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La mémoire à l’épreuve de l’interdisciplinarité. Sciences humaines et cognitives
Luciani Isabelle ; Souchay Céline
PU PROVENCE
24,99 €
Épuisé
EAN :9791032004586
Pour poser les conditions de production d'un langage commun sur la mémoire, 13 auteurs historiens, philosophes, psychologues cognitivistes, anthropologues, linguistes et littéraires croisent ici leurs démarches théoriques et leurs analyses de corpus. Pour construire un langage commun sur la mémoire, treize auteurs historiens, philosophes, psychologues cognitivistes, anthropologues, linguistes et littéraires croisent ici leurs démarches théoriques et leurs corpus, dans un souci constant d'interdisciplinarité. Cette entreprise s'inscrit dans les travaux du groupe de recherche du CNRS Mémoire créé en janvier 2018 sous la double tutelle de l'INSB (Institut des sciences biologiques) et de l'INSHS (Institut des sciences humaines et sociales) afin de faire collaborer des spécialistes de la mémoire, de l'animal à l'homme. C'est sur le versant de la mémoire humaine que s'inscrit le présent ouvrage. Réunissant études chorales (par exemple entre histoire et psychologie cognitive), réflexions épistémologiques sur les catégories d'analyse de la mémoire (celle de " mémoire collective ", entre autres) et expérimentations interdisciplinaires sur des corpus (depuis les livres de famille de la Renaissance italienne au prisme des neurosciences jusqu'à des correspondances féminines dans la Roumanie post Ceau ? escu, en passant par les arts de la mémoire d'un médecin lyonnais humaniste, la création d'une mémoire écrite chez des femmes de la noblesse provençale après la Révocation de l'Edit de Nantes, les recherches de l'abbé Sieyès sur le lien entre mémoire et connaissance, ou encore le travail de mémoire de l'écrivain Paul Auster), l'ouvrage s'intéresse à ce que peuvent être les " sciences de la mémoire ", à l'intersection du social et du cognitif.
Résumé : Les arbres se tiennent droit, le plus souvent, et c'est peut-être pour cette raison qu'ils font penser aux hommes que sont les pères. Le vide et le silence juste après la chute d'un arbre sonnent comme la menace d'une paix épouvantable. Le vide et le silence juste après la chute de l'arbre imitent la nuit. L'humus appelle.
Ce premier fragment évoque les corps, les chavirements, la sensualité des gestes, les peaux qui se rencontrent, se répondent et qui ensemble, inventent une autre réalité. "Des rendez-vous" où l'on s'abandonne totalement, des fulgurances de l'amour fou où les corps se cherchent autant qu'ils s'éloignent jusqu'à chuter, et se relèvent finalement. Comme on se relève de l'enfance. Jamais tout à fait.
Le désir de se dire engendre un acte dont il faut mesurer, avec ses limites, la capacité critique comme le pouvoir émancipateur. Quelles médiations relient les récits personnels à leur inscription sociale, à l’histoire collective et aux événements dont les auteurs ont pu être protagonistes ou témoins ? Le récit de soi peut-il fonder une réflexivité critique impliquant le passage du «je» empirique au «on» d’un individu en société, participant de la construction d’un sens commun ? Au carrefour de l’histoire, de l’anthropologie et de la sociologie, ce livre questionne aussi, entre Europe et Afrique, le poids des normes et des injonctions d’écriture, comme la possibilité d’autonomie morale et de liberté de l’acteur face à son expérience sociale, en termes d’engagement et de compréhension.