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Celui-là
M'Uzan Michel de
GRASSET
14,45 €
Épuisé
EAN :9782246491910
Pour variés qu'ils soient, les thèmes de Michel de M'Uzan traitent d'une même expérience : celle d'un sujet à la recherche de ce qui fonde son identité. Le héros porte son regard sur le monde sensible qui l'environne ou sur un passé qu'il construit, mais la description qu'il en donne ne constitue jamais le décor ou le cadre d'une action. Tendancieuse et pourtant précise, elle a pour fonction de révéler ce qui se joue au fond de l'esprit du personnage, et qui ne sera pas évoqué autrement. D'un texte à l'autre, depuis le premier : "Avance bonhomme", jusqu'au dernier qui se clôt sur : "Celui-là", le héros, tel le centre de gravité d'un mobile, trace un seul parcours fait de ses rencontres - paysages, situations, animaux, hommes -, parcours qui, pour finir, forme son être véritable.
Chabert Catherine ; M'Uzan Michel de ; Gomez Mango
Résumé : L'étranger, c'est d'abord le "profane", celui qui n'a pas fait l'expérience de l'analyse et qui aimerait bien avoir une idée de ce qui se passe dans ce lieu et ce temps étranges qu'on appelle "la séance". Comment par l'écrit transmettre quelque chose d'une expérience aussi intime, aussi asociale ?L'étranger, c'est l'analyste pour celui qui s'adresse à lui et, pour l'analyste, celui qui n'est pas encore "son patient" mais un inconnu. Qu'est-ce qu'une analyse sinon la rencontre entre ces deux inconnus ? Ils resteront toujours à distance l'un de l'autre et pourtant ils seront plus proches, dans ce qu'ils partagent et ne partagent pas, que quiconque. L'étranger, c'est surtout cet étranger à soi que l'on nomme l'inconscient. Allons-nous l'expulser hors de nos frontières, le refouler, ou lui offrir l'hospitalité ?Parler avec l'étranger, parler à l'étranger, laisser parler l'étranger : tel est le propos de cet ouvrage collectif qui a trouvé son point de départ dans des colloques organisés par la revue Libres cahiers pour la psychanalyse dont le thème était "la communication analytique".
Résumé : Les auteurs, membres de l'Institut de psychosomatique, présentent les grands principes des entretiens cliniques avec des patients aux pathologies somatiques. La notion de pensée opératoire, référence essentielle en la matière, est en particulier étudiée.
Résumé : Avec le mélange intime de fantaisie et d'autorité qui lui est propre et en allant au plus pressé, Michel de M'Uzan s'explique dans ce recueil sur la nouvelle théorie qu'il a élaborée au long de ses travaux et proposée à la psychanalyse. Il fait jouer son apport conceptuel sur fond de "fable" développementale, recherche une cohérence spatiale, temporelle et économique dans la théorie et chez le psychanalyste lui-même ? cohérence dont il se moque avec une belle insouciance quand, par ailleurs, il avance en explorateur sur le territoire, incohérent par nature, des frontières changeantes de l'être. Et parfois, ces frontières donnent à voir des paysages qu'on ignorait. Quand le "jumeau paraphrénique" voyage en terra incognita sur les ailes de la "chimère"... L'inquiétude, là, est l'outil nécessaire à l'acte analytique. Les textes, qui datent pour la plupart de ces dernières années et dont certains sont inédits, se poursuivent avec un Glossaire des notions de psychanalyse introduites ou critiquées par l'auteur ? dû à la rigueur attentive de Murielle Gagnebin.
Résumé : Les textes composant le présent ouvrage ont tous été écrits depuis la parution d'un premier recueil, intitulé De l'art à la mort; ils en constituent la suite naturelle. Cette continuité s'exprime, en particulier, dans les implications nouvelles de notions qui, alors, avaient été dégagées. Il en est deux surtout qui interviennent aujourd'hui de façon déterminante, à savoir le système paradoxal et le spectre d'identité. Le système paradoxal définit une entité, un niveau de pensées étranges qui surgissent inopinément dans l'esprit de l'analyste, à certains moments dans les séances. Le spectre d'identité permet de donner un statut intégré au flottement du sentiment d'identité qui, dans les mêmes conditions, peut affecter tant l'analyste que l'analysant. Pensées paradoxales et flottement du sentiment d'identité ne se limitent pas à permettre une compréhension plus large et plus profonde du patient : ils interviennent dans la formulation même de l'interprétation. Lorsque le psychanalyste cherche à rendre compte de son expérience, quand il poursuit sa réflexion, quand il bâtit ses hypothèses, il voit soudain resurgir devant lui ses patients, ceux d'aujourd'hui et ceux d'hier, avec leurs souffrances et leurs joies : alors ils lui apparaissent dans une tout autre lumière, en gagnant une présence nouvelle et extraordinaire.
