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Le corps du Duce. Essai sur la sortie du fascisme
Luzzatto Sergio ; Dauzat Pierre-Emmanuel
GALLIMARD
28,01 €
Épuisé
EAN :9782070136315
Au sommet de sa gloire, Mussolini fait don de son corps au peuple italien : photographies, affiches et films de propagande exaltent dans son physique ce que sera l'Homme nouveau. Le 29 avril 1945, ce même corps est suspendu par les pieds au treillis d'une station-service à Milan. Le régime fasciste a vécu. Mais l'Italie n'est pas pour autant sortie du fascisme. Un an après, à la veille du premier anniversaire de la Libération, un commando de jeunes néofascistes enlève de la fosse anonyme du cimetière de Milan la dépouille du Duce. Une fois celle-ci récupérée, la toute nouvelle République ne sait qu'en faire cependant : l'enterrer de nouveau, au risque de voir l'anonymat de la sépulture une fois encore percé par les nostalgiques du fascisme ? Ou la rendre à la piété de sa veuve et de ses enfants, au risque de voir le caveau familial devenir un lieu de pèlerinage pour des cohortes de néofascistes ? Dans le doute, les autorités profitent en secret de la disponibilité de l'Église : la caisse de bois brut est cachée dans un couvent, onze ans durant. L'Italie, poussée par la puissance du clérico-fascisme et la Guerre froide à s'attendrir chrétiennement sur les mésaventures des ex-fascistes plutôt qu'à s'enorgueillir des hauts faits des partisans, ne sait pas construire une mémoire fondatrice ni un culte patriotique sur le martyrologe des résistants. Entre l'Italie et la France, Sergio Luzzatto trame des fils plus robustes encore que ceux de l'enlèvement du cercueil de Pétain par des nostalgiques de Vichy en 1973, ou du mythe, commun à la mémoire néofasciste et à la mémoire pétainiste, du don de leur personne qui aurait fait du maréchal et du Duce des "boucliers" contre les exigences nazies. Les deux histoires sont avant tout unies par une gêne à l'égard de la Résistance comme événement fondateur. A Rome comme à Paris, une simple question d'ordre public - que faire de la sépulture d'un cadavre encombrant ? - en cachait une autre, bien plus délicate : comment transformer une réalité historique qui par définition exclut et divise - celle du mouvement partisan - en un mythe fondateur inclusif et partagé ?
Rédigé entre le IIe siècle et le Ve siècle de l'ère commune pour sauvegarder l'ensemble des règles de vie d'un peuple en exil et privé de son Temple, le Talmud, composé de 63 traités, se présente comme une discussion entre rabbins autour de la loi biblique et de son impact sur la vie quotidienne de la société juive. Débat infini semblant procéder de digression en digression, il tient une place essentielle dans l'éducation et la pensée juives. Son étude a suscité de très nombreux commentaires, mais la Logique du Talmud de R. Moshé Hayyim Luzzatto (Rampal), publiée à Amsterdam en 1742, a ceci d'unique qu'elle met au jour les principes directeurs de son mode de penser. L'ouvrage fut pourtant longtemps méconnu et il faudra attendre les travaux du professeur Charles Manekin en 1998, montrant que le système de Rambal était fondé sur la logique de Pierre de la Ramée (1515-1572) pour que le livre sorte de l'ombre. C'est en approfondissant le système ramiste que Yobanan Lederman a pu ainsi en livrer une traduction française accompagnée de travaux pratiques qui font de cette publication un outil de travail essentiel pour tous ceux qui veulent suivre la voie de l'intelligence.
Biographie de l'auteur Né à Padoue en 1707, R Moshé Hayyim Luzzatto quitte l'Italie en 1734 à la suite des violentes polémiques suscitées par ses écrits cabalistiques. Il séjourne à Amsterdam jusqu'en 1743 où, de pair avec son éthique, il rédige de remarquables ouvrages didactiques (grammaire, logique et rhétorique). Il se rend ensuite en Terre d'Israël et meurt lors d'une épidémie en 1747. Son oeuvre multiforme en fait l'une des figures les plus accomplies du judaïsme. Yohanan Lederman vit en Israël où il a enseigné le Talmud pendant plus de vingt ans. Rabbin et Docteur de l'EHESS, il a publié récemment La philosophie des Lumières dans l'exégèse biblique de Moses Mendelssohn (Paris : honoré Champion, 2013).
Ce livre raconte l'histoire de l'Italien probablement le plus important du XXe siècle.Et alors?Nous plongeant dans le monde bigarré des frères et des prêtres, des clercs et des laïcs, des croyants et des athées, des bons et des méchants, des cultivés et des ignorants, Sergio Luzzatto, professeur d'histoire moderne à l'université de Turin, a écrit le grand livre sur la manière dont l'historien-anthropologue doit parler de la sainteté à l'âge laïc: les stigmates - vrais ou faux, là n'est pas la question - d'un individu sanctifié disent moins de lui que du monde alentour, des attentes, du besoin de croire, de l'angoisse des intercessions.Mais encore?Le 20 septembre 1918, dans le petit village de San Giovanni Rotondo, un frère capucin en prière découvre les stigmates de la crucifixion de Jésus inscrits sur ses mains.A partir de ce seul commencement, Sergio Luzzatto déploie une enquête extraordinaire: sur l'ordre mineur des capucins qui tenait enfin, face aux franciscains, son heure de gloire; sur les Pouilles, région retardataire, saignée à blanc par la Première Guerre mondiale d'où sont revenus des survivants aux corps mutilés par les stigmates de technologies guerrières et que les chantres du nationalisme transformèrent en preuves du devenir christique de la nation; sur la violence sociale dans la région qui très vite opposa les ouvriers agricoles occupant les terres aux grands propriétaires, lesquels lancèrent contre eux un des premiers faisceaux de Mussolini au prix du plus grand massacre de militants socialistes; sur l'alliance entre le cléricalisme et le fascisme qui se noue alors et dont un des piliers sera l'université catholique du Sacré-Coeur, qui, des décennies durant, disputera de la vérité des excroissances surnaturelles de saint François et des doutes suscités par les plaies de Padre Pio, creusées peut-être par de l'acide; sur la présence dans l'entourage du saint de hiérarques fascistes, tour à tour chantres du Duce puis, passé la chute du régime, biographes autorisés du Padre à qui d'autres offrent un hôpital avec l'argent du marché noir dans le Paris de l'Occupation; sur la reconquête catholique de la société italienne après-guerre avec l'explosion du culte du Padre portée par la presse magazine; sur la christologie et la définition de ce qu'est l'Église selon Jean XXIII, hostile au culte du capucin, et selon Jean-Paul II qui le canonisera; sur la place somme toute de ce capucin dans la longue chaîne qui voit, depuis la Contre-Réforme catholique, l'Église répondre par une surenchère à la demande de liturgies rassurantes, de cultes protecteurs et d'analgésiques sociaux.Un très grand livre, assurément.Chroniqueur pour les quotidiens La Stampa et Corriere délia Sera, Sergio Luzzatto enseigne l'histoire contemporaine à l'Université de Turin. Il a publié plusieurs ouvrages traduits en français. L'édition américaine de Padre Pio a remporté en 2010 le Prix du meilleur livre d'histoire.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.