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Sans traces. Invitation à la vie intérieure
Mañé Cristina
AD SOLEM
17,95 €
Épuisé
EAN :9782884820066
On ne comprend rien au monde moderne si l'on ne voit pas qu'il est étranger à toute vie intérieure. " Dans la Civilisation des machines, écrivait Bernanos, la vie intérieure prend un caractère anormal. Si le salut est ici-bas, dans la domination chaque jour plus efficiente de toutes les ressources de la planète, la vie contemplative est une fuite ou un refus. " Ce qui ne veut pas dire que les âmes ne soient plus attirées vers la prière. Mais les guides dans les voies spirituelles sont rares, et les " auteurs spirituels " peu nombreux. Avant de parler de prière, d'attention à Dieu, il faut aujourd'hui casser d'abord l'" homme-robot ", dont l'âme est comme refabriquée par une culture de la distraction et du superficiel. Il faut dire que la possibilité du voyage au fond de soi-même existe. Mieux, il faut réapprendre qu'il y a un dedans de nous. Il faut un guide pour pénétrer dans ces terres intérieures qu'aucune carte ne décrit plus. Il faut ce livre exceptionnel, très proche de la spiritualité de Simone Weil, qu'il convient de lire à petite dose, avec attention, en laissant les mots descendre dans les régions profondes, et là découvrir ce " lieu " de l'âme où Dieu nous attend.
Cet ouvrage analyse les associations islamiques opérant au Cameroun : objectifs, organisation et modus operandi de ces structures religieuses qui suscitent, dans un contexte marqué par une forte instrumentalisation du fait religieux, à la fois espoir et méfiance. Espoir, parce que ces associations sont des facteurs de progrès, de développement et d'épanouissement. Méfiance aussi, car ces structures pourraient se laisser entraîner, ce qui n'est pas souhaitable, dans une dérive autoritariste, voire extrémiste, préjudiciable à la paix et au vivre ensemble dans un contexte de laïcité. L'auteur montre qu'au Cameroun, le paysage associatif islamique est de plus en plus dynamique, surtout depuis l'enclenchement du processus de libéralisation politique au début des années 90. Il relève que les organisations islamiques qui opèrent sur le terrain, qu'elles soient nationales ou étrangères, sont irrésistiblement tiraillées entre le prosélytisme, leur raison d'être, et le souci permanent de répondre aux besoins existentiels de leurs ouailles. C'est un exercice certes difficile, mais auquel ces associations essayent de s'adapter pour ne pas être mises au ban de la société ou disparaître tout simplement. L'auteur insiste aussi, au moment où des groupes religieux radicaux émergent un peu partout en Afrique, sur le rôle que doivent jouer les associations islamiques dans l'éducation, l'information et la formation des masses musulmanes.
Entre la Gambie et la Guinée-Bissau se transmet encore l'histoire singulière du peuple Baynounk, l'un des plus anciens d'Afrique de l'Ouest. Ngana Sira Banna Biaye, dernier grand chef du royaume du Kasa (Casamance), aurait, sur ordre de son génie tutélaire, accompli un sacrifice humain pour protéger son peuple de l'arrivée des négriers. Révoltés, ses sujets l'auraient trahi, avant qu'il ne révèle les raisons de son geste et ne maudisse les Baynounk, annonçant leur dispersion, la chute de leur royaume et la perte de leur identité. S'appuyant sur une analyse anthropologique rigoureuse, cet ouvrage démêle le symbolique de l'historique et éclaire les stigmates persistants de cette malédiction : méfiance, fractures sociales, et quête identitaire toujours vive en Casamance. A la croisée du mythe et de la mémoire, ce livre s'adresse autant aux chercheurs qu'aux lecteurs curieux des cultures africaines. Il constitue aussi un outil précieux pour les Baynounk et leurs organisations engagées dans la réhabilitation de leur patrimoine culturel et spirituel.
Gravir avec lenteur, là où disparaissent les chemins, les sentiers, là où rien n'altère la noble attente de la roche, la trahison des graviers, les cris du glacier, "L'homme passe l'homme" écrit Pascal. Encore faut-il pouvoir entendre résonner en soi le bruit de la source - la parole de l'origine - qui nous appelle à nous dépasser. L'échelle invisible désigne moins un passage qu'un espace dans lequel la Parole peut s'entendre : dans les mots du poète "qui aspire au ciel". Cette aspiration est universelle, mais c'est dans la solitude d'un chemin toujours particulier - celui de sa propre existence - qu'elle acquiert une valeur exemplaire. L'échelle est invisible. C'est la grâce de la parole du poète que de la faire apparaître dans la confidence d'une expérience dans laquelle nous pouvons puiser la force de notre propre ascension. et confier à la cascade que crache la glace, mourant dans un lac, oublié de la vallée, quelques secrets, quelques blessures, quelques prières ; la plénitude d'être là, si seul, ivre de toi.
Résumé : Ces Fragments réunissent thématiquement une collection de propos échangés entre Dom Jean-Baptiste Porion (1899-1987) et un autre moine chartreux, notamment sur le taoïsme, la mystique d'Hadewjich d'Anvers et des Rhéno-flamands, ou les réformes de Vatican II, recueillis sans ordre explicite au fil des ans et des dispositions intérieures. Ceux qui liront ce livre ne seront pas nécessairement chartreux, ni religieux ni même, peut-être, prédisposés au silence contemplatif ou à la prière. Ils y découvriront la hauteur d'une pensée qui ne s'est pas détournée des plus hautes sagesses : issues du temple de Delphes, des écrits taoïstes de Lao Tseu ou de Tchouang Tseu, de la mystique nuptiale des béguines ou de celle de l'Essence des Rhéno-Flamand. Cette sagesse, une et multiple à la fois, a trouvé sa croissance et son équilibre sur le fin fil de l'Absolu où l'amour de Dieu livre son éclat dans une déprise patiente et tranquille de soi : "Celui qui dit je vois, ne dit plus je veux" . C'est l'essence même de la vocation cartusienne qui est exposée ici à travers le cristal d'une intelligence exceptionnelle, douée d'un rare pouvoir d'analyse et de synthèse, érudite et passionnée et pour qui le chemin de soi à Dieu n'emprunte aucune courbe, attachée à la seule voie droite de l'oubli du monde, le regard plongé dans l'infini. Maximilien Porion est né à Wardrecques (Pas-de-Calais) le 21 mars 1899. Il fit profession à La Valsainte le 1er novembre 1925 et devint procureur général des Chartreux à Rome en 1946. Il retourna à La Valsainte en 1981, où il mourut le 4 aout 1987. Il est l'auteur notamment de Amour et Silence. Edition établie et présentée par Nathalie Nabert