Résumé : Paru en 1845, Paris anecdote est un livre consacré à la vie quotidienne à Paris, au milieu du XIXe siècle. L'auteur revient sur les métiers les plus insolites de la capitale : du pâtissier ambulant à la femme qui a fait fortune en vendant de la mie de pain récupérée pour les oiseaux, en passant par l'éleveuse de fourmis ou l'exterminateur de chats. Il raconte la vie d'une maison du quartier de Saint-Germain-des-Prés, où logent peintres, poètes, chanteurs, tous pauvres et flamboyants, des princes râpés de la bohème. Il raconte ses nuits dans les plus fameuses tavernes et autres cabarets du quartier des Halles, mille rencontres avec des Parisiens et des banlieusards qui commercent, rêvent, boivent, perpétuant un Paris du Moyen Age depuis bien disparu et qui ont fait de Paris, à jamais, la ville qu'elle est. Industrieux du jour et dériveurs de la nuit, comme ce pair d'Angleterre excentrique et tragique, ou cette tenancière de café gouailleuse, c'est le grand et petit peuple de la capitale du XIXe siècle, pour reprendre l'expression de Walter Benjamin. Un Paris disparu, d'avant les travaux du baron Haussmann, d'un temps où, comme l'écrit Privat d'Anglemont dans ce livre culte et inédit depuis des décennies, " on voulait s'amuser, on ne pensait même qu'à cela ".
Résumé : "J'ai longtemps cru qu'il suffisait d'être deux pour faire un enfant. Eve, Adam ; un instant d'éternité. La vie s'est chargée de me détromper : à 27 ans, comme de plus en plus de femmes, j'ai dû demander l'aide de la médecine pour tenter d'être mère. A l'hôpital Saint-Vincent-de-Paul, j'ai rencontré une gynécologue obstétricienne, Sylvie Epelboin. Elle a suivi ce long chemin avec moi. Un chemin qui a duré des années, qui a eu la peau de mon mariage, mais qui a créé un lien unique entre le docteur Epelboin et moi, entre la soignante et la patiente". "Et moi, Elise, je me souviens de ce premier jour, de votre entrée avec Simon, dans mon cabinet. Vos regards, votre jeunesse, cette envie, et devant vous, la médecine, le temps... ". Vingt-cinq ans plus tard, Elise propose à Sylvie de croiser leurs regards sur cette aventure, de mêler l'intime à la médecine. D'un côté, Elise, jeune adulte, jeune mariée, confrontée à une épreuve à laquelle elle n'était pas du tout préparée, hantée par les réminiscences d'épisodes très douloureux de son histoire. De l'autre côté, Sylvie, passionnée, engagée, féministe et mère, à l'origine d'un des premiers centres de fécondation in vitro en France, aussi attentive aux progrès de la Science qu'aux questions éthiques qui les traversent. "Nous avons écrit toutes les deux, soucieuses de raconter au plus juste cette histoire d'intimité médicalement assistée. Peuvent s'y reconnaître les femmes à qui l'enfant se refuse, celles qui ont enfin mené à terme ces grossesses rêvées, et, bien sûr, les médecins, chercheurs, biologistes, qui, d'une manière ou d'une autre, ont leur place dans cette épopée inouïe qu'est l'Assistance Médicale à la Procréation".
Soudainement devenus riches, les Kampf donnent un bal pour se lancer dans le monde. Antoinette, quatorze ans, rêve d'y participer mais se heurte à l'interdiction de sa mère. Plus que le récit d'une vengeance, {le Bal }(1930) compte parmi les chefs-d'oeuvre consacrés à l'enfance.
Résumé : " Peins ma fille, peins... Le jour commençait à baisser quand elle s'était enfin arrachée d'une ancienne fièvre. Une grande toile en était sortie, comme elle n'en peindrait jamais plus, avait-elle aussitôt compris. Une simple bâtisse dans l'herbe rase d'un vert cru, une bergerie, peut-être, tombée du ciel comme un météore... " Ainsi peint Aimée Castain, bergère de Haute-Provence. La montagne est dans le paysage. La mer nappe l'horizon, invisible, brumeuse, à soixante kilomètres. Et partout, la tendre sauvagerie des collines, les oliviers, les bories, la tentation de la couleur. Saisir sur la toile la beauté du monde. Son mari Paul ne comprend pas bien cette passion nouvelle, mais Aimée s'y donne, entièrement, tout en surveillant son troupeau. Peu à peu, son talent franchit la vallée, les amateurs achètent ses toiles, les journalistes écrivent sur le prodige. Une candeur de touche, un talent singulier, comme offert, par l'insaisissable : l'école du ciel, peut-être... La narratrice et son compagnon, Daniel, avocat, cherchent comment fuir Paris et Marseille, la vie épuisante, éclatée. Dans un village de Haute-Provence, une maison leur apparaît, comme offerte elle aussi, par l'invisible. Elle sera leur point d'ancrage. Chaque matin est une promesse nouvelle. Puis Daniel s'enflamme pour l'oeuvre d'une artiste oubliée, une fille de métayers, née pendant la Grande Guerre, une simple bergère. La maison qu'ils viennent d'acheter fut la sienne. Un talent magnifique et méconnu aurait-il vécu entre ces murs ? Elisabeth Barillé nous entraîne à la rencontre d'Aimée Castain et nous livre le roman de la liberté, avec grâce et un sens unique des images : échapper à son histoire, traverser l'enfance, accomplir son destin.