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La révolution russe
Luxemburg Rosa ; Badia Gilbert
TEMPS CERISES
10,00 €
Épuisé
EAN :9782370711281
Depuis quatre-vingts ans il n'existe pas d'article, de lettre, de brochure écrite par Rosa Luxemburg qui ait été l'objet de controverses aussi passionnées que les notes qu'elle rédigea en prison et qui furent publiées après sa mort sous le titre La Révolution russe. Cette révolution, dès ses débuts (révolution de février 1917), Rosa Luxemburg en souligne l'importance et houspille ses correspondants qui ne partagent pas son enthousiasme. "Les magnifiques événements de Russie agissent sur moi comme un élixir de vie. Je crains que tous autant que vous êtes, ne sachiez pas en apprécier l'importance" (à Martha Rosenbaum, avril 1917). "Ne comprends-tu pas que c'est notre propre cause qui triomphe là-bas ?" (à Luise Kautsky, 15 avril). Quand elle reçoit des nouvelles de la Révolution d'Octobre, elle écrit : "Les événements en Russie sont d'une grandeur et d'un tragique magnifiques. Le seul fait d'avoir tenté le coup est un fait marquant dans l'histoire du monde" (à Clara Zetkin, fin novembre). Ces notes sur la Révolution d'Octobre furent rédigées à l'automne 1918 sur un cahier d'écolier. Elles furent mises en sécurité en janvier 1919 au lendemain de l'assassinat de Rosa afin de les soustraire aux perquisitions de la police.
La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement." (Rosa Luxemburg, 1917) Alors qu'elle est emprisonnée, la théoricienne marxiste Rosa Luxemburg étudie le déroulement de la Révolution russe et en tire les leçons. Son enthousiasme et son soutien total au bolchevisme ne sont néanmoins pas exempts de critiques, notamment en ce qui concerne l'autoritarisme du régime mis en place par Lénine. Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort. A chacun, donc, d'interpréter ce qui relève d'une pensée en mouvement de ce qui est jugement définitif...
De 1907 à 1913, Rosa Luxemburg, militante et théoricienne de la gauche révolutionnaire, donne des cours d'économie politique â l'école du parti social-démocrate allemand. Alors que ce dernier se montre de plus en complaisant à l'égard d'un système qui con-duit tout droit à la Première Guerre mondiale, Rosa Luxemburg fait ressortir les contradictions insurmontables du capitalisme, son in-humanité croissante, mais aussi son caractère transitoire. Son regard acéré, qui ne perd jamais de vue les avancées scientifiques et critiques des penseurs de son temps, embrasse les formes d'organisations sociales les plus variées, depuis le "communisme primitif" jusqu'au dernier-né des modes d'exploitation, le capital "assoiffé de surtravail". Dans ces leçons, qui s'inscrivent dans le droit-fil de la Critique de l'économie politique de Marx comme du Manifeste communiste, elle pose la question qui resurgit aujourd'hui avec plus d'insistance que jamais - socialisme ou chute dans la barbarie!¦
Ce choix de textes, dont le thème directeur est la révolution, réunit des écrits publiés à l'origine dans diverses brochures. Il articule trois moments de la pensée de Rosa Luxemburg : l'analyse de l'événement majeur que constitue la révolution russe, l'enrichissement, au travers de cette réflexion, de sa théorie de la révolution et l'élaboration d'une stratégie pour la révolution allemande et mondiale. Dès 1911, les dissensions entre Rosa Luxemburg et Lénine avaient suscité de vigoureuses altercations. Avec la guerre, ces divergences se révèlent fondamentales puisqu'elles opposent deux conceptions différentes de la révolution. "Source de lumière morale à l'Est" et démonstration de la possibilité d'une révolution prolétarienne, la révolution russe n'apparaît cependant pas à Rosa Luxemburg comme un modèle à imiter. Confrontation d'une théorie avec une expérience pratique, cette critique s'interroge au fond sur les perspectives d'une révolution mondiale. Rosa Luxemburg perçoit, dès 1918, les faiblesses du modèle de la Russie révolutionnaire, menacée par son isolement et son sous-développement, et ne conçoit le triomphe de la révolution qu'avec le réveil de la conscience du prolétariat allemand et, plus largement, européen.
On savait que Christian Guémy, alias C215, était l'un des artistes de rue les plus doués de sa génération. Il a apposé sa marque sur de nombreux murs de Paris et d'autres villes dans le monde entier, avec des portraits au pochoir ou de grandes fresques qui éclairent certaines façades d'immeubles. Ses couleurs font vivre sur nos murs des images et y laissent une empreinte, plus ou moins éphémère, de lumière et de beauté. Ce qui marque dans ses portraits, c'est cette aura de vie et de dignité qui émane de leurs regards et de leur couleur. Christian Guémy est aussi un poète modeste (ce qui n'est pas toujours le cas) ; il ne se prend pas trop au sérieux, mais il prend la poésie au sérieux. Petites chansons souvent tristes et mélancoliques, elles ne sont pas dénuées d'humour ni d'autodérision.
Contrairement à l'habitude qui veut qu'une anthologie soit le fait d'un homme de lettres, seul, qui impose ses choix au public, ce recueil de poèmes de Paul éluard, grand poète de l'amour et de la liberté, a été établi collectivement par le poète Jacques Gaucheron et par des personnalités connues à des titres diverses: Lucien Bonnafé, Roger Bordier, Fanny Cottençon, Antoine Duhamel, Cécile Éluard, Pierre Gibert, Eugène Guillevic, Jean Hugues, Albert Jacquard, Henri Krasucki, Roland Leroy, LN, Boris Taslitzky, Michel Tourlière, Christian Viguié, Claude Vinci.
Quarante-six articles sur Hegel jalonnent les soixante-dix-neuf années d'existence de La Pensée (1939-2018). Ce chiffre doit être doublé si on prend en compte les textes qui font à Hegel une large place, des textes sur l'histoire, la dialectique, l'aliénation, le "renversement" marxien, mais aussi la colonisation, l'art... En présentant ce Pense [R] Hegel, nous apportons un double témoignage, celui d'une histoire intellectuelle de notre revue et celui de ses rapports complexes au marxisme et à sa (réputée) source, ainsi qu'à Hegel lui-même. Yves Vargas
Années 1950, à bord du cargo qui les ramène en Europe, Franz Hammer, mécanicien allemand fait la connaissance d'un compatriote, Ernst Triebel, jeune médecin venu assister à un congrès. Au cours de cette traversée, Ernst Triebel se raconte. Encore enfant, il a émigré au Brésil, dans les années 1930, quand ses parents ont fui l'Allemagne. A Rio, il se lie avec une autre enfant d'origine allemande, Maria Luisa. Leur amitié s'enracine, sans que les jeunes gens, réalisent vraiment qu'elle se transforme en amour. La guerre terminée, le père de Triebel décide de retourner en Allemagne. Son pays dévasté a besoin de forces intactes. Il persuade son fils de l'accompagner. Maria Luisa, elle, reste à Rio. Mais l'histoire de cet amour, ardent, magnétique et peut-être funeste, ne s'arrête pas là...