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Lundi, Gaspard prend le train
Dayre Valérie
POISSON SOLUBLE
11,00 €
Épuisé
EAN :9782358711951
Parce qu'il a raté l'habituel train du dimanche soir, Gaspard se retrouve dans celui du lundi matin. Comme toutes les semaines, il part en province, à une heure et quelque de Paris, chez Granninouchka, sa grand-mère, parce que ses parents travaillent trop pour s'occuper de lui. Dès la gare, rien lui paraît tout à fait normal. Mais quand il voit par la vitre des paysages inhabituels, puis constate la disparition des wagons de l'arrière, découvre une tête de mort sur la porte des toilettes, son inquiétude croît. Plus encore lorsque la vieille dame assise en face lui offre un sandwich avant de lui en réclamer le paiement, et de lui annoncer que le train roulera jusqu'au lendemain... Ces quelques péripéties vont faire dérailler le... train-train d'une semaine qui ne fait que commencer. Ce premier volume (d'une série de sept) annonce la couleur : les aventures imaginées par Valérie Dayre pour son héros sont ancrées dans une vie généralement balisée, programmée, où surgit toujours l'imprévu, bouleversant la routine.
- Alors, tu as décidé?Valentin se recroqueville. La question a claqué comme un linge mouillé. Sa mère ne veut pas lui faire de mal, il le sait. Mais lui ne peut répondre.Patiente, croyant peut-être qu'il ne sait pas de quoi elle parle, la mère reprend:- Tu as décidé qui tu invites à ton anniversaire?Il se rapetisse sur la chaise de cuisine. Un brouillard s'insinue dans sa tête, rampe, s'épaissit.La voix devient lointaine, plus douce aussi; on aborde les contrées du doute, du secret, du chagrin.- Il doit bien y avoir parmi tes petits camarades...
La scène se passe dans un petit restaurant qui pour 9, 50? propose un plat du jour, un dessert, un quart de vin -rouge, blanc, rosé, au choix. Aux tables 3, 4 et 5 on parle, on se raconte des choses, on tend l'oreille, et bien sûr, on saisit des bribes de conversations voisines... qui intriguent, égarent, amusent, indignent -au choix aussi.
Partie, banalement, pour évoquer sa génitrice, décidée à ne se fracasser sur aucun écueil (règlement de comptes, hagiographie, travail de deuil convenu), la narratrice se retrouve à la barre d'un bateau fantôme qui remonte au vent, cap sur l'île mystérieuse qu'on appelle roman. La Grande Histoire (guerres, sort de l'Alsace-Lorraine, colonialisme) comme la petite (ancêtres paysans, artisans, marins, vagabond, déserteur) revendiquent leur part dans ce livre où une belle boiteuse croise un grand brûlé, un matricide, un bigame repentant, un blason effrontément malicieux, un staphylocoque doré scandaleusement goinfre, des spectres douloureux... La vie, quoi ! Qui est bien un roman, preuve en est faite une nouvelle fois.
Granninouchka écrit à Gaspard, son petit-fils, pour lui raconter ce qui vient de lui arriver. Une aventure étrange, désagréable, mais qu'elle essaie de prendre avec humour. Aventure qui devient plus étrange encore quand elle découvre au fond du parc de la maison de soins où elle se trouve (enfermée ?) un petit pavillon que squatte un enfant ? Une famille ? Des fantômes ? Elle ne sait pas, elle ne sait plus. C'est peut-être ça le problème : elle perd la tête ?
? Je ne m?appelle pas Bernard ! Ni Gaston, ni Max, ni Basile. ? Ben? comment tu t?appelles alors ? ? J?vous l?dirai pas ! Certains prénoms ne sont pas facile à porter !
« Attention Bêtas! Car Découvrez Enfin, Frissons Garantis, Horrifiquement Illustré, Judicieusement Kitchissime, Lisez Mortifiés Notre Ouvrage Poissonneux Quasiment Répulsif Solublement Trouillesque, Un Vrai Wolcan eXtrême Yrrésistiblement Zin-zin: L?ABC de la trouille d?Albert Lemant! »Plus courageux que jamais, et armé d?une bonne dose d?humour, l?artiste a osé se frotter à la trouillepour créer un abécédaire d?utilité publique. Il réalise des dessins d?une grande précision, dressant la liste de tout ce qui peut nous mettre la frousse.
Adaptation libre et magistrale de Hansel et Gretel. Après 3 petites culottes et Le Prince au petit pois, revoici Sylvie Chausse (avec ses rimes en «ur») et Anne Letuffe (aux fourneaux, collages et coloriages). Du grand art, ça c?est sûr.
« Je m?appelle Ivan. J?ai six ans et je suis un crocodile. J?ai l?air d?un petit garçon mais à l?intérieur je suis un crocodile. Ça ne se voit pas, bien sûr, c?est à l?intérieur ». René Gouichoux, auteur, notamment, de Barnabé et la vache qui marchait au plafond, signe ici une histoire forte, qu?il traite avec délicatesse et sensibilité. Par l?utilisation particulière des couleurs et les jeux de recomposition des corps humains, les collages de Julia Neuhaus, jeune illustratrice allemande, nous présentent un monde où s?exprime la cruauté face à la différence. Sujet pas si étrange que ça! Le « monstre » n?est finalement pas toujours celui que l?on croit, n?est-ce pas?