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O alienista
Machado de Assis Joachim-Maria
FOLIO
12,00 €
Épuisé
EAN :9782070384891
De como Itaguaï ganhou uma casa de orates As crônicas da vila de Itaguaí dizem que em tempos remotos vivera ali um certo médico, o Dr Simão Bacamarte, filho da nobreza da terra e o maior dos médicos do Brasil, de Portugal e das Espanhas. Estudara em Coimbra e Pádua. Aos trinta e quatro anos regressou ao Brasil, não podendo el-rei alcançar dele que ficasse em Coimbra, regendo a universidade, ou em Lisboa, expedindo os negócios da monarquia. - A ciência, disse ele a Sua Majestade, é o meu emprego único ; Itaguaí é o meu universo. Dito isto, meteu-se em Itaguaí, e entregou-se de corpo e alma ao estudo da ciência, alternando as curas com as leituras, e demonstrando os teoremas com cataplasmas. Aos quarenta anos casou com D Evarista da Costa e Mascarenhas, senhora de vinte e cinco anos, viúva de um juiz de fora, e não bonita nem simpática. Um dos tios dele, caçador de pacas perante o Eterno, e não menos franco, admirouse de semelhante escolha e disse-lho. Simão Bacamarre explicou-lhe que D. Evarista reunia condições fisiológicas e anatômicas de primeira ordem, digeria com faciilidade, dormia regularmente, tinha bom pulso et excelente vistal ;estava assim apta pâra dar-lhe filhos robustos, sãos e inteligentes. Se além dessas prendas, - unicas dignas da preocupação de um sábio, D Evarista era mal composta de feições, longe de lastimá-lo, agradecia-o a Deus, porquanto não corria o risco de preterir os interesses da ciência na contemplação exclusiva, miúda e vulgar da coirsorte. "Où il est raconté comment Itaguaí se dota d'un asile d'aliénés Les chroniques de la petite cité d'Itaguaí rapportent que vécut là, il y a fort longtemps, un certain médecin, le Dr Bacamarte, fils d'un noble du pays et le médecin le plus important du Brésil, du Portugal et des Espagnes. Il s'était formé à Coïmbra et à Padoue. A trente-quatre ans, le roi n'ayant pu obtenir qu'il demeurât à Coïmbra pour présider aux destinées de I'université, ou à Lisbonne pour expédier les affaires de la monarchie, il était rentré au Brésil. - La science est mon seul office, avait-il représenté à Sa Majesté ; Itaguaí est mon univers. Ayant dit, il s'installa à Itaguaí, et il se consacra corps et âme à l'étude de la science, alternant cures et lectures et faisant la preuve des théorèmes à l'aide de cataplasmes. La quarantaine franchie, il épousa Dona Evarista de Costa e Mascarenhas, une jeune femme de vingt-cinq ans, veuve d'un magistrat de la Colonie, ni bien jolie ni sympathique. Un oncle de Simão Bacamarte, chasseur de pacas devant l'Eternel, et non moins franc, s'étonna d'un pareil choix et il le dit à son neveu. Simão Bacamarte lui expliqua que Dona Evarista rassemblait des conditions physiologiques et anatomiques de premier ordre, elle digérait sans problème, dormait de même, elle avait un pouls régulier et une vue excellente ; de sorte qu'elle était apte à lui donner des enfants robustes, sains et intelligents. Si en plus de ces dons - seuls dignes de la préoccupation d'un savant - les traits de Dona Evarista laissaient à désirer, loin de le déplorer, il remerciait le ciel, ainsi ne courrait-il pas le risque en s'abandonnant à la contemplation exclusive,
