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Anthologie poétique
Lulle Raymond
CERF
31,90 €
Épuisé
EAN :9782204057240
Raymond Lulle a composé plus de deux cent cinquante ouvrages, la plupart en prose. Cependant, avant de se consacrer au service de Dieu, il a d'abord été un poète et un poète mondain, un troubadour. De la production de cette époque rien ne nous est parvenu. Poète, il le demeura toute sa vie et, devenu le chantre de Dieu, sa nouvelle ?uvre poétique fut importante et variée. Les Cent Noms de Dieu exaltent le Seigneur, tandis que les Heures de Notre-Dame célèbrent l'amour porté à la mère de Dieu. La Complainte de la Vierge dit les souffrances et les tourments de la mère au moment de la Passion ; Le Désarroi et le Chant de Raymond clament les déceptions et la tristesse de l'auteur. La Médecine du péché et les Proverbes d'enseignement prodiguent remèdes et conseils. La présente anthologie réunit dans leur intégralité ou par des extraits significatifs des textes qui, pour la plupart, n'avaient jamais été traduits en français jusqu'à ce jour. Elle témoigne de l'importance et de la variété d'une ?uvre poétique à découvrir.
Le Livre de l'enseignement des enfants de Raymond Lulle (vers 1233-1316) reflète avec justesse ce que fut l'exigence de formation intellectuelle, morale, professionnelle, affective et religieuse d'un enfant au Moyen Age. Cette époque de notre histoire est souvent sujette à des interprétations caricaturales: période d'obscurantisme, de mépris de l'enfance, de mysticisme aveugle, d'ignorance de la pédagogie élémentaire, etc. Le présent livre du "docteur illuminé" montre que la pensée éducative médiévale est loin d'être aussi simpliste. Elle manifeste souci d'instruction, certes, mais aussi attention aux âges de l'enfant, intérêt aux sciences du temps, formation professionnelle, attention au corps, éducation morale par le conseil et la raison, etc. Il est certain que l'idéal chrétien reste à la fois le guide et la finalité de toute l'éducation de l'auteur. Mais cette fidélité à la foi ne saurait se faire aveuglément, au détriment de ce que Raymond Lulle appelle "la voie (ou la vie) moyenne", celle que doit suivre tout homme qui ne peut qu'affronter modestement son siècle, y trouver sa place le temps d'une vie et tenter d'y faire son salut. Biographie de l'auteur Raymond Lulle (né à Majorque) commence par vivre une existence de cour. Vers trente ans, il vit une véritable crise morale et religieuse et décide de se consacrer à trois choses étudier et rédiger des ouvrages dans tous les domaines de la connaissance, fonder des écoles de langues et aller sur le terrain pour convertir par la parole. Son idée directrice est que pour amener à la véritable foi, mieux vaut la discussion, la logique ou la rhétorique que la menace et le glaive. Infatigable, il parcourt l'Europe et l'Afrique du Nord dans l'espoir de trouver un terrain d'entente entre les religions du Livre qui se déchirent.
Le Livre des bêtes date sans doute de 1286. Par le biais de la fiction animale, Lulle trace un portrait du courtisan félon incarné par Dame Renard, qui trame la conjuration dont le Lion (le prince) est l'enjeu. À travers cette « fable » politique, les luttes des factions partisanes à l'assaut du pouvoir sont clairement désignées comme le principal péril au bon fonctionnement du gouvernement. Lutte idéologique, intrigue, trahison, vengeance, corruption, vice et désordre menacent. Le Livre des bêtes, on le voit, n'a rien perdu de son actualité.
En ces temps de crise profonde, la relation entre les hommes et les femmes à l'intérieur de l'institution ecclésiale impose plus que jamais son actualité. Certes, le magistère entend, depuis quelques décennies, valoriser la part féminine de l'Eglise. Mais le constat s'impose : stéréotypes et préjugés sont demeurés intacts, tout comme des pratiques de gouvernance qui maintiennent les femmes sous le pouvoir d'hommes - des clercs en l'occurrence. Sortant de ces ornières, il s'agit d'éprouver ce que le " temps des femmes " qui cherche à advenir peut apporter de renouvellement dans l'intelligence des textes scripturaires qui ont modelé l'imaginaire en monde chrétien. Il s'agit aussi de montrer combien la prise en compte des femmes questionne à frais nouveaux l'identité de l'Eglise, l'économie en son sein du sacerdoce des baptisés et du ministère presbytéral, donc également les modalités de sa gouvernance. Un livre qui nous montre une série d'" éclats de féminin " pour suggérer les gains qui seraient ceux de cette ouverture. Et si, la femme était l'avenir de... l'église !
