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Recadrages
Lucot Hubert
POL
18,25 €
Épuisé
EAN :9782846822442
Des préoccupations LOGIQUES s'incarnent dans des sites vaguement liés à la mort du père. La question du blanc se pose. Un damier de ruptures m'apparaît près d'un mur d'eau : contact à l'objet (parfois mental). Une fois encore je vais par les rues virtuelles ou réelles, je reprends mes clichés, agrandis ou réduits, retouchés : touches d'un saxophone à Clichy? planche-contact à Montreuil? Attiré par deux tombes, je cadre leur relation comme celle de deux symboles, non pas désincarnés mais sublimes : le mort est devenu une abstraction, quand les traits vivants empâtaient l'existant. Je ferai retour au matérialisme présocratique, à l'idée adolescente de Beauté sur fond de papier quadrillé, je me féliciterai d'avoir vécu la grande aventure de la conscience, donnée à tous.
Résumé : Dans Paris, la substance rurale nous touche d'autant plus aujourd'hui que le démantèlement de l'ancien, ou sa rénovation éblouissante, et le dénuement humain plaqué sur les trottoirs attaquent la profondeur historique de nos villes. Nés de la rue, des éléments romanesques impriment dans notre existence quotidienne une trame policière et de science-fiction. L'énigme se transforme à la façon des murs, des moeurs et des produits, déplaçant une folle énergie qu'il faut capter. J'ai traversé les mille feuillets de mes notes, dont certaines datent du temps où l'Opéra-Bastille était un trou, pour détecter les signes, pris dans la masse, du changement ; Une phrase sans verbe et sans temps vient parfois toucher l'espace familier : "La victoire secrète du nazisme".
Langst" : la longue angoisse (en allemand angst : peur, angoisse) du langage. "Langst est la langue elle-même dans son déploiement, dans son aptitude à "charrier" tout le réel y compris l'histoire de celui qui s'y désigne et son économie subjective, y compris l'Histoire, dans son développement feuilleté et son économie déterminante. Roman de la langue, travail du Temps, des temps, tempo, musique, l'"envoûtement" de la phrase : emboîtements, superpositions partielles, glissements, connexions, condensations, déplacements". J. -M. Gleize.
Résumé : Roman ayant la forme d'un journal intime non daté, Opérateur le néant lance sur les pistes du temps, de la violence et de la mort (mort des humains, extinction de leur amour) un certain nombre de personnages, notamment de toutes jeunes femmes, mais aussi le héros-narrateur et sa compagne, alors que la guerre fait rage et que le climat planétaire poursuit son inexorable dégradation. Paradoxalement, le lecteur retiendra fraîcheur et jeunesse dans cette réalité catastrophique, comme si celle-ci faisait apparaître par contraste le miracle de l'être.
Résumé : "Bientôt le petit espace-temps arbitraire (un bref juillet, une plage immense introduisant les notions lien, niveau, épaisseur, ainsi que les cases probables d'un damier pluridimensionnel) contient l'insistance passionnée de celui qui dans ses "premiers jours d'océan" s'étonna que de l'être soit là : une impression au-dessus des toits, la gravité d'une voix dans une cour voisine, le battement de cils d'une étrangère sans visage précis. ...contiendrait sur le mode "vivre encore" la saveur de l'expérience, celle-ci portant moins sur guerres (qui ne cessèrent), perte (de l'emploi, des cultures primitives), amplification (du progrès technique, du confort, de la rumeur télévisuelle) que sur des phénomènes primaires : la flamme se tord, une voix résonne, on entre dans un bois, des jeunes filles se douchent à côté. ...tandis que traces, tracés, rappel du timbre se révèlent un système d'enregistrement apte à noter le devenir."
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.