Il n'y a pas dans la littérature brésilienne, entre le baroque du XVIIe siècle et le mouvement moderniste du XXe, une période classique comme dans la plupart des littératures européennes. Mais il y a un grand écrivain classique, miraculeusement solitaire, Machado de Assis. Et certes, il s'est imprégné de ce paysage de Rio de Janeiro, dont il n'est jamais sorti, tout de heurts et de violences, où la mer lutte contre la montagne, où la forêt envahit les maisons ; il a gouté à tous les " poisons " romantiques, à la sensualité des nuits tropicales ; il a assisté à la désagrégation de la famille patriarcale traditionnelle, impuissante à résister aux effets de l'urbanisation du pays, à la révolte de l'enfant ou de la femme contre l'autorité absolue du patriarche, à la montée du bachelier et du mulâtre, à la formation d'une classe bourgeoise. Contrastes d'une société hétérogène s'ajoutant aux contrastes d'une nature pathétique. Mais de ces contrastes, il a tiré une harmonie. Si le classicisme se définit par l'importance de la règle, par l'économie des moyens et par la pudeur, nul n'est plus classique que Machado de Assis. Son art est tout de subtilité, son style de demi-teintes. Il a distillé les poisons qui rongeaient ses viscères et son âme, pour en faire des élixirs. Mais la pureté des élixirs ou leur divine transparence n'empêche pas la brûlure intérieure. Roger Bastide
A Rio de Janeiro, en 1879, naissent deux jumeaux qui, comme le raconte la Bible, se querellent dans le ventre de leur mère. Opposés par une haine farouche, Paulo l'admirateur de Robespierre et Pedro qui vante les vertus de Louis XVI tombent amoureux de la même femme, qui, incapable de choisir en mourra. Sur ce thème banal, l'auteur donne libre cours à sa maestria littéraire, ironie, humour interpellation du lecteur sur le thème de l'impossibilité d'échapper au destin.
Machado de Assis Joachim-Maria ; Lavalade R. Chade
Et voyez maintenant avec quelle dextérité, avec quel art, j'effectue la plus grande des transitions de ce livre. Voyez : mon délire commença en présence de Virgilia ; Virgilia fut mon grand péché de jeunesse ; il n'y a pas de jeunesse sans enfance ; l'enfance suppose la naissance ; et voici comment nous arrivons sans effort au 20 octobre 1805, jour de ma naissance. Vous avez vu ? Aucun raccord apparent, rien qui puisse détourner et troubler l'attention du lecteur : rien. Le livre offre ainsi tous les avantages de la méthode, sans en avoir la rigidité. Mais en vérité, il était temps." Enlevé à la vie par une pneumonie due à une idée fixe. Brás Cubas fait le récit posthume de sa vie. Dans un ultime délire, il se penche avec une distance amusée sur ce qu'il a été, en prenant le lecteur à témoin. Un texte subtil et drôle où la prose contenue permet les jeux formels les plus inattendus, écrit par un auteur dont le génie classique teinté de nihilisme préfigure l'exploitation moderne de l'inconscient.
Résumé : "En la revoyant, je ne l'ai pas trouvée moins piquante qu'au cimetière ou que la première fois, chez ma s?ur, et pas moins belle non plus. (...) Elle a la peau délicate, le teint clair, avec aux joues à peine une touche de rouge, rien qui puisse paraître déplacé chez une veuve. C'est là tout ce qui m'a frappé au premier abord, avec ses yeux et ses cheveux noirs ; le reste m'a été révélé peu à peu au cours de la soirée, jusqu'à l'instant de son départ (...) Après l'avoir observée quelques instants, voici ce que j'ai pensé d'elle. Je ne l'ai pas pensé tout de suite en prose, mais en empruntant un vers à Shelley : "I can give not what men call Love". Je me le suis dit en anglais, mais l'aveu du poète, je l'ai repris aussitôt en prose de chez nous, et avec une conclusion de mon cru : "Je ne peux donner ce que les hommes appellent Amour... et c'est dommage"." Ce journal du conseiller Aires est fait de petites touches ironiques sur le vieillissement, l'amour, l'ambiguïté des sentiments, l'abolition de l'esclavage ; des personnages forts le traversent, les descriptions peuvent paraître idylliques mais comme toujours chez Machado, quelque chose grince. "Derrière Garcia Marquez il y a Borges et derrière Borges, source et origine de tout Machado de Assis". Salman Rushdie.
