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Juste avant d'écrire
Luneau Michel
JOCA SERIA
16,23 €
Épuisé
EAN :9782848090849
Rare, l'écrivain qui vit de sa plume. Le plus souvent, comme celui dans la peau duquel Michel Luneau s'est glissé, il exerce une activité professionnelle plus ou moins passionnante et lucrative. En ce qui le concerne, c'est plus, beaucoup plus que moins. Il dirige, en effet, à Pans, une agence de publicité en vogue. Ce qui ne l'empêche pas d'être, depuis toujours, dévoré par le démon de l'écriture. Tous les trois ou quatre ans, il s'attaque à un nouvel ouvrage, et s'accorde une dizaine de jours dans un lieu connu seulement de ses proches, pour ne penser qu'à ça, " lancer la machine ", écrire jusqu'à plus soif, loin de toutes les publicités du monde. Lorsque commence le livre, nous sommes au moment précis où se pose pour l'auteur le choix du lieu. Ce qui ne sera pas, comme bien l'on pense, sans conséquences sur la teneur du futur roman.
Résumé : La retraite venue, poignait le temps de mon indépendance. J'avais beau me traiter de fou, je savais que je ne faisais que reculer l'échéance. L'inéluctable s'est produit ce matin-là, quand j'ai posté ma lettre pour le Premier Ministre et ma demande d'admission à l'ONU. Car c'est bien d'un Etat qu'il s'agit. Il est assurément le plus petit au monde. Je n'en tire ni gloire, ni déshonneur. Je conçois que mes propos surprennent, choquent et, pour certains, passent l'entendement. Est-ce une blague ? Non sire, c'est une sécession... La Rairie dans tout son Etat expose les raisons, détaille chacun des motifs qui ont conduit Michel Luneau à décider de son indépendance. Le livre retrace l'âpreté de ce combat sans adversaire qu'il a mené sans jamais se décourager devant les récurrentes dérobades des représentants de la France.
Corps et âme, deux amis d'enfance, presque deux frères qui se seraient perdus de vue et dont les chemins ont beaucoup divergé? Pas tout à fait. Disons d'emblée, sans vouloir vexer quiconque, que s'ils sont au service de la même personne, ils ne font pas partie du même monde. C'est un curieux duo qui se forme à la naissance. D'un côté un corps on ne peut plus matériel, qui met le nez dehors, flanqué parfois, pour quelques semaines, d'une drôle de tête en pain de sucre sur fond de jaunisse. Début de la vie dans l'indisposition, les cris, la colère, la rage, poings serrés, en dépit de tout l'amour admiratif et du regard émerveillé de la mère contemplant son oeuvre. De l'autre côté l'âme. Plus immatérielle qu'elle, si j'ose dire, tu meurs. Personne ne l'a vue, ne la voit, ne la verra jamais. On ne la sent pas plus que l'atmosphère quand il n'y a pas une haleine de vent. À se demander si elle existe vraiment, alors que certains la présentent comme chevillée au corps. (Nous y reviendrons.) Biographie de l'auteur Michel Luneau est l'auteur de nombreux ouvrages (romans, recueils de poèmes) publiés, entre autres, chez Grasset, Bourin, Julliard, Flammarion, Verticales et aux éditions joca seria. II dirige Le centre d'art contemporain de la Rairie.
Michel Luneau est l'auteur de nombreux ouvrages(romans, recueils de poèmes) publiés, entre autres, chez Grasset, Julliard, Flammarion, Verticales et aux éditions joca seria. Il dirige Le centre d'art contemporain de la Rairie.
Maurice Rollinat (Châteauroux, 1847 - Ivry, 1903) était le fils de l'avocat François Rollinat, l'un des grands amis de George Sand. Rapidement il décida de s'adonner à la littérature et de s'installer à Paris en 1871. Il devint l'un des poètes les plus prometteurs de la génération de 1870, fréquentant des salons prestigieux, celui de Nina de Villard, de Barbey d'Aurevilly, d'Alphonse Daudet et de Sarah Bernhardt. En 1883, il publia Les Névroses, ?uvre particulièrement tapageuse qui lui offrit le succès et la gloire. Fatigué par le bruit fait autour de son nom, il se retira à Fresselines, loin de la tourmente parisienne. Là, il continua son ?uvre poétique et musicale. Mais les autres arts ne lui étaient par pour autant étrangers. C'est ce que cet ouvrage entend montrer en présentant tour à tour ses relations avec des peintres et des sculpteurs tels que Monet ou Rodin et la manière inouïe dont Maurice Rollinat et son oeuvre les fascinèrent.
Sous le patronage de l'Institut Français de Barcelone, Eric Fonteneau et Pierre Perron présentent, à l'occasion d'une exposition accueillie par la galerie Met. room, un choix de dessins anciens, modernes et contemporains qu'ils font librement dialoguer rapprochement inaccoutumé d'?uvres, plaisir de l'analyse, exercice de la transmission.
Philippe Cognée est né en 1957. Il vit et travaille à Nantes. De nombreuses expositions de ses ?uvres ont été présentées en France et à l'étranger depuis 1982. Il est en 1990, lauréat de la Villa Médicis à Rome. " Ma première visite de l'atelier de Philippe Cognée date d'il y a tout juste un an. Nous avions, un peu par hasard, fait connaissance quelques semaines plus tôt dans une galerie parisienne où, au fil de la conversation, il m'avait parlé de ses peintures à l'encaustique à l'aspect brouillé si particulier. Nous en avions regardées ensemble quelques unes. Celle représentant un immeuble de Montparnasse situé tout près de la gare et qu'il avait, à plusieurs reprises, filmé en descendant de son TGV. D'autres aussi, au format très allongé, réalisées au retour d'un voyage au Caire. Il avait également évoqué une série de grands portraits sur papier dont les minuscules reproductions qu'il avait sur lui m'avaient fait penser aux caprices de Goya. " Goya, c'est un peintre important pour moi " avait-il simplement déclaré. Dans les jours qui ont suivi, les quelques photographies de ses peintures que Philippe m'avait données ne m'ont pas quitté. En les regardant, je pensais à l'impression que m'avait laissée cette brève rencontre. Ce qui m'avait frappé, c'était ce mélange de simplicité frisant la timidité et d'assurance tranquille qui émanait de sa personne. Cette façon qu'il avait eue de rester en retrait de ses couvres et à distance des commentaires qu'elles suscitaient. De ne pas non plus laisser son regard s'arrêter sur les toiles d'autres peintres (certains de tout premier plan pourtant) qui nous entouraient, non par indifférence bien sûr mais par modestie. Et en même temps d'accueillir nos regards comme des confirmations de son talent, comme autant de raisons de continuer à avancer sur la voie étroite et périlleuse qu'il savait être la bonne. Je n'ai pas mis longtemps à décider de la revoir et, sachant qu'il vivait près de Nantes, n'ai eu aucun mal à retrouver sa trace. " Olivier Weil.