire de psychologie allie les qualités d'un bel ouvrage accessible à tous avec les avantages de l'exhaustivité, ce qui ravira les spécialistes. Les termes de la langue courante (adolescence, leurre, agression, réaction, tempérament...) et du vocabulaire de la psychologie (autisme, psychodrame, test de Rorschach...) y sont définis, tandis que les notions fondamentales sont mises en perspective par un rappel des doctrines qui les ont élaborées. Ainsi, le lecteur pourra se demander s'il est plutôt allocentrique ou égocentrique, après avoir distingué les fantômes de son passé des fantasmes de sa libido. Grâce à un système de renvoi entre les définitions et à la prise en compte de notions qui font intervenir aussi bien la psychologie, la sociologie et la psychanalyse, cet ouvrage très utile offre un panorama complet des sciences humaines. --Paul Klein
Résumé : L'ouvrage est destiné à tous ceux qui s'intéressent à la question fondamentale : " Est-ce que j'éduque bien ? " Parents, enseignants, éducateurs, responsables politiques, travailleurs sociaux, chercheurs peuvent y trouver matière à réflexion. Un modèle de besoins psychopédagogiques fondamentaux est présenté. Il tente de prendre en compte les dimensions les plus importantes entrant en jeu dans la construction de l'identité d'un individu : besoins affectifs, cognitifs, sociaux, idéologiques. Il donne donc un contenu - et, en cela, il constitue une véritable innovation - à la réponse à la question précitée. Par ailleurs, les auteurs s'interrogent : " Comment, concrètement, répondre au mieux à ces différents besoins ? " Pour cela, ils proposent un " système pédagogique multiréférentiel et intégré " car ils se sont aperçus que les divers courants de pensée pédagogique développent spécifiquement un besoin particulier. Ainsi, ils font correspondre une pédagogie à chaque besoin fondamental. Leur proposition - et c'est en cela que leurs propos sont " postmodernes " - est de ne pas privilégier un courant au détriment des autres. Chaque courant apporte des éléments importants. La multiréférence que chaque adulte doit intégrer dans un modèle pédagogique propre est, selon eux, une démarche incontournable. Leur conception de la formation des adultes est de faire de ceux-ci des sujets-acteurs, voire, mieux, des sujets-auteurs de leur projet éducatif. En d'autres termes, on peut dire que complexité éducative et agir communicationnel sont ici au c?ur des propositions.
Daniel Ligou est professeur émérite à l'Université de Dijon. Auteur de nombreux ouvrages, ses travaux et publications sur la franc-maçonnerie font autorité.