Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Virus. Huit leçons sur la désinformation
Lussato Bruno
DES SYRTES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782845451148
Les phénomènes de désinformation sont devenus aujourd'hui partie intégrante du système de repères de nos sociétés et une arme nous poussant à favoriser nos adversaires les plus implacables au détriment de nos alliés. Paradoxalement, à cause de sa propension au débat politico-philosophique médiatisé, la France est l'un des pays les plus exposés à la désinformation.Depuis Sun Tzu et Machiavel, le concept et la chose ont toujours hanté la pensée. On peut la décrire comme une distorsion intentionnelle entre la réalité et sa perception par un public cible. Sa force et sa subtilité résident en ce qu'elle mêle insidieusement vérité et mensonge pour conditionner les esprits et manipuler l'opinion. Construite à partir de données souvent véridiques et vérifiables, la désinformation les structure de façon tendancieuse et leur applique une grille de lecture implicite qui tronque et déforme la connaissance et l'analyse des faits. Le massacre des harkis, les tortures en Irak, les banlieues en flammes ou, plus saisissant encore, Le Cercle des poètes disparus, film à grand succès, puissant agent de désinformation faisant appel à l'image pour diffuser un message politique totalitaire : ce sont quelques-uns des événements qui résonnent profondément en nous et, de ce fait, amplifient l'effet des processus désinformants qui s'y attachent, et que Bruno Lussato expose magistralement dans ces " huit leçons ". Le constat est accablant : nul ne peut échapper à la désinformation, inséparable de l'information comme l'ombre de la lumière, et qui se propage plutôt par contagion que par persuasion, comme un virus. La désinformation c'est les autres, mais en réalité et surtout, la désinformation c'est nous, en tant que porteurs actifs ou inconscients du virus.
Résumé : Tentative de réincarnation du théâtre grec, L'Anneau du Nibelung se réclame tout à la fois de Shakespeare pour l'expression dramatique et de Beethoven pour la caractérisation musicale. Cette tétralogie se veut, sous le couvert d'une intrigue en bien des points subversive et provocatrice même aujourd'hui, une dénonciation de la dictature du pouvoir, de l'argent et de la force brute. De la création du monde (L'Or du Rhin) à l'apocalypse finale (Crépuscule des dieux), en passant par les ambiguïtés et les hypocrisies du pouvoir politique (La Walkyrie) et l'analyse psychanalytique avant la lettre de la progression d'un adolescent vers l'âge d'homme (Siegfried), c'est une condamnation sans équivoque des perversités qui ont marqué de tout temps les sociétés humaines. On ne saurait ressentir toute la force émotionnelle, la cruauté et la poésie contenues dans cette ?uvre monumentale à la seule lecture du poème de Wagner présenté ici dans sa version originale et sa traduction française par Françoise Ferlan, tant la musique et la dimension dramatique lui sont indissociablement associées. Des commentaires musicaux et théâtraux distincts, suivant au plus près le texte, guident ainsi l'écoute en aidant à percevoir le réseau complexe des motifs musicaux qui structurent l'?uvre et permettent à l'auditeur de trouver son chemin dans l'entrelacs de l'intrigue. Ce volume, " Poème commenté ", est complété par une " Encyclopédie " qui, outre une étude très détaillée du réseau des motifs musicaux, offre entre autres une multitude de points de vue qui contribuent à la compréhension de l'?uvre sollicitant la philosophie, la mythologie, la psychanalyse, l'économie...
Cet ouvrage, destiné tout autant à un public de profanes que d'initiés, donne une vue d'ensemble des tests de recrutement en les abordant à la fois sous l'angle théorique, scientifique déontologique et légal. Il a pour vocation première de guider le recruteur dans le choix d'un outil d'aide au recrutement en lui apportant des informations sur les théories qui sou-tendent les tests, sur leur fiablitlité et sur les règles que l'emploi de tests impose ou suppose de respecter. Bine qu'il ne s'agisse pas d'un ouvrage d'entraînement à la passation des tests, il permet également aux "candidats" de mieux comprendre ces outils de sélection professionnelle auxquels ils sont parfois confrontés.
