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Le Bestiaire inachevé
Carvalho Sergio-Luis de ; Lombard Cécile
PHEBUS
19,75 €
Épuisé
EAN :9782859409272
La critique portugaise à la sortie du Bestiaire inachevé (couronné par le prestigieux prix Ferreira de Castro) a évoqué le nom d'Umberto Eco. Le fait est que Sérgio Luis de Carvalho, lui-même universitaire de renom, a une façon originale de nous rendre contemporains de l'histoire même la plus lointaine, qu'il explore loin, très loin des sentiers battus, avec autant d'intelligence, de goût du paradoxe que d'érudition - la saudade en plus. Anno Domini 1348. La peste noire qui ravage toute l'Europe atteint la ville de Sintra, lieu de séjour de la cour du roi du Portugal. Un tabellion local, Joào Lourenço (le personnage est historique, même si l'on ne sait à peu près rien de lui), scrutant dans son corps les premières morsures du mal, s'enferme chez lui et décide de consacrer ses dernières heures à la rédaction de son testament : une confession plutôt, à la faveur de laquelle il reprend comme eu rêve le cours de sa vie, tout en feuilletant les planches du bestiaire illustré qu'on lui avait offert alors qu'il était encore enfant... Sur fond de guerres et de violences, un récit lut intimiste et troublant qu'on jurerait avoir été écrit à la lueur d'une bougie : élégie mélancolique à un temps qui s'en va, tandis que l'âme du veilleur palpite entre l'ombre et la lumière, tantôt prête à céder à la peur, tantôt résolue à scruter sans ciller le noir de la nuit.
Résumé : C'est sous le regard sarcastique d'officiers anonymes que Mário de Carvalho inscrit la guerre et l'occupation coloniale à l'époque de Salazar dans un contexte à la fois dérisoire et tragique. Ces sous-lieutenants, jeunes sursitaires que leur qualité d' "intellectuels" situe dans l'opposition, sont comme les autres envoyés en Afrique, ou à Timor, pour y risquer leur vie loin d'un Portugal qui impose sa nostalgique présence en contrepoint d'un exotisme obsédant. Trois récits d'une cinglante ironie cristallisent autour de conflits individuels d'étranges destinées, la guerre n'étant finalement qu'un prétexte à d'autres haines, d'autres absurdités : celles qui opposent les êtres en tout temps et en tout lieu, les conduisant souvent à une démence meurtrière. S'impose ainsi une réalité au-delà de la réalité pour ces contes de la folie non ordinaire qui tiennent le lecteur en suspens dans la pure tradition de la nouvelle à chute.
Résumé : Mário de Carvalho est décidément un maître de la subversion. Son dernier roman nous offre une satire réjouissante de notre société de fausses valeurs et de réputations usurpées, à travers un personnage de petite arriviste sans scrupules qui sévit dans les médias. Mais, outre qu'elle nous amuse énormément, elle n'est pas dénuée de charme - et de nous demander si nous n'aurions pas tous quelque chose d'Eduarda Galvao ? En tout cas les amours intéressées d'Eduarda la mènent au coeur du Parti communiste, et c'est l'occasion pour l'auteur de se pencher sur l'affligeante décadence - à moins qu'il ne s'agisse d'une évolution structurelle normale - de l'institution et de ses membres. Ce qui donne lieu à un bon nombre de scènes proprement hilarantes à travers les péripéties de l'existence d'un certain Joel Strosse, qui s'est mis dans la tête d'obtenir sa carte alors que tout le monde la rend. Le propos est sans doute plus sérieux qu'il n'y paraît et au bout du compte les militants décatis ne sont ni absous ni condamnés, comme s'ils appartenaient à cette génération désenchantée et victime des temps qu'affectionne Mário de Carvalho.
Présentation de l'éditeur L'histoire est celle d'une violente rencontre entre deux êtres. Celle d'une agression commise par Mino Torrès sur la personne d'Ariane un soir de novembre alors qu'elle rentrait chez elle. Sa vie bascule. Quelques mois plus tard, c'est depuis le fond de sa cellule que Mino Torrès décharge son fiel, contre la vie, les femmes et ses victimes. Quant à Ariane, c'est entre Munich et Berlin qu'elle renoue avec ses sens, avec le corps des autres et avec le sien. Deux versions complémentaires racontées l'une après l'autre, d'un même évènement, vues avec brio et pertinence par Marie Hélène Poitras qui a su parfaitement et sans faux-semblants se glisser aussi bien dans la peau de l'agresseur que dans celle de sa victime
Le troisième et dernier tome de cette Intégrale regroupe les nouvelles écrites par Edgar Allan Poe de 1844 à sa mort en 1849. Pendant cette période crépusculaire d'errance, de drames et de maladie, sa productivité ne faiblit pas. Il compose plusieurs chefs-d'oeuvre, dont "Un récit aux monts Crénelés", "La lettre dérobée" , "Les faits concernant le cas Valdemar" ou encore "Saute-Grenouille". Présenté de manière chronologique, fruit du travail érudit et passionné de Christian Garcin et Thierry Gillybceuf, cet ultime volume clôt l'une des grandes entreprises de retraduction d'aujourd'hui. Il est augmenté de nombreuses notes et rythmé par des illustrations originales de Sophie Potié.
Résumé : Nous sommes en 2003. Lily est taxi. Elle accompagne un couple de vieux agriculteurs sur la route de Cannes, en pleine fournaise. Et si la canicule se prolongeait indéfiniment ? Sur l'autoroute, les bolides klaxonnent de loin, fusillent le rétroviseur d'appels de phare et passent en trombe. A mesure que la température monte, les personnages se dévoilent, entre amour et violence. Lily songe à sa plus grande fille, Jessica, que l'adolescence expose aux premières déconvenues sentimentales. A son ex-mari, qui l'a quittée pour une femme plus jeune. A leurs anciens jeux érotiques... Il y a quelque chose de pourri dans l'atmosphère. La vie semble se résumer à une peur de souffrir. Et le lecteur est loin d'imaginer ce qui l'attend?