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Les prisonniers de guerre "indigènes". Visages oubliés de la France occupée
Mabon Armelle
LA DECOUVERTE
23,40 €
Épuisé
EAN :9782707150783
Après la débâcle de juin 1940, les combattants de l'armée française sont faits prisonniers. Tandis que les métropolitains partent pour l'Allemagne, les prisonniers coloniaux et nord-africains prennent le chemin des frontstalags répartis dans la France occupée. En avril 1941, près de 70 000 hommes sont internés dans vingt-deux frontstalags. Ces prisonniers nouent des contacts singuliers tant avec l'occupant qu'avec la population locale qui les réconforte, voire les aide à gagner les maquis ou la zone Sud. Lorsqu'en janvier 1943 le gouvernement de Vichy accepte de remplacer les sentinelles allemandes par des cadres français, ils se sentent trahis. A la Libération, leur retour en terre natale, parfois très tardif, s'accompagne de nombreux incidents dont celui, particulièrement grave et meurtrier, survenu à Thiaroye, près de Dakar, en décembre 1944 - l'armée française fait trente-cinq morts et autant de blessés parmi les "tirailleurs sénégalais", sous prétexte qu'ils se sont mutinés pour obtenir leurs droits d'anciens prisonniers de guerre. Il fallait révéler cette histoire occultée. Armelle Mabon a découvert le destin de ces hommes grâce aux archives d'une ancienne assistante sociale du service social colonial de Bordeaux. Une dizaine d'années durant, elle a étudié les archives publiques et privées, recueilli de nombreux témoignages inédits, faisant le choix d'évoquer la captivité de tous les ressortissants de l'empire. Cet ouvrage donne la mesure de l'injustice, du déni d'égalité et du mépris dont s'est rendu coupable l'Etat, durant l'Occupation, mais aussi par la suite... Un sujet d'une douloureuse actualité.
Résumé : "Tu es parfaite, ma beauté. Par-faite !" A 17 ans, Victoire est repérée dans un magasin par un chasseur de mannequins. Engagée par l'agence Elite, elle mesure 1,78 mètre et pèse 58 kilos. Parfaite... mais trop grosse ? ou pas assez maigre. Un régime composé de trois pommes par jour lui permet, deux mois plus tard, d'atteindre la taille 32, sésame indispensable pour briller lors des castings. Après sa première fashion week à New York, elle enchaîne les défilés pour les plus grands créateurs et entre dans le Top 20 des mannequins les plus demandés. Mais derrière la soie et les paillettes, Victoire découvre un système inhumain : des adolescentes sont traitées comme des objets, la sélection est impitoyable et la maigreur une obsession. Emportée dans la spirale de l'anorexie, sept mois après ses débuts fracassants, elle fait une tentative de suicide et passe des podiums à l'hôpital...
Résumé : Cette nouvelle édition, actualisée suite aux récentes découvertes sur le massacre de Thiaroye, donne la mesure de l'injustice, du déni d'égalité et du mépris dont s'est rendu coupable l'Etat, durant l'Occupation, mais aussi par la suite, vis-à-vis de ses propres soldats. Après la débâcle de juin 1940, les combattants de l'armée française sont faits prisonniers. Tandis que les métropolitains partent pour l'Allemagne, les prisonniers coloniaux et nord-africains prennent le chemin des frontstalags répartis dans la France occupée. En avril 1941, près de 70 000 hommes sont internés dans vingt-deux frontstalags. Ces prisonniers nouent des contacts singuliers tant avec l'occupant qu'avec la population locale qui les réconforte, voire les aide à gagner les maquis ou la zone Sud. Lorsqu'en janvier 1943 le gouvernement de Vichy accepte de remplacer les sentinelles allemandes par des cadres français, ils se sentent trahis. A la Libération, certains ont attendu très longtemps d'être rapatriés, tandis que le premier contingent arrivé en Afrique occidentale française a été massacré le 1er décembre 1944, à la caserne de Thiaroye, pour avoir osé réclamer les soldes de captivité. L'Etat français a fait croire à une rébellion armée pour camoufler l'ignominie et nie, encore aujourd'hui, les faits. Seuls l'exhumation des corps, le procès en révision, la réhabilitation de ces combattants et de justes réparations mettraient un terme à ce mensonge d'Etat. Il fallait révéler cette histoire occultée qui donne la mesure de l'injustice, du déni d'égalité et du mépris dont s'est rendu coupable l'Etat français, durant l'Occupation, mais aussi par la suite...