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
L'histoire du christianisme commence par l'acte de foi des disciples juifs de Jésus devant son tombeau vide: ils croient en sa résurrection et le reconnaissent comme le Messie annoncé dans la Bible. Le christianisme n'est alors qu'une de ces nombreuses religions de salut, qui multiplient les adeptes dans le monde gréco-romain. Mais d'emblée, il définit le salut comme un événement historique unique et non comme le résultat d'initiations individuelles à la façon des religions à mystères; il donne à cet événement uneportée universelle, et ouvre la communauté de Jérusalem au monde polyglotte et diversifié que vient d'unifier l'empire romain. Par là, il lie son destin à celui de Rome, ce qu'affirment très tôt les auteurs chrétiens: l'Église et l'Empire sont les deux seules structures de l'Antiquité à penser la mondialisation, ce qui facilitera la christianisation de l'État et du pouvoir au IVe siècle, après celle de la société. Or, quoi qu'on en ait, il est impossible de restituer une histoire linéaire et complète de l'Église primitive, de Jésus à saint Augustin, non plus qu'une histoire complète de la christianisation de l'Empire. La nature des sources - le plus souvent indirectes, apologétiques ou postérieures aux événements - ne permet que des approches ponctuelles, diversifiées, particulièrementriches pour certaines régions comme la Palestine, Rome et, plus encore, l'Asie Mineure. C'est donc une histoire partielle, en kaléidoscope, à travers une Bible plurielle et des groupes éclatés, très personnalisés, que retracent une soixantaine d'historiens, archéologues et biblistes, tous spécialistes de ces cinq siècles décisifs. Les chapitres de cet ouvrage, remis à jour et complétés pour ce volume, ont initialement paru dans la revue Le monde de la Bible. Il est le troisième et dernier volume du triptyque commencé, dans cette même collection, avec Le monde de la Bible (n° 88) et Aux origines du christianisme (n° 98).
Ce n'est pas un voyage de plaisance qui t'attend. Oh non! Nous n'irons pas à Disneyland ni au parc Astérix. Je t'emmène ailleurs. Là où la majorité des grandes personnes refuse de se rendre parce qu'elles n'ont plus le temps ou se sont tellement accoutumées à côtoyer la déraison que la sagesse leur semble définitivement hors de portée. Ce n'est pas un projet prémédité. Je l'avoue, je n'ai rien étudié du parcours. Nous improviserons.Mais il faut que tu voies.Je te livre tout en vrac. Ce sera à toi, à vous, de faire le tri et de décider s'il faut laisser le monde se déconstruire ou tenter de réparer les dégâts. Et si d'en bâtir un tout neuf vous semble l'utopie suprême, alors surtout n'hésitez pas. Rien n'est plus jubilatoire que de transformer une utopie en réalité. "
Le XXe siècle a vu naître les deux plus belles théories physiques jamais inventées. La première, la relativité générale, est l'oeuvre du seul Albert Einstein. Son domaine d'application est l'infiniment grand. La seconde, la mécanique quantique, est l'oeuvre collective de certains des plus grands esprits du XXe siècle. Son domaine d'application est l'infiniment petit. Mais ces deux théories sont incompatibles entre elles. Cherche-t-on à les réunir dans ce qu'on appelle la "théorie du tout", on se heurte alors à d'insurmontables difficultés. Aujourd'hui, la "théorie des cordes" semble en passe de réussir là où toutes les précédentes théories ont échoué: ce faisant, elle bouleverse notre conception de la matière, de l'espace et du temps. C'est l'histoire pleine de rebondissements de cette révolution en marche - où les particules élémentaires s'avèrent semblables à d'infinis bouts de ficelle, où l'espace-temps se déchire, se répare, se replie en dix dimensions invisibles, où le Big-Bang et les trous noirs prennent des formes inattendues - que nous raconte ici l'un de ses éminents acteurs. Après la relativité générale et la mécanique quantique, l'avenir appartient-il à la "théorie des cordes"?