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UN TEMPS SANS ELLE
LYDIE GABRIEL
BAS VENITIEN
12,26 €
Épuisé
EAN :9782919516124
JanvierIl dormait, du sommeil doux de l'homme en paix, une main abandonnée sur le torse, les cheveux en fouillis.Il semblait être encore un enfant. Il était un enfant.21 janvier - 7 h 00Le réveil me hurle dans les oreilles. C'est insupportable. Je pourrais le fracasser contre le mur. Impossible. Je ne peux pas. Je ne dois pas. Je suis civilisé. Je tente une extraction de dessous la couette. Pas envie, il fait froid. Sur les vitres, le gel a pailleté le verre. Allez, encore cinq minutes.Dans la salle de bain, Julie barbote bruyamment sous la douche. Aujourd'hui elle part pour trois jours, je n'étais pas vraiment d'accord, mais je n'ai rien dit. Ma Julie. C'est la dernière fois, elle ne le sait pas encore, mais c'est la dernière fois. Dans six semaines elle chargera, sur une poussette, un baluchon de chair et de couches-culottes.Elle interrompt mes pensées, mon bel hippopotame est enfin prêt. Sa petite valise à roulettes pleine à craquer est en attente sur le paillasson. De la voir partir, j'ai un pincement dans les tripes. Je me ramollis, me délite, elle m'affadit la bougresse. Elle et son bidon tout rond.Elle est sortie en coup de vent, son haleine tiède sur ma nuque, comme un souffle. Un effleurement. Elle colorie ses lèvres d'un rose tirant sur le mauve. J'aime ses baisers si légers, jamais ils ne laissent de traces, ils brûlent juste ma peau, la fine couche d'épiderme entre mes cheveux et le col de mon pull. J'aime ses baisers que je fais semblant d'ignorer. Un jour, je le lui dirai.Elle est partie, dans un sourire, dans un éclat de voix. Gaie, enjouée, à peine réveillée, déjà trépidante. Elle m'use dès le matin, elle se lève comme le soleil. En entier. Elle n'est jamais à moitié comateuse, son papotage matinal et unilatéral berce mon amorphe éveil.Elle va rentrer d'un séminaire, dans trois jours, fatiguée de parler, exiger, parfaire et organiser. Crevée, mais aimante. Elle se posera légère sur le canapé, comme un papillon sur une brindille. Prête à s'envoler encore vers la salle de bain dans un déhanchement mutin. Puis elle finira par s'endormir, après mille babillages que je n'écouterai pas, en posant sa tête brune sur mon épaule... Je l'aime. Lui ai-je dit ce matin? Lui ai-je jamais dit d'ailleurs?Merde, son écharpe! J'entends son pas de gazelle qui résonne dans l'escalier. Le bandeau de soie est posé sur la poignée de la porte. Elle descend vite, trop vite, le marteau de ses talons frappe les dernières marches, son ventre rond devrait pourtant la freiner. Je cours, à poil, vers la fenêtre, déjà la porte du hall d'entrée s'ouvre en grinçant.Elle sort, éclat de couleur sur le trottoir, elle trotte, se retourne, me voit à la fenêtre, l'étole brandie comme un étendard. Elle me sourit, son nez instantanément rosi par le vent vif. Elle lève ses deux bras et je lâche le voile de tissu fin. Je ris à pleine gorge de la voir reculer en essayant d'attraper la capricieuse écharpe. Son ventre est presque gracieux vu de là-haut... Elle pirouette, descend du trottoir.
Résumé : L'intuition : et si on arrêtait de la négliger ou d'en avoir peur ? Nous sommes malheureusement nombreux à être déconnectés de notre capacité intuitive : soit nous ne l'écoutons pas, pensant en être dépourvu, soit nous affirmons qu'elle n'existe pas, considérant que les ressentis sont déductifs ou dus à notre inconscient, soit encore nous n'osons pas l'utiliser, ne lui faisant pas confiance, préférant les raisonnements logiques et cartésiens. C'est donc soit la " conduite automatique ", les réflexes, les peurs ou les doutes qui gouvernent nos actions. Ce livre a pour but d'identifier ce qu'est l'intuition, comprendre d'où elle vient et comment elle peut nous aider au quotidien, mais surtout apprendre à la reconnaître pour savoir l'utiliser en toute sérénité.
