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Impardonnable Ferenczi. Malaise dans la transmission
Lugrin Yves
CAMPAGNE PREM
28,01 €
Épuisé
EAN :9782915789782
Pourquoi le personnage central de la psychanalyse qu'est Sandor Ferenczi reste-t-il encore aujourd'hui en marge des auteurs classiques? Que doit cette situation à l'ombre portée du malentendu qui, en 1932, déchire le compagnonnage analytique sans égal tissé sur un quart de siècle entre le père de la psychanalyse et le paladin le plus cher à son coeur? En quoi, à porter d'abord sur les enjeux de la cure du futur analyste, ce discord terminal est-il l'ultime écho d'un insistant malaise inaugural, déjà là en 1910 quand le spectre de Wilhelm Fliess interfère dans leurs liens transférentiels? Ferenczi, ne cessera plus d'interpeller Freud sur la nature du travail psychique qui a fait de lui « un » analyste, cela quand il réussit là où le paranoïaque échoue? Ce dernier ne peut répondre à cette intempestive et impardonnable question.Pouvons-nous à titre de fiction pressentir le lien logique entre la paranoïa finale de Fliess et les chicanes transférentielles de cette « analyse originelle » dont Octave Mannoni a omis de préciser qu'elle est restée sans fin? Eclaire-t-elle en retour la place qui revient à Ferenczi dans l'histoire de la psychanalyse, soit celle de celui qui a fait du devenir et rester analyste la question cruciale qu'elle n'était pas pour Freud? Mais à nous rappeler qu'il est un roc de la transmission de la psychanalyse qui ne peut qu'échapper aux solutions institutionnelles, l'édifiant dialogue inachevé Freud Ferenczi ne fait-il pas ce dernier, une seconde fois, précieusement impardonnable?
Le choc des photos. 1915. Dans une Amérique encore ségrégationniste, Elisabeth Freeman est une suffragette énergique connue pour ses conférences médiatiques et son engagement en faveur des droits des femmes. Tout aussi combatif, son ami le sociologue afro-américain W. E. B. Du Bois, qui lutte pour les droits civiques et l'égalité, s'inquiète de la disparition troublante de Jesse, un adolescent qui travaillait dans les champs de coton à Waco, au Texas. Après avoir été interrogé par le sherif pour une affaire de meurtre, il semble s'être volatilisé dans la nature. Du Bois suggère à Elisabeth de se rendre au Texas pour y mener discrètement son enquête. Prétextant une conférence, elle est accueillie chaleureusement dans cet Etat qui se veut progressiste. Jesse Washington ? Oui, on le connaît : un féminicide l'a conduit derrière les barreaux... mais encore ? De fil en aiguille, Elisabeth découvre le sort tragique de cet homme ainsi que les photographies de l'horreur : celles qui détaillent les sévices endurés durant son lynchage et distribuées en ville... sous forme de cartes postales ! Bientôt, la curiosité de la suffragette éveille les soupçons des habitants de Waco, bien décidés à conserver dans l'ombre leur terrible secret. Le duo Clément Xavier et Lisa Lugrin (Prix Château de Cheverny de la bande dessinée historique de Blois pour Jujitsuffragettes) nous livre un récit bouleversant et engagé, d'après une histoire vraie qui secoua l'Amérique au début du XXe siècle. Stéphane Soularue trouve le trait juste pour illustrer ce récit dur, avec finesse et sobriété.
Bienvenue dans un petit immeuble de centre-ville comme il en existe tant, avec sa cage d'escalier décrépite, ses voisins qui s'espionnent mutuellement, l'?il rivé au judas, et bichonnent leur modeste intérieur. Un séisme ébranle la maison lorsque le propriétaire refuse de renouveler le bail des Guibert, les plus anciens locataires de l'immeuble, contraints à l'exil. Leur petit deux pièces exiguë est bientôt investi par un improbable résident bien connu de toutes les midinettes... Brad Pitt. Le beau gosse d'Hollywood va transformer ses voisins en acteurs malgré eux d'une infernale sitcom, avec son lot de jalousies, de c?urs brisés, de plans machiavéliques et de guest stars.
Après Freud adolescent, Florian Houssier poursuit sa présentation du jeune Freud. Avant d'entrer à la faculté de médecine de Vienne, le nouveau bachelier se plonge dans l'étude du français et de la philosophie. Sa vie sentimentale et sexuelle est réduite à sa plus simple expression. Plus tard, la relation à distance avec sa fiancée, Martha Bernays, s'accompagne d'un fantasme de possession. Toutefois, son amour du monde des livres et du langage écrit éveille son intérêt pour la recherche d'une vérité humaine. Poids du legs parental, de la nécessaire réparation d'une famille dans la gêne, et difficultés récurrentes à trouver de l'argent, fin de sa longue relation avec Eduard Silberstein, son principal ami d'adolescence, fascination pour les duos mère-fille, quête d'identifications masculines et surinvestissement de la vie psychique font partie des traits mis en évidence par l'auteur. Il souligne combien cette période est celle de basculements essentiels dans la vie de Sigmund Freud. En psychanalyste formé à l'étude de l'âme humaine et en biographe s'appuyant sur des archives sûres, Florian Houssier nous fait comprendre comment ces années ont conduit l'étudiant Sigmund Freud à devenir l'inventeur d'une nouvelle science de l'homme.
Résumé : L'incertitude de la paternité face à la certitude de l'enfantement par la mère est le roc sur lequel semble fondée la loi symbolique. Mais aujourd'hui, le dogme de la mère absolument certaine et du père toujours incertain a volé en éclats. Le père génétique peut être sûr, quand la mère qui met au monde n'est plus nécessairement celle qui a conçu, ce que Lacan, ni a fortiori Freud, n'avaient pu prévoir. Les psychanalystes n'ont pas à trancher sur les formes que prennent les parentalités, pas plus qu'ils n'ont à garantir la qualité d'une filiation, mais ils ne peuvent ignorer ces renversements fondamentaux. Issu d'un colloque interdisciplinaire réunissant psychanalystes, médecins, historiens, anthropologues et philosophes, ce livre ouvre ces questions trop souvent fermées par des prises de position idéologiques.
Si nous tous, êtres humains, sommes le texte du monde, nous devons d'abord apprendre à nous lire nous-mêmes, c'est-à-dire à nous voir comme des poèmes. Jean-Michel Rabaté nous guide dans cette exploration, en développant une théorie originale des rapports entre littérature et psychanalyse tels qu'on peut les penser à la suite de Lacan. Il nous introduit à une poétique du vécu, où le langage se noue au corps, où le rire et l'affect occupent une fonction centrale. La seule pièce de théâtre de James Joyce, un roman énigmatique de Maurice Blanchot, les intuitions de Virginia Woolf, mais aussi les écrits de Gide, Rimbaud, Breton, Eluard, Valéry, T. S. Eliot, Bataille, comme les oeuvres de Nietzche, Heidegger, Aristote et Spinoza font partie des textes que l'auteur nous entraîne à écouter pour saisir la jouissance de l'écriture. Car lire, c'est écouter, apprentis que nous sommes, le soleil dans l'oeil.