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Le flair de Brume
Lutaud Laurent
L'HARMATTAN
21,50 €
Épuisé
EAN :9782296038318
Il avait besoin de reprendre son souffle. Mais plus il respirait et plus il avalait de la fumée. A la faveur d'un souffle de vent, il découvrait le clocher de l'église qui se consumait doucement dans le ciel. A sa gauche, il entendait distinctement les pleurs d'une petite fille. Et si ces pleurs déchiraient ses oreilles, se mêlant aux craquements des flammes et aux râles des maisons brûlantes, elle représentait néanmoins la seule touche d'humanité dans ce lieu meurtri. Une humanité sourde, branlante, malmenée. Il se disait, sans vraiment en avoir conscience, il pressentait plutôt, que ces sanglots lancés dans les cris du ciel avaient quelque chose de rassurant. Cela voulait dire que l'on pouvait survivre à ça ! Mais combien de temps ? Des cadavres qui sortent des murs cinquante années après leur mort ; un manuscrit inachevé qui agite les esprits et l'ombre du maquis plane une nouvelle fois sur le plateau du Vercors. . . Laurent Lutaud est réalisateur de films documentaires depuis 1990. En particulier, il a réalisé : Le Plateau déchiré, La mémoire des gestes et Lettres du train fantôme. Il a également publié Journal d'un crime aux éditions Séguier, Les naufragés et les rescapés du train fantôme, Le Petit-boutiste et Ou bien ? aux éditions l'Harmattan.
Sa trace ne s'efface pas. Dans ce parfum de campagne humide où l'air rouge de l'automne enflamme le paysage, je lui en veux encore plus. J'ai envie de glisser en elle ; la maintenir sur le lit, son visage collé au mien jusqu'à ce qu'elle fonde. J'ai aussi envie de la voir pleurer, souffrir d'amour, ruisselante, quémandant un sourire ou un baiser de moi. Je la veux à genoux, suppliante. Sa tête sur ma main, ses lèvres tendues, accrochées à mes yeux. Tandis que la blancheur du soleil matinal inonde la chambre, je revois son visage épuisé d'amour, son cou tendu, ses mains agrippées à mon corps. Sur sa joue, une larme glisse doucement, se suspend un instant au coin de sa lèvre et elle me demande pardon. Ma main replonge dans son corps, les larmes se mêlent à la sueur tiède, donnant un goût de trop sucré à toute la chambre.
Margaret Laurence (1926-1987) est considérée dans son pays, le Canada, comme un auteur majeur. Elle a également écrit de nombreux livres pour la jeunesse, ainsi que des nouvelles et des essais.4e de couverture : À l'âge ingrat de douze ans, Vanessa MacLeod vacille au bord du gouffre séparant l'enfance de l'adolescence. Prise entre ces deux mondes, celle qui «déteste le fait d'être si jeune» grandit dans une impoosante maison de brique où elle est un témoin privilégié de la vie qui bat au sein du nid familial. En huit histoires qui forment autant d'étapes d'un parcours menant à l'âge adulte et jalonné d'épreuves, de petits miracles et de grands deuils, elle se fera la chroniqueuse d'un clan fascinant, miné par la maldie et la folie.
Public : lycéens et étudiants du Supérieur en lettres. Une approche explicite et méthodique des oeuvres étudiées par besoin ou par plaisir : Genèse de l'oeuvre - L'oeuvre en examen - L'oeuvre à l'examen - L'oeuvre et ses annexes
Je ou jeu ? Fiction ou réalité ? Sincérité ou duplicité ? Difficile de démêler le vrai du faux. Notre coeur ne bat-il pas bien souvent au rythme de plusieurs vérités parfois contradictoires ? Est-ce une raison pour vivre deux aventures en parallèle ? Pour se perdre dans le présent, allant jusqu'à oublier qui nous sommes ? Ce roman à deux voix nous entraîne dans les méandres de ces personnages qui confondent leurs histoires et nous livrent plusieurs versions de la réalité de leur vécu.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.