Lydie Dattas a bien connu Jean Genet dans les dernières années de sa vie. À partir de cette amitié, elle a écrit ce qui est à la fois une biographie rigoureuse et un hommage sensible à l'homme Genet - ou plutôt à l'enfant qui n'a jamais cessé de ressurgir sous le masque du « joueur », du mondain. Elle ajoute à ce portrait une bonne dose d'informations inédites et de première main, qui redressent quelque peu la légende de Genet et corrigent certaines approximations contenues dans nombre de biographies précédentes (en particulier pour ce qui concerne la fin de la vie de l'écrivain). Écrite dans une très belle langue, précise et poétique en même temps, cette évocation passionnée d'un Genet peu connu constitue un pendant de premier ordre au Saint Genet, comédien et martyr - quand il ne vient pas le bousculer quelque peu en apportant au personnage un éclairage insoupçonné par Sartre.
Lydie a fait un long voyage autour du monde afin de mieux connaître les animaux ! Du pôle Nord à l'Afrique, en passant par le Canada, l'Asie, la France, les Etats-Unis et l'Australie, elle te présente des animaux des quatre coins du monde qui participent à l'équilibre de la nature. Parmi eux, certains sont menacés de disparition et d'autres souffrent pour notre bien-être. Ils sont mangés, exploités, utilisés dans les laboratoires et privés de leur habitat naturel. Pourtant, il serait si simple de vivre en harmonie, de faire cesser leurs douleurs et de préserver leur existence. Tu aimerais en savoir davantage ? Lydie va te présenter de nombreux animaux, dont certains vivent non loin de chez toi ! Elle te suggère des manières de participer à ton tour à leur sauvegarde et à leur bien-être. A toi de jouer !
Etrange vie que celle de Benjamin P : la nuit de ses 9 ans, voilà qu'il se met à voler. Mais il ne rêve pas, dit-il, il vole vraiment. Et chaque nuit, désormais, il vit une autre vie que la sienne. Il sera ainsi Benjamine, médaillée au mondial des gardiennes de but, puis mutant, à force de ne plus dialoguer qu'avec son clavier, puis bejamÌ, savant de la planète Tula où il introduit le culte d'Ingrid Bergman. Chanteur ou comédien, il a ses nuits de gloire, mais, serial killer ou sans-papiers, sa vie devient parfois roman noir. Or, ses vies nocturnes et sa vie diurne entrent en résonance, elles se révèlent le miroir de ces multiples talents que nous recevons à la naissance et laissons en jachère. Benjamin, lui, a l'extraordinaire chance de les faire fructifier tous, jusqu'à cette nuit fatale de son 36e anniversaire où il se trouve face à face avec.
Un hôpital. Un homme cassé. Une plage. Au-delà, cette ligne d'horizon qui l'obsède, le fait gamberger, exerce sur lui une inéluctable fascination. Cette obsession peu à peu le dévoile, révèle la souffrance morale que la souffrance physique cache de moins en moins. Berçant - tel Baudelaire - son infini sur le fini des mers, que voit-il ? Un horizon intérieur ? Le terme de l'être dans le terme de la vision ? Au fil d'une écriture paradoxalement joyeuse et inventive, le lecteur vit lui-même l'expérience de la quête et de la douleur de l'homme qui voulait marcher sur l'horizon.
Partout dans le pays, on débattait de la grande réforme. Plutôt que le traditionnel changement horaire de mars, le gouvernement avait décidé de réduire d'une heure le mois de février ; or en cette année impaire, le 29e jour n'était qu'un doux rêve. Voilà pourquoi ce mois allait être le plus court de notre histoire calendaire. Statistiquement, on compterait moins de suicides par pendaison. Mais ce mois ne s'annonçait pas pour autant le plus heureux de tous, car les rires aussi allaient être plus rares. "
Barnabé Jadot est un employe plein d'avenir chez le n°1 de la conservation artificielle des aliments des condiments, jusqu'au jour où ses nerfs fragiles le lâchent. Il atterrit dans un asile d'aliénés où il fait la connaissance d'une blonde plantureuse de 378 ans, la duchesse de Dantzig (et de son couloir). Libérés de leurs chaînes, tous deux se mettent en tête de construire un nouveau monde : une communauté utopique échappant à l'affligeante trivialité du siècle. Fou, Barnabé, ou idéaliste foncièrement inadapté à un monde de fous ? Trouvera-t-il dans l'utopie l'issue à un monde déserté par l'idéal ? Geoffroy de Clisson campe avec Barnabé Jadot un héros qui emprunte à la fois à Don Quichotte et à Sancho Pança, dans un roman aussi déjanté que La conjuration des imbéciles ou L'arrache cœur.