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Autobiogre d'A.M. 75. Précédé de Hervé et suivi de Mê
Lucot Hubert
POL
6,50 €
Épuisé
EAN :9782818019429
L'Autre, nous y voilà, non à lui introduits il faudrait donc le prendre, sans cesse (ré-création), tout en lui attiré (refus du gouffre, vertige) à sa surface, qui se dépose sur mon cerveau, autre rideau du bal, voile qu'on écarte, l'Autre est tenture, est voilure, Femme, âme, HAM (Autobiogre), l'Autre est non-être, moins général moins vague que soi : je La veux, Elle est Etre, qui est cette Annie B que précéda (sans l'informer ?, décuplement et non duplication) la microannie de Gabès, découverte par H-L des années après, voire décennies, je la perçois complète l'annie petite, l'enfant, mais non l'a-b de Saint-Hilaire, dont m'apparut la haute apparition fugace, série discontinue d'intervalles brefs. Je répéterai jusqu'à plus soi(f) : j'AiMe. Si je parle, Elle trAMée (hymne, hymen, u u v), à toute mon oeuvre, c'est de l'Etre (de l'Autre) que je traître. A-M se détache du fond, qui est au fond du tableau, qui est le cadre du tableau, qui n'est pas le tableau. Dans la BANDE, A-M a un statut privilégié ; toutefois, il ne s'agira jamais que d'une ouvre d'art, parce que je suis un artiste et que les artistes ne font que des ouvres d'art (parfois dédiées à Gertrude Stein, dont l'influence fut nulle sur moi). Nos caractères sont différents, et nos sexes. Je n'ai pas cherché à réduire tes traits. Je les ai peints".
Résumé : Roman ayant la forme d'un journal intime non daté, Opérateur le néant lance sur les pistes du temps, de la violence et de la mort (mort des humains, extinction de leur amour) un certain nombre de personnages, notamment de toutes jeunes femmes, mais aussi le héros-narrateur et sa compagne, alors que la guerre fait rage et que le climat planétaire poursuit son inexorable dégradation. Paradoxalement, le lecteur retiendra fraîcheur et jeunesse dans cette réalité catastrophique, comme si celle-ci faisait apparaître par contraste le miracle de l'être.
Résumé : Dans Paris, la substance rurale nous touche d'autant plus aujourd'hui que le démantèlement de l'ancien, ou sa rénovation éblouissante, et le dénuement humain plaqué sur les trottoirs attaquent la profondeur historique de nos villes. Nés de la rue, des éléments romanesques impriment dans notre existence quotidienne une trame policière et de science-fiction. L'énigme se transforme à la façon des murs, des moeurs et des produits, déplaçant une folle énergie qu'il faut capter. J'ai traversé les mille feuillets de mes notes, dont certaines datent du temps où l'Opéra-Bastille était un trou, pour détecter les signes, pris dans la masse, du changement ; Une phrase sans verbe et sans temps vient parfois toucher l'espace familier : "La victoire secrète du nazisme".
Commencée dans la nostalgie, l'année 2006-2007 assène deux coups durs au narrateur. L'un était imprévisible: son épouse et héroïne A.M. subit un terrible accident. L'autre était calculé: les Français élisent un président qui appliquera un ultralibéralisme meurtrier. Dans les deux cas, le narrateur peint les faits plus qu'il ne les analyse. Les coulées de peinture le mènent à saisir un substrat qu'on dira "l'être et le temps".
Résumé : "Bientôt le petit espace-temps arbitraire (un bref juillet, une plage immense introduisant les notions lien, niveau, épaisseur, ainsi que les cases probables d'un damier pluridimensionnel) contient l'insistance passionnée de celui qui dans ses "premiers jours d'océan" s'étonna que de l'être soit là : une impression au-dessus des toits, la gravité d'une voix dans une cour voisine, le battement de cils d'une étrangère sans visage précis. ...contiendrait sur le mode "vivre encore" la saveur de l'expérience, celle-ci portant moins sur guerres (qui ne cessèrent), perte (de l'emploi, des cultures primitives), amplification (du progrès technique, du confort, de la rumeur télévisuelle) que sur des phénomènes primaires : la flamme se tord, une voix résonne, on entre dans un bois, des jeunes filles se douchent à côté. ...tandis que traces, tracés, rappel du timbre se révèlent un système d'enregistrement apte à noter le devenir."
Résumé : "Un crime a été commis et c'est passionnant, on voudrait savoir qui a fait ça, qui a pris sur soi pour faire ça parce que ce n'est pas un acte banal, même pour un assassin, de tuer quelqu'un. Et dans une scène pornographique aussi, on est avide de se tenir au courant, qui fait quoi et pour quel bénéfice. Et dans un conte de fées, qui des fées, des princesses ou des animaux tire le plus de plaisir et de souffrance ? Et ma place au milieu de ça, moi, qui que je sois ? "
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.