L'Anneau du Nibelung, Festival scénique en un prologue et trois journées, tel est le titre exact du plus imposant monument dramatique de notre civilisation, un drame musical gigantesque d'une durée d'environ quinze heures. Le public, même passionné, est loin de soupçonner l'étendue des richesses que recèle cette ouvre, qui ne saurait livrer ses secrets qu'au terme d'une exploration approfondie et d'une analyse fouillée. Cette complexité se justifie par le but ultime de Wagner représenter de manière émotionnelle et rigoureuse à la fois, la vie, toute la vie, en une ?uvre d'art totale. Si on aborde le Ring sans préparation suffisante, il est en grande partie incompréhensible. Aussi trouvera-t-on dans ce volume une multitude de points de vue qui nous éclairent sur les multiples facettes de l'?uvre, en fournissant des grilles de décodage, entre autres philosophique, mythologique, psychanalytique, socio-économique. Cette approche plurielle nous fait découvrir l'extraordinaire modernité de l'?uvre centrale de Wagner, qui, enjambant le XXe siècle rejoint le XXIe, dans sa problématique la plus urgente : la défense de l'humanité et de la nature contre les ravages d'un pouvoir totalitaire mondial et d'une avidité financière illimitée. Outre encore une analyse des médias (texte, son et image) qui participent au déploiement scénique, cette encyclopédie présente l'étude la plus détaillée à ce jour du réseau des motifs musicaux qui structurent l'ouvre dont la destinée est retracée à travers l'examen de la réception critique des nombreuses mises en scène et enregistrements discographiques ou vidéographiques dont elle a été l'objet. Ce volume, " Encyclopédie ", complète le " Poème commenté " qui contient le texte original de Wagner et sa traduction française, ainsi que des commentaires musicaux et théâtraux.
Ce qui est terrible chez un enfant, ce n'est pas tellement de savoir qu'il n'est pas aimé, et pourtant c'est important, mais c'est de ne pas pouvoir aimer parce que ce noble sentiment est rejeté des autres." Ces mots bouleversants sont ceux de Daniel, un de ces "fils de Boches", de ces "enfants de la honte", ou de la "collaboration horizontale", comme les qualifiaient les patriotes zélés de 1945, les premiers à prendre la tondeuse pour stigmatiser le comportement des mères qui, aujourd'hui encore, se terrent dans la souffrance. Ces enfants maudits, niés avant même leur naissance, mis au ban la société, seraient aujourd'hui 200 000, estime-t-on à l'Institut d'histoire du temps présent. Nés de liaisons clandestines entre des jeunes appelés de la Wehrmacht, l'ennemi, et des femmes d'un pays qui les accueillait malgré lui, ces petits êtres indésirables ont grandi dans la honte, portant au plus profond de leur âme une double filiation qui a laissé chez nombre d'entre eux une plaie jamais refermée. Mis au rancard de l'Histoire, les enfants oubliés du pacte d'amitié et de réconciliation franco-allemand veulent rompre le silence. Soixante ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale, ils témoignent ici pour la première fois. Beaucoup se sont lancés sur les traces du père disparu. Certains ont retrouvé leur famille allemande en recourant aux services d'information des Archives de la Wehrmacht à Berlin, la WASt, qui submergée de demandes, a décidé d'apporter son aide en éditant un petit formulaire que nous avons encarté dans cet ouvrage. D'autres "enfants" poursuivent inlassablement leur quête. Ce livre est pour eux un espoir. Puisse-t-il trouver un écho... et leur permettre de vivre leur singularité avec plus de sérénité.
