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LE MONOGENES
MACARIOS DE MAGNESIE
VRIN
90,00 €
Épuisé
EAN :9782711616473
Parmi les textes qui ont alimenté le conflit entre hellénisme et christianisme dans les premiers siècles de notre ère ceux des grands adversaires païens, comme Celse, Porphyre ou l'empereur Julien, ont systématiquement été éliminés par la tradition chrétienne et on en retrouve des fragments uniquement dans les réfutations dont ils ont fait l'objet. Le Monogénès de Macarios de Magnésie est, de ce point de vue, un témoignage exceptionnel sur cette confrontation culturelle. Il relate un débat oratoire public, déroulé sur cinq journées, entre un philosophe païen anonyme et l'auteur chrétien. L'adversaire païen aligne plusieurs séries d'objections contre des passages du Nouveau Testament, contre le Christ, les Apôtres, saint Paul, ou contre les doctrines chrétiennes. Le chrétien répond ensuite à chacune de ces séries d'objections. Ce texte a été retrouvé en 1867 dans un manuscrit incomplet qui fut édité en 1876 par Charles Blondel et qui disparut par la suite, comme avaient disparu plusieurs autres manuscrits, connus au Moyen-Age ou à la Renaissance, mais restés inédits. Il n'a jamais été réédité depuis et seules les objections ont été jusqu'ici traduites. Les problèmes littéraires et historiques qu'il pose sont nombreux : qui était Macarios ? Où et quand vivait-il ? Le débat oratoire qu'il met en scène est-il réel ou fictif ? A-t-il inventé les objections qu'il prête à l'adversaire païen ou les a-t-il empruntées à un traité existant ? Et dans ce cas, qui en serait l'auteur ? Le débat relaté est vraisemblablement fictif, mais Macarios n'a sans doute pas inventé les objections qu'il prête à son adversaire. Souvent en effet, dans sa réponse, il montre qu'il n'en a pas compris la portée, historique ou philosophique. On pense généralement que Macarios a emprunté ces objections au traité perdu en quinze livres écrit Contre les Chrétiens par le philosophe de la fin du IIIe siècle, Porphyre de Tyr. On aurait donc là les vestiges de la polémique dirigée contre le christianisme par son plus grand adversaire. Les réponses apportées par Macarios pour défendre le christianisme ne sont pas elles non plus dépourvues d'intérêt, car elles font appel à des vues théologiques originales qui s'inscrivent dans les grands débats doctrinaux du IVe siècle et à des ressources rhétoriques que l'on voit rarement étalées aussi ouvertement chez les Pères de l'Eglise.
Résumé : Claude Frigara a participé dès 1982 à l'aventure des radios libres. Animateur et administrateur de plusieurs " radios associatives non commerciales " à Montpellier (Air Libre, Divergence FM, Radio Chipas aujourd'hui), la radio demeure pour lui un moyen d'expression privilégié. Mais s'il a fait de la radio, c'était pour rencontrer Léo Ferré ! Passionné par l'artiste depuis 1968, le micro devenait la clef d'une approche constructive à offrir aux auditeurs. La confiance puis l'amitié qui s'installèrent avec Léo et Marie Ferré lui permirent de réaliser ces entretiens, ces échanges, ces reportages glanés en toute liberté dans le sillage de ce génie fraternel. Ce livre restitue avec précision la présence de Léo Ferré, sa force, avec les mots qui portent le style d'un des plus importants poètes qui soient. Les sujets abordés entre peau et jactance (la communication, des figures de la littérature et de la poésie, le surréalisme, l'écriture, la musique, l'amour, le pouvoir, le métier de chanteur, la scène, les éditeurs, producteurs et maisons de disques, le combat politique, la solitude, les animaux, l'Histoire...), montrent combien Léo Ferré s'est inscrit à jamais à vif parmi les artistes indispensables qui rendent la vie possible.
Résumé : Ce livre retrace l'apparition et l'épanouissement des grands genres littéraires dans la Grèce antique, où ils ont atteint un degré de perfection rarement égalé par la suite. Il étudie leur évolution et celle de la pensée grecque depuis l'époque archaïque jusqu'aux premiers siècles de notre ère. Car la littérature grecque ne se limite pas au siècle de Périclès. Elle est fille du temps des héros, de la démocratie athénienne, des royaumes hellénistiques et de l'Empire romain. Mais elle se trouve également aux sources de notre temps où le théâtre, la poésie, l'histoire et la philosophie lui font souvent écho. C'est pourquoi cette histoire de la littérature grecque est non seulement une histoire de la Grèce et de sa civilisation mais aussi une contribution à la connaissance de notre culture.
Lorsqu'en 1855 Hippolyte Taine (1828-1893) lit, retraduit partiellement et résume l'Anabase, il fait de ce récit le premier reportage de guerre et s'enthousiasme : "Rien de plus curieux que cette armée grecque, république voyageuse qui délibère et qui agit, qui combat et qui vote, sorte d'Athènes errante au milieu de l'Asie." Au IVe siècle avant J.-C., l'expédition des Dix Mille, ces mercenaires grecs partis pour Babylone et y mettre sur le trône de l'Empire perse Cyrus, bientôt contraints de retraverser l'Asie dans l'autre sens après avoir perdu leur chef lors de la bataille de Counaxa, ressemblait-elle à cela? Taine nous donne à lire une formidable histoire abrégée qui déjà crée une vision mythique. Celle-ci n'a pas peu contribué à relancer l'intérêt pour Xénophon et l'Anabase.
Ce que les Anciens appellent rhétorique n'est pas un simple catalogue de figures savantes, mais procède d'une réflexion continue et complexe sur la nature et les conditions de la persuasion, et sert de base à toute l'organisation intellectuelle de la vie publique en Grèce et à Rome.Pour le montrer, cet ouvrage se place dans une perspective essentiellement pratique:Une présentation définit les grands axes des interprétations et des recherches actuelles,Une série de textes traduits permet de saisir de l'intérieur les conceptions des Anciens,Un répertoire des auteurs et une bibliographie très abondante donnent les moyens de mesurer l'essor et le succès des travaux consacrés actuellement à la rhétorique, et de se retrouver dans leur diversité.