L'histoire de la papauté est complexe et ne se résume pas à l'histoire de la religion catholique. Institution globale, cherchant à guider les sociétés, la papauté doit être réinsérée dans un cycle historique de long terme, celui qui a vu un espace marginal, désigné d'abord comme "chrétienté" puis comme "Occident" , se développer avant de se projeter à la conquête du globe, jusqu'à la "mondialisation" actuelle. Son rôle a souvent été esquivé par un compromis historiographique entre auteurs laïcs, soucieux de faire un récit du progrès dégagé de l'Eglise, et auteurs catholiques, désireux de faire l'histoire irénique et morale d'une papauté humanitaire au-dessus des Etats, des frontières et des guerres. L'objet de cette réflexion sera au contraire d'envisager la papauté comme un acteur majeur à une échelle globale dans une histoire qui ne peut se réduire à un ordre linéaire et simpliste, celui d'un progrès scientifique, économique ou d'une sortie de la religion, une histoire dont on cherchera à redécouvrir toute la pluralité.
Résumé : Abus sexuels, concentration de la parole et du pouvoir, exclusion des femmes : comment ces faits ont-ils été rendus possibles au sein d'une institution née pour incarner la parole de Jésus ? Avec toute la vigueur de la colère et d'un attachement authentique au message évangélique, Loïc de Kerimel va à la racine du mal : l'Eglise ne produit pas privilèges et abus comme n'importe quelle institution de pouvoir le fait ; elle est fondée sur l'affirmation d'une différence essentielle entre une caste sacerdotale, sacrée, et le peuple des fidèles. Alors que Jésus dénonce le monopole des prêtres et de la hiérarchie lévitique du Temple dans l'accès au salut, l'Eglise chrétienne naissante se dote d'une organisation similaire. Alors même que le judaïsme naissant se convertit à une spiritualité sans prêtres ni sacrifices, l'Eglise donne au repas du Seigneur, l'eucharistie, une tournure sacrificielle. Or, c'est précisément autour du monopole sacerdotal, et masculin, de cette célébration que le cléricalisme a fait système et s'est installé dans l'histoire. Tenu à l'écart des réformes, il a généré les abus de pouvoir qui gangrènent l'Eglise aujourd'hui. Un livre passionnant et nécessaire. Loïc de Kerimel est agrégé de philosophie. Il a un rôle actif dans l'Amitié judéo-chrétienne de France et au sein de la Conférence catholique des Baptisé-e-s francophones
Résumé : Cette synthèse, remarquable et accessible, sur les débuts du christianisme nous conduit des années de prédication de Jésus en Galilée et en Judée, de sa mort ignominieuse, et de la diffusion complexe et diverse de son souvenir et de son héritage dans l'Empire romain, jusqu'à la constitution d'une "mémoire officielle" et institutionnelle qui donnera un corpus canonique d'écritures. Pour quelles raisons la mort infamante de Jésus n'a-t-elle pas mis fin à ce mouvement à l'intérieur du judaïsme de l'époque ni arrêté la diffusion de son message aux frontières d'Israël ? Comment, à partir du second siècle, s'est constitué un système doctrinal et spirituel qui a pu s'imposer à l'Empire romain ? Enrico Norelli montre la diversité étonnante des modèles de foi qui aura permis la naissance et surtout le développement de la doctrine chrétienne. Il explique pourquoi certains de ces modèles se sont imposés au détriment d'autres. Il aborde de nombreuses questions relatives à cette construction : la lecture de la Bible, la constitution de l'Eglise, Marcion, le judéo-christianisme, l'influence et le rôle de Paul, la constitution d'un canon écrit à la confluence de mémoires plurielles...