Combien de prisonniers et de requis du travail français, pris au piège de l'amour, furent expédiés en camp de concentration tandis que les femmes allemandes, coupable d'avoir avec eux " souillé la race ", moururent à Ravensbrück ? La France a fourni au IIIe Reich, avec la Russie et la Pologne, le plus gros contingent de travailleurs. Contraints et forcés par les lois de Vichy imposées par l'occupant, prés de deux millions de prisonniers de guerre français - les KG - et un million de requis du travail - les STO - ont travaillé dans les usines, les ateliers et les fermes du Grana Reich. Dès 1940, la Gestapo promulgua un décret selon lequel " les prisonniers de la guerre français pris à des relations sexuelles avec des jeunes femmes allemandes devaient être punis de mort, de même que les prisonniers polonais ". Les peines qui furent infligées aux KG ou aux STO équivalaient souvent à la mort. Les femmes allemandes prises en faute suite à des dénonciations et des commérages subirent de interrogatoires musclés. Parfois tondues et exhibées dans les rues sous l'oeil vigilant de la Gestapo, elles finirent souvent leurs jours en camp de concentration. Même certaines mères parvinrent à fuir ou à se cacher avec leur bébé, la majorité des enfant de ces couples infortunés furent voués à l'éducation nationale-socialiste s'ils avaient l'air " aryen ", ou discrètement éliminés. Beaucoup de jeunes requis du travail et des prisonniers français, coupés de leur patrie, astreints à des travaux épuisants et sauver dangereux ont malgré tout trouvé le réconfort auprès de femmes du pays ennemies. Leurs amours furent une autre façon de dire " non " à Hitler. Aujourd'hui, des milliers d'enfants et de petits-enfants d'anciens KG et STO vivent en Allemagne et, pour un petit nombre, en France. Comme pour son précédent livre Enfants maudits, consacré aux enfants nés de liaisons clandestines entre de jeune appelés de la Wehrmacht et des femmes françaises, Jean-Paul Picaper donne ici la parole à ces enfants d'outre-Rhin. Le Crime d'aimer raconte leur calvaire dans l'univers démentiel de la dictature hitlérienne : des tragédies, quelques petits bonheurs, mais surtout des vies dévastées. Au regard des centaines de dossiers et d'archives inédite du IIIe Reich qu'il a étudiés, l'auteur nous fait découvrir des aventures humaines bouleversantes qui balisent les lourdes pages de l'histoire de la Seconde Guerre mondial.
Pendant l'été 1812, Napoléon, le maître de l'Europe, envahit laRussie avec la plus grande armée jamais vue, convaincu qu'ilallait tout balayer devant lui. Mais, moins de deux ans plustard, son empire s'était effondré, et la Russie avait triomphé.Cet ouvrage est le premier à analyser en profondeur le rôlecrucial joué par la Russie dans les guerres napoléoniennes, enfaisant revivre avec une maîtrise sans précédent le combatentre les deux empires. Exhumant le gisement inexploité desarchives militaires russes, il vient contrecarrer, par le biaisd'une démarche scientifique rigoureuse et de documentsinédits, les interprétations communément admises d'unehistoire qui s'était arrêtée à Borodino. Dominic Lieven revientlonguement sur la stratégie militaire, mettant à mal la thèse del'impréparation et de l'improvisation du commandement russe.Il analyse les préparatifs de guerre, les différents plans d'actionélaborés par les généraux, la conception d'une retraitedéfensive. L'étude des relations diplomatiques dévoile lesmanoeuvres politiques et les tentatives d'alliance entre lesdifférents pays impliqués. Enfin, Dominic Lieven ne négligepas la dimension psychologique des grands personnages quiont fait cette histoire. Il nous livre dans leur épaisseur desportraits vivants des généraux Koutouzov, Barclay de Tolly,Bagration ou Tormassov, et s'interroge longuement surl'intelligence et la complexité du tsar Alexandre Ier. Il émergede cette recherche une fresque monumentale à la foispalpitante et d'un réalisme extrême, le tout servi par un souffleépique qui réconciliera les historiens les plus exigeants avecles amateurs passionnés d'histoire napoléonienne.