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Partigia. Primo Levi, la Résistance et la mémoire
Luzzatto Sergio ; Dauzat Pierre-Emmanuel
GALLIMARD
26,00 €
Épuisé
EAN :9782070143887
Il y a une saison, dans la vie de Primo Levi, à propos de laquelle l'écrivain chimiste a toujours été avare : sa période, courte et malheureuse, de partisan. Les trois mois passés dans la Vallée d'Aoste, au col de Joux, à l'automne 1943. Dans Le Système périodique , la Résistance n'occupe pas plus de quatre pages, sévères : " Nous avions faim et froid, nous étions les partisans les plus désarmés du Piémont et, probablement, les plus démunis [...] Nous manquions d'hommes capables, et étions au contraire submergés par un déluge de gens disqualifiés, de bonne foi et de mauvaise foi, qui arrivaient de la plaine à la recherche d'une organisation inexistante. " La chute de la bande dans " l'aube de neige spectrale " du 13 décembre était donc à la fois logique et " conforme à la justice ". Comment expliquer une représentation de la Résistance des origines si désacralisante, si dissonante par rapport à la mythologie antifasciste sur les premiers partisans en montagne ? Sinon par l'existence " entre nous, dans l'esprit de chacun ", d'un vilain secret : " Nous nous étions trouvés obligés en conscience d'exécuter une condamnation et nous l'avions fait, mais nous en étions sortis démolis, démoralisés, désireux de voir tout finir et de finir nous-mêmes. " Les deux résistants exécutés étaient innocents. Aujourd'hui, leur souvenir est entretenu comme " victimes du fascisme " sur le monument commémoratif à Turin. Le mouchard infiltré sera condamné à la Libération, sur la base notamment du témoignage de Primo Levi. Sa condamnation à mort sera commuée en détention et il sortira libre pour utiliser ses compétences d'infiltré dans les organisations néo-fascistes au profit des services secrets américains. Tout l'enjeu de l'enquête/récit/analyse de Luzzatto devient alors une éblouissante réflexion sur deux martyrologes en tension, celui de la Résistance et celui de la déportation - des tensions qui traversèrent l'existence de Primo Levi, quand il dénonçait tantôt au nom de son expérience ratée de partisan les remontées néo-fascistes ou, au nom des déportés raciaux, les offensives du négationnisme contre les camps de la mort. Une tension qui traversa aussi la République italienne, mais le lecteur français songe tout autant aux affrontements de mémoire qui partagent sa société.
Ce livre raconte l'histoire de l'Italien probablement le plus important du XXe siècle.Et alors?Nous plongeant dans le monde bigarré des frères et des prêtres, des clercs et des laïcs, des croyants et des athées, des bons et des méchants, des cultivés et des ignorants, Sergio Luzzatto, professeur d'histoire moderne à l'université de Turin, a écrit le grand livre sur la manière dont l'historien-anthropologue doit parler de la sainteté à l'âge laïc: les stigmates - vrais ou faux, là n'est pas la question - d'un individu sanctifié disent moins de lui que du monde alentour, des attentes, du besoin de croire, de l'angoisse des intercessions.Mais encore?Le 20 septembre 1918, dans le petit village de San Giovanni Rotondo, un frère capucin en prière découvre les stigmates de la crucifixion de Jésus inscrits sur ses mains.A partir de ce seul commencement, Sergio Luzzatto déploie une enquête extraordinaire: sur l'ordre mineur des capucins qui tenait enfin, face aux franciscains, son heure de gloire; sur les Pouilles, région retardataire, saignée à blanc par la Première Guerre mondiale d'où sont revenus des survivants aux corps mutilés par les stigmates de technologies guerrières et que les chantres du nationalisme transformèrent en preuves du devenir christique de la nation; sur la violence sociale dans la région qui très vite opposa les ouvriers agricoles occupant les terres aux grands propriétaires, lesquels lancèrent contre eux un des premiers faisceaux de Mussolini au prix du plus grand massacre de militants socialistes; sur l'alliance entre le cléricalisme et le fascisme qui se noue alors et dont un des piliers sera l'université catholique du Sacré-Coeur, qui, des décennies durant, disputera de la vérité des excroissances surnaturelles de saint François et des doutes suscités par les plaies de Padre Pio, creusées peut-être par de l'acide; sur la présence dans l'entourage du saint de hiérarques fascistes, tour à tour chantres du Duce puis, passé la chute du régime, biographes autorisés du Padre à qui d'autres offrent un hôpital avec l'argent du marché noir dans le Paris de l'Occupation; sur la reconquête catholique de la société italienne après-guerre avec l'explosion du culte du Padre portée par la presse magazine; sur la christologie et la définition de ce qu'est l'Église selon Jean XXIII, hostile au culte du capucin, et selon Jean-Paul II qui le canonisera; sur la place somme toute de ce capucin dans la longue chaîne qui voit, depuis la Contre-Réforme catholique, l'Église répondre par une surenchère à la demande de liturgies rassurantes, de cultes protecteurs et d'analgésiques sociaux.Un très grand livre, assurément.Chroniqueur pour les quotidiens La Stampa et Corriere délia Sera, Sergio Luzzatto enseigne l'histoire contemporaine à l'Université de Turin. Il a publié plusieurs ouvrages traduits en français. L'édition américaine de Padre Pio a remporté en 2010 le Prix du meilleur livre d'histoire.
Résumé : Ce grand classique de la spiritualité juive, publié en 1740, enseigne, comme tous les traités de la vie mystique, le chemin pour rencontrer Dieu, pour vivre dans son intimité, pour persévérer dans sa présence. Il le fait de manière originale : les références de l'auteur sont la Bible, le Talmud, la Loi, la Kabbale. Il insiste sur l'importance de l'étude pour l'âme fervente qui, de vertu en vertu, parvient à la dernière, la vertu de sainteté. On entre dans ce sentier de rectitude par un effort qui est moins issu de la volonté personnelle que du respect amoureux de Dieu. Tous sont appelés à prendre ce chemin : " Un homme qui doit gagner sa vie par les travaux les plus vils peut le réaliser aussi bien que celui dont l'occupation permanente est l'étude... Sur toutes les voies on peut connaître Dieu, il dirige tous nos pas. "
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.