Les rituels sont la conception d'un espace-temps à part, unique et magique. C'est la création d'un endroit et d'un moment pour se recueillir et célébrer en conscience. Ils offrent un instant de reconnexion à soi, au Tout. Ce livre est une invitation à quitter les sollicitations extérieures du quotidien pour revenir à vous. Vous découvrirez comment vivre avec les rythmes de vos cycles, ceux de la lune et des saisons. Laissez-vous guider par les cartes et les rituels associés (rituels liés au corps, liés à la parole, liés aux lignées trans-générationnelles, à la nature), ils vous invitent à embarquer pour un voyage au coeur de votre être afin d'incarner et de célébrer pleinement votre féminin (à travers la danse, l'écriture, le pardon).
Résumé : Aussi douce qu'une caresse, aussi délicate qu'une fleur, aussi généreuse qu'un soleil, la bienveillance est une clé qui vient ouvrir votre coeur. Tel un fil invisible, elle vous relie à l'autre, à vous-même et à la magie de la vie. Tel un murmure, elle vous chuchote comment cultiver l'amour de soi et des autres, se respecter et se faire du bien, apprendre à donner et à recevoir de manière inconditionnelle. Telle une brise légère, la bienveillance se glisse dans un sourire, mot, une attention ou dans les petits bonheurs du quotidien. Elle vous invite à regarder depuis le coeur et à découvrir la beauté qui vous entoure et qui est aussi en vous. Il vous suffit d'ouvrir ce carnet d'expression créative et de vous laisser porter par les mots de Chloé Mason et les illustrations de Nathalie Ouederni pour, pas à pas, vous engager sur cette voie du coeur. Laissez-vous toucher par chaque page et apposez vos mots, vos ressentis et vos intentions. C'est un parcours d'alchimiste pour partir à la découverte de votre propre trésor et devenir le témoin de vos plus belles floraisons. "Près du coeur" est votre bulle d'amour et de douceur.
Le Grand Remplacement est à nos portes ! ", "La civilisation européenne est menacée ! ", "Le féminisme a proclamé la fin des hommes ! ", "Les valeurs de la nation sont bafouées ! "... Ce bref florilège serait risible par son absurdité s'il ne cachait pas des croyances bien réelles et une percée idéologique virulente, appelant à un nécessaire retour aux sources du "roman national". C'est donc à déjouer les pièges de cette fiction que s'emploie Elise Thiébaut. Elle s'interroge d'abord sur sa propre "identité" : qu'est-ce que l'histoire de cette Française dite "de souche" a-t-elle à nous dire de l'histoire de France ? En se livrant à des tests ADN, à des recherches généalogiques et archivistiques, elle pose des questions qui révèlent des tabous et impensés de la mémoire collective. Que nous apprend la génétique ? Quels sont les liens entre généalogie et patriarcat ? Quel impact la traite négrière et la colonisation ont-elles eu sur sa famille et plus largement sur son pays ? Quel rôle les cocottes et courtisanes du XIXe siècle ont-elles joué dans le mythe de la séduction à la française ? Avec un plaisir aigu et une vivacité pugnace, l'autrice livre une autobiographie de la France singulière comme antidote au roman national.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.
Becker Howard S. ; Merllié-Young Christine ; Merll
Après de nombreuses années de pratique du métier, Howard S. Becker livre, avec le style qui a fait son succès, les leçons tirées de son expérience de sociologue. Empiriques au même titre que les sciences de la nature, les sciences sociales ne progressent que par la qualité de l'articulation entre des " idées " (ou théories) et des " données ", toujours produites par des procédés de fabrication à analyser. La distinction, qui structure la profession, entre recherches " qualitatives " et " quantitatives " ne change rien à l'exigence de fournir des " preuves " solides, capables de résister au doute pour convaincre collègues et adversaires. La nécessité d'une analyse critique des données est ici démontrée à la lumière d'une gamme étendue de recherches, des plus collectives et objectivantes, comme les recensements de la population, aux plus personnelles, comme les observations ethnologiques, en passant par toutes les formes intermédiaires de la division du travail entre concepteurs des recherches et personnes chargées de la collecte des données. Cette ré? exion sur les conditions pratiques de l'observation s'adresse aussi bien aux professionnels des enquêtes, aux chercheurs en sciences sociales qu'à l'étudiant devant réaliser son premier mémoire de recherche.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.