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Etude sur Mallarmé
Luzi Mario
LETTRE VOLEE
20,00 €
Épuisé
EAN :9782873176327
Mario Luzi (1914-2005), l'un des plus grands poètes italiens du XXe siècle, est aussi l'auteur d'une oeuvre importante d'essais sur la littérature et son histoire. Si l'essentiel de son oeuvre poétique est désormais traduit en français, il n'en va pas de même pour ses essais. Ce livre est la première traduction de son étude sur Stéphane Mallarmé, publiée en 1952. En Italie, pour sa génération, le poète français avait été un modèle d'autonomie spirituelle à opposer à la rhétorique du régime fasciste. Luzi y revient après la guerre, dans un moment de crise et de régénération de son pays et de sa poésie, et le réinscrit dans un contexte européen : au-delà des filiations évidentes, françaises, il retrouve les échos de Mallarmé chez Yeats, George, les Espagnols, mais surtout chez Eliot, Rilke et Ungaretti. C'est à partir de leur expérience radicale du langage et de la poésie, qui est aussi la sienne propre, que Luzi relit le corpus poétique de Mallarmé. Par des analyses denses et rapides, il retrace une "biographie intellectuelle" du poète, où le contexte n'est plus séparable des significations intérieures. La finesse de son analyse esquive certaines alternatives trop simples de l'histoire littéraire (continuité / discontinuité, influence / invention) et rend à l'histoire et à l'expérience de la poésie la complexité qui leur revient.
Résumé : Paru à l'automne 1999 en Italie, À l'image de l'homme est le dernier en date de la série des grands livres " symphoniques " de Mario Luzi inaugurée en 1985 avec Pour le baptême de nos fragments. Le précédent livre-poème de l'auteur, Voyage terrestre et céleste de Simone Martini, prenait la forme d'une fiction proche du " roman en vers ". A limage de l'homme est très loin de présenter la même dimension narrative, mais repose néanmoins sur une fiction: les poèmes en sont attribués à un double imaginaire du poète, Lorenzo Malagugini. Les onze sections du livre sont les fragments posthumes, recueillis par ses amis, de son journal intime dont le fil conducteur, écrit Mario Luzi en tête du livre, serait l'idée d'un " noviciat incessant ". Si la confession directe est ici résolument voilée, la particularité de ce " journal sans dates " est d'enregistrer aussi bien la dictée de l'expérience, la succession des circonstances quotidiennes (un voyage en Hollande, un pèlerinage à Assise, une promenade au bord de l'Arno, un soir à Lugano...) que les méditations religieuses les plus intemporelles, tournées vers l'énigme de la vie future. Le noviciat étant la période préparatoire à l'entrée dans un ordre religieux, on comprend que le " noviciat incessant " dont il s'agit dans ces pages est une manière de concevoir la vie entière comme préparation à un accomplissement qui se situe au-delà d'elle, et hors du temps.
L'actualité de Leopardi est extrême : loin d'être le "sombre amant de la mort" évoqué par Musset, il a énoncé au contraire, au-delà de toutes les raisons de désespérer, un devoir de lucidité qui a fondé une grande partie de la littérature moderne. Dans ses poèmes à la perfection classique aussi bien que dans le "chaos écrit" de son journal, le Zibaldone, il remet en cause la notion de progrès avant même qu'elle ne s'impose en Europe, et semble deviner les atrocités du XXème siècle. Mais son désespoir, qu'il faudrait appeler plutôt le non-espoir, et qui naît d'un rigoureux "massacre des illusions", a donné à l'écriture un sens nouveau : celui d'une enquête implacable dont l'objet n'est autre que la réalité même, et qui explore courageusement les impasses de l'intelligence. Avec ce poète solitaire, à la fois sceptique et endeuillé par la fin de toutes les grandeurs, se consomme la crise de l'humanisme et des idéaux, mais s'ouvre aussi une phase nouvelle, où l'individu, libéré des systèmes, approfondit son propre sentiment d'exister. Tel est le présent de Leopardi, et c'est ce que Mario Luzi, poète majeur, souligne dans un texte court et lumineux, hommage à son grand prédécesseur, mais aussi réflexion vivante, nécessaire, sur les rapports entre poésie et pensée lorsque le désir d'habiter le monde répond encore à la tentation de l'amertume.
L'interprétation à l'oeuvre Il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est un fait clinique. Il n'est pas sûr cependant que les effets réels de la parole dans une psychanalyse dépendent du sens. A quelle réson faut-il alors recourir pour aborder le réel ?, se demande Jacques Lacan. L'appui que Francis Ponge prend sur la matérialité des mots dans son écriture poétique apporte quelque réponse. C'est particulièrement sensible dans ses écrits sur l'art. Ponge fait résonner dans la langue les natures mortes de Chardin, les hautes pâtes Fautrier, les collages de Braque, le trait de Giacometti et le nom de Picasso. La notion d'interprétation est au coeur du dispositif analytique, avant même que l'on sache qui interprète, voire même ce qui interprète. La prise en compte du réel dans l'expérience analytique impose une révision de cette notion. Faire résonner autre chose que le sens devient déterminant. Le corps-à-corps de Ponge avec les mots se présente à cet égard pour la psychanalyse comme une opportunité à saisir.
L'oeuvre virale analyse les enjeux sociaux, esthétiques et politiques de l'association inédite du monde de l'art contemporain et de l'internet. Depuis la seconde moitié des années 1990, les artistes du net guident les mutations technologiques en déjouant les conventions propres à la création collective ou à l'expérience médiatique. Leurs expérimentations mettent au jour des usages inattendus des technologies de réseau et engagent de nouveaux modes de communication. En mettant précisément l'accent sur l'ambivalence du réseau et de la scène artistique, l'auteur expose les modes de circulation virale des oeuvres, mêlant initiative de l'artiste, expertise technologique et expérience de plus en plus inventive de collectifs amateurs. Il s'agira également de montrer comment internet bouscule les processus de définition d'une activité ou d'une oeuvre comme " artistique " et les manières dont les créateurs et internautes y vivent, façonnent et affirment leur identité.